jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2100675 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GRENIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 mars 2021 et le 6 avril 2022, Mme C D, représentée par Me Grenier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 janvier 2021 par lequel le maire de Quetigny a prorogé son stage pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au maire de Quetigny de prendre les dispositions nécessaires à sa titularisation ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Quetigny la somme de 250 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la situation s'est dégradée à compter de décembre 2019 en raison d'un rapport devenu conflictuel avec la directrice de la structure ; de nombreux reproches infondés ont dégradé son état psychologique et engendré des arrêts de travail ; elle a été mutée alors qu'elle avait dénoncé les faits de harcèlement moral dont elle faisait l'objet en méconnaissance de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 ;
- sa nouvelle affectation au service scolaire ne prend pas en compte ses compétences, expériences et diplômes ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle a donné satisfaction dans l'exercice de ses fonctions ;
- les griefs formulés à son encontre ne sont pas établis ;
- aucune formation ne lui a été dispensée ; aucune étude de compatibilité du poste avec son état de santé n'a été réalisée ; le port de charges lourdes et les postures requises sont incompatibles avec sa pathologie ;
- ses craintes face à la pandémie n'ont pas été prises en compte alors que ses enfants sont vulnérables ;
- il apparaît un grave manquement aux obligations de l'employeur dès lors que le maire ne lui a fait part de son intention de prolonger le stage que le 25 novembre 2020 ;
- le courrier du 25 novembre 2020 fait mention d'une inaptitude relationnelle sans préciser le contexte ou apporter d'éléments factuels ;
- des entretiens réguliers auraient dû être mis en place ; un entretien de fin de période de stage aurait dû être réalisé ;
- la décision est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense enregistrés le 20 mai 2021 et le 5 août 2022, la commune de Quetigny, représentée par Adaes avocats, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées par une lettre du 21 juillet 2022 que cette affaire était susceptible, à compter du 10 août 2022, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
La clôture de l'instruction a été fixée au 6 septembre 2022 par une ordonnance du même jour.
Un mémoire produit pour Mme D, enregistré le 9 septembre 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 2006-1691 du 22 décembre 2006 ;
- le décret n° 2008-512 du 29 mai 2008 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B A,
- les conclusions de M. Thierry Bataillard rapporteur public,
- et les observations de Me Grenier, représentant Mme D, et de Me Tupigny, représentant la commune de Quetigny.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D a été recrutée par la commune de Quetigny le 21 octobre 2013 en qualité d'adjoint technique contractuel et affectée à la crèche " maison de l'enfant Maria Montessori ". Par un arrêté du 3 juillet 2019, le maire de Quetigny l'a nommée adjoint technique stagiaire à compter du 1er août 2019 pour une durée d'un an. Compte tenu de difficultés relationnelles apparues au sein de la crèche, Mme D a été affectée au service de vie scolaire et entretien des locaux à compter du 15 juin 2020 en qualité d'agent d'entretien et de service en restauration scolaire. Par un arrêté du 13 juillet 2020, le stage de Mme D a été prolongé de quarante jours, jusqu'au 9 septembre 2020, pour tenir compte d'absences pour congé de maladie survenues pendant le stage. Par un courrier du 25 novembre 2020, le maire de Quetigny a informé l'intéressée de son intention de proroger le stage et de la saisine de la commission administrative paritaire, laquelle s'est réunie le 17 décembre 2020 et a rendu un avis favorable à la prorogation. Par un arrêté du 13 janvier 2021, le maire de Quetigny a prorogé son stage pour une durée d'un an du 10 septembre 2020 au 9 septembre 2021 inclus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, une décision de prorogation de la durée du stage n'est pas au nombre de celles qui doivent être motivées en application du code des relations entre l'administration et le public. Par suite, à supposer que Mme D ait entendu soulever un moyen tiré du défaut de motivation de la décision de prorogation en soutenant que le courrier du 25 novembre 2020 ne précisait pas le contexte ou les éléments factuels, ce moyen doit être écarté comme inopérant.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le stage de Mme D a fait l'objet de rapports d'évaluation. L'absence de convocation à des entretiens périodiques d'évaluation est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Au demeurant, Mme D ne peut raisonnablement soutenir qu'elle ignorait les griefs qui lui étaient reprochés alors que ceux-ci lui ont été exposés à tout le moins en décembre 2019 lorsqu'elle a fortement réagi à la suite d'un entretien avec sa supérieure hiérarchique. Par suite, le moyen tiré de ce que la procédure aurait été viciée par l'absence d'évaluations doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 4 du décret du 4 novembre 1992 susvisé : " La durée normale du stage et les conditions dans lesquelles elle peut éventuellement être prorogée sont fixées par les statuts particuliers des cadres d'emplois. / Sous réserve de dispositions contraires prévues par ces statuts et de celles résultant des articles 7 et 9 du présent décret, la durée normale du stage est fixée à un an. Elle peut être prorogée d'une période au maximum équivalente si les aptitudes professionnelles du stagiaire ne sont pas jugées suffisantes pour permettre sa titularisation à l'expiration de la durée normale du stage. Cette prorogation n'est pas prise en compte dans le calcul de l'ancienneté lors de la titularisation de l'intéressé dans son nouveau grade ".
