LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2301389

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2301389

lundi 25 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2301389
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBERNARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 juin 2023 et le 24 août 2023, M. A B, représenté par Me Bernard, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2023 par lequel le préfet de la Manche lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la décision à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans cette attente et dans un délai de 15 jours à compter de la décision à intervenir une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. B soutient que :

- l'arrêté a été signé par une personne incompétente ;

- la décision de refus de séjour méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision de refus de séjour est entachée d'un défaut de motivation ;

- la décision de refus de séjour est entachée d'erreur de droit, d'erreur d'appréciation et méconnaît l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'erreur de droit ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de renvoi est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires, enregistrés le 30 juin 2023 et le 25 août 2023, le préfet de la Manche conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 7 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Groch,

- et les observations de Me Bernard, représentant M. B.

Le préfet de la Manche n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant pakistanais né le 26 février 2003 à Makwal (Pakistan), est entré en France le 15 janvier 2019. Il a été pris en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance le 20 février 2019 à l'âge de 15 ans et 11 mois. Il a sollicité le 27 janvier 2021 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 30 mai 2023, dont il est demandé l'annulation, le préfet de la Manche a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de cette loi : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".

3. M. B, qui a présenté sa demande de frais non compris dans les dépens sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a déposé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué. Dès lors, il y a lieu de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application des dispositions précitées.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :

4. Mme Perrine Serre, secrétaire générale de la préfecture de la Manche, a reçu délégation du préfet de la Manche, par arrêté n° 2023-10 du 2 mai 2023 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs n° 23 de la préfecture de la Manche, à l'effet de signer " tous actes, arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances, requêtes juridictionnelles et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Manche ", à l'exception de certains actes dont ne font pas partie les décisions en litige. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit, par suite, être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

5. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur son insertion dans la société française ".

6. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entre dans les prévisions de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.

7. Pour refuser à M. B le titre de séjour sur le fondement des dispositions citées au point 5, le préfet de la Manche a considéré que le suivi de la formation de l'intéressé ne présentait pas un caractère réel et sérieux. Le préfet a relevé que malgré les bonnes appréciations de ses stages en seconde et en première professionnelles, ses résultats scolaires en seconde avaient baissé en fin d'année avec une moyenne générale passant de 9,70/20 au second trimestre à 6,88/20 au troisième trimestre de l'année scolaire 2020-2021, qu'en classe de première perduraient un travail irrégulier et des difficultés persistantes en français, et qu'ils révélaient en terminale professionnelle un manque de travail ainsi que l'absence de sérieux dans toutes les matières. L'arrêté en litige mentionne aussi des demi-journées d'absences dont certaines non justifiées et des retards, à savoir 14 absences non justifiées sur l'année scolaire de première professionnelle 2021-2022, et 11 demi-journées d'absences non justifiées sur les 23 en terminale avec 9 retards. En outre, le préfet de la Manche a estimé que M. B n'établissait pas être sans relation avec sa famille restée dans son pays d'origine.

