vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202198 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CAVELIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 septembre et 17 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Cavelier, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 29 août 2022 du préfet de l'Orne portant refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; de lui délivrer dans un délai de sept jours une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- la condition liée à l'urgence est présumée satisfaite en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour ;
- il a la possibilité d'être embauché au sein de l'entreprise où il a effectué son apprentissage ;
- une autorisation de travailler lui a été accordée pour travailler dans cette entreprise ;
- son employeur a indiqué qu'il avait impérativement besoin de son salarié pour le remplacer pendant son absence ;
- il doit payer un loyer pour son appartement.
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la signataire de l'arrêté devra justifier de sa compétence ;
- il a sollicité, sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le renouvellement de son titre de séjour qui lui avait été accordé dans le cadre d'une mesure de régularisation ;
- le préfet, qui a porté une appréciation sur les seuls résultats scolaires, a commis une erreur de droit en rejetant la demande de renouvellement au motif que les conditions exigées pour la délivrance d'un premier titre de séjour n'étaient pas réunies ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ;
- ses résultats scolaires s'expliquent par le fait qu'il ne savait ni lire ni écrire à son arrivée en France ; il a néanmoins obtenu un résultat final de 9.32 sur 20 à l'examen de CAP Boulanger ; il a effectué son apprentissage avec sérieux ; l'entreprise dans laquelle il a effectué son apprentissage l'a embauché dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée ; il n'a pas de relation régulière avec de la famille au Mali ;
- dès lors, le refus de séjour est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2022, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le recours au fond est par lui-même suspensif ;
- il n'a pas obtenu son certificat d'aptitude professionnelle à l'issue de sa formation en apprentissage boulangerie ;
- ses résultats scolaires font état d'un manque de sérieux et d'une attitude à revoir en classe ;
- l'attestation de son employeur est postérieure aux décisions attaquées ;
- dès lors, la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- la signataire de l'acte bénéficiait d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- le requérant a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les décisions attaquées sont suffisamment motivées ;
- la motivation des décisions attaquées révèle que la situation du requérant a fait l'objet d'un examen particulier ;
- le requérant ne justifie pas du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation ;
- il n'établit pas être isolé en cas de retour dans son pays d'origine où résident son oncle et son frère.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 29 septembre 2022 sous le n° 2202199 par laquelle M. B demande l'annulation de l'arrêté du 29 août 2022 du préfet de l'Orne.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bénis, greffière d'audience, M. C a lu son rapport et entendu les observations :
- de Me Cavelier, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Il précise que son titre de séjour portait la mention " travailleur temporaire ",
- et de M. B.
Le préfet de l'Orne n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant malien né le 31 décembre 2002 à Gouméra (Mali), a déclaré être entré en France le 3 octobre 2018. Il a été pris en charge le 3 juin 2019 par le service de l'aide sociale à l'enfance du département de l'Orne. Il a obtenu la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " travailleur temporaire ", valable jusqu'au 17 février 2022. M. B a sollicité le 22 novembre 2021 le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 29 août 2022, le préfet de l'Orne a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant son pays de destination. Le requérant demande la suspension de l'exécution de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi ci-dessus mentionnée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin de suspension :
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ". Le premier alinéa de l'article L. 722-7 du même code dispose : " L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. ".
4. Il résulte de ces dispositions que le dépôt, dans le délai de recours, d'une requête en annulation contre l'arrêté refusant la délivrance d'un titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français suspend l'exécution de cette obligation ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination. En revanche, ces dispositions, qui prévoient que le recours devant le juge administratif a un effet suspensif sur la seule obligation de quitter le territoire français, n'ont ni pour objet ni pour effet de priver le requérant de la possibilité de présenter une demande de suspension à l'encontre de la décision de refus de séjour, de refus de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour dans les conditions énoncées aux articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative.
5. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
6. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Il lui appartient également, l'urgence s'appréciant objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, de faire apparaître dans sa décision tous les éléments qui, eu égard notamment à l'argumentation des parties, l'ont conduit à considérer que la suspension demandée revêtait un caractère d'urgence.
7. La mesure d'éloignement du 29 août 2022 notifiée au requérant a fait l'objet d'un recours suspensif enregistré au greffe du tribunal. Le recours prévu par les dispositions précitées de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aura nécessairement pour effet de faire obstacle à l'exécution de l'arrêté du 29 août 2022, en particulier à la décision refusant un titre de séjour à M. B. Toutefois, le requérant expose, pour justifier de l'urgence de la situation, qu'il ne perçoit plus de revenus lui permettant de payer son loyer. S'il ressort des pièces du dossier que le requérant a rencontré des difficultés lors de sa scolarité, l'entreprise qui l'a suivi en apprentissage a manifesté dès le mois de juin 2022 son souhait de l'embaucher en tant qu'ouvrier boulanger. Compte tenu de ces éléments, le requérant, qui ne bénéficie plus du dispositif de contrat jeune majeur depuis le 30 septembre 2021, doit être regardé comme justifiant d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle et donc, de l'urgence qui s'attache à ce que soit prononcée une mesure en référé sans attendre le jugement au fond.
En ce qui concerne l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
8. Pour refuser la délivrance d'un titre de séjour, le préfet de l'Orne a estimé que les bulletins de notes de M. B font apparaître un manque de sérieux dans les études entreprises. Le requérant, qui a été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance, soutient, sans que cela soit contesté, qu'il ne savait ni lire ni écrire à son arrivée en France en 2018. Il ressort des pièces du dossier que M. B a débuté le 1er octobre 2019 son apprentissage auprès de l'entreprise Leduc-Geslin dans le cadre d'un CAP Boulanger. Le rapport de la structure d'accueil relève que M. B " est très investi dans son projet professionnel " et que " les patrons sont très contents du travail fourni ". Il est précisé dans ce rapport que M. B n'entretient pas de contact régulier avec sa famille restée au Mali. Dans une attestation datée du 17 septembre 2020, son employeur indique que M. B " s'est très bien intégré dans l'entreprise ". Si le préfet fait valoir que le contrat de travail à durée indéterminée dont se prévaut le requérant a été signé le 1er septembre 2022 postérieurement à la décision attaquée, il ressort de l'autorisation de travail accordée pour M. B que cette autorisation a été demandée par l'employeur le 29 juin 2022. Compte tenu de ces éléments, et en dépit des difficultés rencontrées par le requérant pendant sa scolarité, le moyen tiré de ce que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision de refus sur la situation personnelle de M. B, est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision refusant l'admission au séjour et, par voie de conséquence, de la décision l'obligeant à quitter le territoire dans un délai de trente jours et de celle fixant le pays de destination.
9. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'arrêté du 29 août 2022 par lequel le préfet de l'Orne a rejeté la demande de titre de séjour de M. B, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'enjoindre au préfet de l'Orne de délivrer à M. B un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
11. M. B est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Cavelier de la somme de 500 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros sera versée à M. B.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de l'arrêté du préfet de l'Orne du 29 août 2022 est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Orne de délivrer à M. B un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : Sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, l'Etat versera à Me Cavelier une somme de 500 euros sur le fondement de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros sera versée à M. B.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Cavelier et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de l'Orne et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Fait à Caen, le 21 octobre 2022.
Le juge des référés,
Signé
F. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026