5. Aux termes de l'article 8 du décret du 22 décembre 2006 susvisé portant statut particulier du cadre d'emploi des adjoints techniques territoriaux : " Les candidats recrutés en qualité d'adjoint technique territorial sur un emploi d'une collectivité territoriale () sont nommés stagiaires par l'autorité territoriale investie du pouvoir de nomination pour une durée d'un an. / () Dans l'année qui suit leur nomination, les agents sont astreints à suivre une formation d'intégration, dans les conditions prévues par le décret n° 2008-512 du 29 mai 2008 relatif à la formation statutaire obligatoire des fonctionnaires territoriaux et pour une durée totale de cinq jours ". Aux termes de l'article 10 de ce décret : " A l'issue du stage, les stagiaires dont les services ont donné satisfaction sont titularisés par décision de l'autorité territoriale investie du pouvoir de nomination (). / Les autres stagiaires peuvent, sur décision de l'autorité territoriale, être autorisés à effectuer un stage complémentaire d'une durée maximale d'un an. Si le stage complémentaire a été jugé satisfaisant, les intéressés sont titularisés () ".
6. Un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. Sous réserve d'un licenciement intervenant en cours de stage et motivé par ses insuffisances ou manquements professionnels, tout fonctionnaire stagiaire a le droit d'accomplir son stage dans des conditions lui permettant d'acquérir une expérience professionnelle et de faire la preuve de ses capacités pour les fonctions auxquelles il est destiné.
7. Pour apprécier la légalité d'une décision de prorogation de stage, il incombe au juge de vérifier qu'elle ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, qu'elle n'est entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire et n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir et que, si elle est fondée sur des motifs qui caractérisent une insuffisance professionnelle mais aussi des fautes disciplinaires, l'intéressé a été mis à même de faire valoir ses observations.
8. Le moyen tiré de ce que Mme D n'a été informée que le 25 novembre 2020 de l'intention du maire de prolonger son stage n'est pas assorti des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, à supposer que la requérante ait entendu soutenir que la décision de prorogation était tardive, cette décision qui prolonge le stage n'est pas illégale en raison de sa date ni entachée de rétroactivité illégale dès lors qu'aucune décision expresse n'était intervenue à l'issue de la durée initiale du stage et que l'administration était tenue de la placer dans une position régulière. Par suite, le moyen doit en tout état de cause être écarté.
9. En quatrième lieu, si Mme D soutient qu'elle a subi des faits de harcèlement moral de la part de la directrice de la crèche dans laquelle elle était affectée pendant la première partie de son stage, elle ne soumet au tribunal aucun élément de fait susceptible de faire présumer l'existence d'une telle situation de harcèlement moral. Par suite, elle ne saurait soutenir que la mesure de changement d'affectation dont elle a fait l'objet en cours de stage méconnait les dispositions de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. Il ressort des pièces du dossier que ce changement d'affectation a été motivé par des difficultés relationnelles au sein de la structure dans laquelle elle effectuait son stage, en particulier avec la directrice de cette structure, et qu'elle a elle-même sollicité ce changement d'affectation. Par ailleurs, alors qu'elle était adjoint technique stagiaire, Mme D n'est pas fondée à soutenir que la nouvelle affectation qu'elle a reçue, consistant en des tâches d'entretien et de service en restauration scolaire (distribution et service des repas, hygiènes des locaux et matériels), ne serait pas adaptée à ses compétences alors qu'elles correspondent au cadre d'emplois et au grade dans lequel elle a vocation à être titularisée. Il ressort des pièces du dossier que Mme D a bénéficié de cinq jours de formation d'intégration destinée aux agents de catégorie C en octobre 2019 et qu'elle a également bénéficié d'une formation " la parole bientraitante avec le jeune enfant " en novembre 2019. S'il n'est pas contesté par le défendeur qu'elle n'a pas bénéficié ensuite de formation aux méthodes " HACCP " dans le cadre de sa nouvelle affectation au service vie scolaire, cette seule circonstance ne permet pas de considérer que Mme D n'aurait pas été mise à même de ce fait d'accomplir son stage dans des conditions lui permettant d'acquérir une expérience professionnelle et de faire la preuve de ses capacités alors qu'elle a bénéficié d'une formation par la responsable de restaurant dans l'attente de la prochaine session de formation " HACCP " prévue début 2021. En outre, si Mme D soutient que sa nouvelle affectation serait incompatible avec son état de santé, elle ne produit aucun élément de nature à étayer une telle allégation.