8. Il est constant que M. B, né le 26 février 2003, est entré sur le territoire français le 15 janvier 2019 et qu'il a été pris en charge le 20 février 2019 au titre de l'aide sociale à l'enfance à l'âge de 15 ans et 11 mois. Il a présenté une demande de titre de séjour " étranger confié à l'aide sociale à l'enfance " le 27 janvier 2021, soit dans les deux mois avant sa majorité. Scolarisé au mois de septembre 2019 en seconde générale au lycée Grignard à Cherbourg, il ressort du rapport social du 28 janvier 2021 que le requérant souhaitait d'abord être orienté vers une formation de CAP mécanicien automobile, et qu'il a été décidé qu'il serait réorienté en septembre 2020 au vu de ses aptitudes et des attentes exprimées vers une seconde professionnelle gestion administrative en transport logistique au sein du lycée Doucet de Cherbourg. Il ressort des bulletins scolaires que la moyenne générale en seconde professionnelle est passée de 8,55/20 au premier trimestre à 9,70/20 au second puis a baissé lors du dernier trimestre à 6,88/20, en lien notamment avec des difficultés de maîtrise de langue française. Si le manque de concentration et de travail ainsi que des retards dans certaines matières sont pointés, l'appréciation du stage en milieu professionnel est très satisfaisante et indique un élève ouvert, curieux et sérieux. Ses résultats de l'année scolaire 2021-2022, malgré 14 demi-journées d'absence injustifiées, ont connu une légère amélioration avec une moyenne générale de 9,51/20 au premier semestre puis 9,97/20 au second semestre, néanmoins considérés comme trop justes par l'équipe éducative au regard des capacités du requérant qui fournit un travail irrégulier et insuffisant dans certaines matières. Il est toutefois fait état d'une appréciation de stage en milieu professionnel positive, en dépit de retards la première semaine. Aucune proposition de redoublement n'a été faite par l'équipe pédagogique au regard des résultats scolaires du requérant. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que M. B s'est investi en tant que délégué titulaire de sa classe en seconde et en première, et qu'il a obtenu le niveau B1 du diplôme d'étude en langue française le 20 septembre 2021 et une attestation de réussite intermédiaire au baccalauréat professionnel en fin d'année de première. Il ressort des bulletins de terminale pour l'année scolaire 2022-2023 que si la moyenne générale est passée de 9,10/20 au premier semestre à 8,29/20 au second avec certaines appréciations relevant un manque de travail, celles liées au stage en entreprise indiquent que le requérant a donné entière satisfaction. Les absences injustifiées s'établissent par ailleurs à 10 demi-journées, et si des retards ont été notés au premier semestre, le second n'en a connu aucun. Il ressort des pièces du dossier, sans que cela soit contesté, que le requérant, bénéficiaire d'un contrat jeune majeur accordé sans discontinuité depuis le 26 février 2021, a exprimé des difficultés à s'investir au sein de ce cursus scolaire très spécifique eu égard à l'orientation qui lui a été proposée, et que la référente du foyer jeunes travailleurs qui a participé à la préconisation de ce choix d'orientation reconnaît que la voie de l'apprentissage aurait certainement été mieux adaptée au profil du requérant, qui avait exprimé le souhait de devenir mécanicien automobile puis vendeur de voitures de luxe. En outre, plusieurs pièces au dossier telles qu'une attestation de formation " initiation aux techniques de bases du métier de serveur " effectuée en 2021, une attestation de travail saisonnier du 7 juillet au 11 novembre 2022 au sein d'un établissement bar restaurant avec une promesse d'embauche à compter du 1er juillet 2023 en contrat à durée indéterminée en qualité de serveur, une attestation sportive de la section badminton du Patronage laïque d'Octeville ou encore une attestation scolaire de sécurité routière pour l'année 2023, justifient de la bonne insertion, professionnelle et extra-professionnelle, de M. B dans la société française. Par ailleurs et en tout état de cause, alors que l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'exige pas que le demandeur soit isolé dans son pays d'origine et que la nature des liens avec sa famille ne constitue qu'un élément de l'appréciation de sa situation dans son ensemble, la circonstance, à la supposer avérée, que M. B ne serait pas isolé dans son pays d'origine et aurait gardé des liens avec sa famille, ne fait pas, en tant que telle, obstacle à ce qu'un titre de séjour lui soit délivré sur ce fondement. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, M. B est fondé à soutenir que le préfet de la Manche, en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, a méconnu les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision portant refus de titre de séjour doit être annulée ainsi que, par voie de conséquences, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le délai de départ et le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

10. En raison du motif qui la fonde, l'annulation de l'arrêté attaqué implique nécessairement, sous réserve de changements de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, que la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " soit délivrée au requérant sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Manche, ou au préfet territorialement compétent, de procéder à cette délivrance dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

11. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Bernard renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Bernard de la somme de 1 200 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B, la somme de 1 200 euros lui sera versée directement en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L'arrêté du 30 mai 2023 du préfet de la Manche est annulé.

Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Manche de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à Me Bernard une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Bernard renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Bernard et au préfet de la Manche.

Copie en sera transmise pour information au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,

M. Martinez, premier conseiller,

Mme Groch, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2023.

La rapporteure,

Signé

N. GROCH

Le président,

Signé

F. CHEYLAN

La greffière,

Signé

C. BÉNIS

La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Bénis

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions