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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2600022

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2600022

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2600022
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral du 29 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la demande de suspension et la demande d’annulation de l’arrêté étaient présentées dans une même requête, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 janvier 2026, M. A... B... demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 29 décembre 2025 du préfet de l’Yonne portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de circulation sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;

2°) d’annuler cet arrêté.



Vu les autres pièces du dossier ;


Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Selon l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». Aux termes, cependant, de l’article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, le premier alinéa de l’article R. 522-1 dispose : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière » ;

2. M. B... présente dans une même requête une demande tendant à la suspension de l’arrêté du 29 décembre 2025 du préfet de l’Yonne portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de circulation sur le territoire français pendant une durée de trois ans, ainsi qu’une demande tendant à l’annulation de cette décision. Par suite, en application des dispositions précitées de l’article R. 522-1 du code de justice administrative, la présente requête en référé‑suspension est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité définie par l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1 : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée au préfet de l’Yonne.


Fait à Dijon, le 26 janvier 2026.


La présidente du tribunal, juge des référés,



A-L Chenal-Peter


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
La greffière


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