10. En outre, avant de procéder au changement d'affectation, Mme D et sa supérieure hiérarchique ont été invitées par le directeur général des services à rencontrer séparément une psychologue du travail qui a notamment conclu que le comportement de Mme D semblait parfois inadapté au travail de par la place importante que prenaient les réactions affectives et émotionnelles de l'agent. Il ressort de l'entretien de la supérieure hiérarchique que celle-ci a relevé que l'entretien des locaux n'était pas parfaitement réalisé, que Mme D avait des difficultés à se plier aux procédures instituées par l'employeur, qu'elle avait des difficultés à se remettre en question et à accepter les remarques, qu'elle était trop dans l'émotion et que plusieurs de ses collègues s'étaient plaints de son comportement et pour certains ne souhaitaient plus travailler avec elle. Il ressort également de deux notes du directeur du pôle actions éducatives qu'il a lui-même recueilli les doléances de plusieurs collègues de Mme D en décembre 2019, lesquelles lui avaient fait part de leur lassitude et de leur agacement vis à vis du comportement de celle-ci jugé irrespectueux, disproportionné et peu professionnel. Il ressort du compte rendu de l'entretien tenu le 14 janvier 2020 entre Mme D et le directeur général des services, le directeur des ressources humaines et le directeur du pôle actions éducatives que ce dernier fait état d'une incapacité de Mme D à accepter les reproches de sa hiérarchie et à se remettre en question pour améliorer son attitude professionnelle. Le directeur général des services concluait également à l'existence d'un conflit ouvert avec la responsable hiérarchique qui ne semblait pas permettre la poursuite de la relation de travail. Il ressort encore de l'évaluation effectuée le 4 novembre 2019, après trois mois de stage, que l'efficacité devait être renforcée et que les rapports avec la hiérarchie et les collègues pouvaient être parfois difficiles en raison des réactions très émotionnelles de Mme D. En raison du confinement et d'autorisations spéciales d'absence, Mme D n'a repris son service que le 13 juillet 2020 au sein du service de restauration scolaire. Il ressort du rapport de fin de stage du responsable du service de restauration, qui a proposé la prolongation du stage, que l'adaptation dans ce service a été difficile tant du point de vue des tâches à effectuer que des relations avec les collègues, que Mme D s'est montrée contestataire et qu'elle a noué certains rapports de force avec certains collègues, notamment une personne avec laquelle elle ne communiquait plus. Mme D ne conteste pas sérieusement la matérialité des griefs qui ont été formulés à son encontre en se bornant à produire quelques échanges de sms cordiaux avec certains collègues, des photographies de moments conviviaux ou des évaluations antérieures à la période considérée. Contrairement à ce qu'elle fait valoir, les griefs n'émanent pas uniquement de la responsable de la crèche mais sont étayés de manière concordante par plusieurs témoignages. Ainsi, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision est entachée d'erreur de fait. En outre, compte tenu des circonstances rappelées précédemment, c'est sans erreur manifeste d'appréciation que le maire de Quetigny a estimé que le stage de Mme D devait être prorogé pour une nouvelle durée d'un an.
11. En dernier lieu, le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voie de conséquence les conclusions à d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et à la commune de Quetigny.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Nicolet, président,
Mme Nadia Zeudmi-Sahraoui, première conseillère,
Mme Pauline Hascoët, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
La rapporteure,
P. A
Le président,
P. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026