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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2600305

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2600305

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2600305
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui demandait qu’il soit enjoint à la commune de Broin de lui verser ses congés payés et de rectifier ses bulletins de salaire. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative d’adresser des injonctions à l’administration à titre principal, en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2026, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’enjoindre à la commune de Broin, son ancien employeur, de lui verser l’intégralité de ses congés payés, et de procéder à la rectification de ses bulletins de salaire et de son reçu pour solde de tout compte.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

Le juge administratif, qui ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation d’une personne publique au paiement d’une indemnité ne peut, en dehors des cas prévus par les dispositions des articles L. 911-1 et L. 911- 2 du code de justice administrative, adresser des injonctions à titre principal à l’administration ni faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.

Par la présente requête, la requérante demande au tribunal d’enjoindre à la commune de Broin, son ancien employeur, de lui verser l’intégralité de ses congés payés, et de procéder à la rectification de ses bulletins de salaire et de son reçu pour solde de tout compte. Toutefois, il n’appartient pas à la juridiction administrative d’adresser des injonctions à l’administration, à titre principal.

Par suite, la requête de Mme B... ne peut qu’être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Copie en sera adressée, pour information, à la commune de Broin.


Fait à Dijon le 4 février 2026.


Le président de la 2ème chambre,





P. Nicolet


La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d’Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière


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