jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2200975 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET BERTHOLDE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 2 juin et 28 juillet 2022, l'association communale de chasse agréée (ACCA) de Rennes-sur-Loue, représentée par Me Bertholde, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la délibération du 16 mai 2022 par laquelle le conseil municipal de Rennes-sur-Loue a décidé de lui retirer les terrains communaux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Rennes-sur-Loue la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juillet 2022, la commune de
Rennes-sur-Loue fait part de ses observations en réponse à la requête de l'ACCA de
Rennes-sur-Loue.
Par un courrier, enregistré le 28 mars 2023, l'ACCA de Rennes-sur-Loue, d'une part, informe le tribunal que par une délibération du 10 novembre 2022, devenue définitive, le conseil municipal de Rennes-sur-Loue a retiré la délibération du 16 mai 2022 et, d'autre part, maintient ses conclusions aux fins d'annulation de cette délibération.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par une délibération du 10 novembre 2022, le conseil municipal de Rennes-sur-Loue a retiré la délibération du 16 mai 2022 portant retrait des terrains communaux à l'ACCA de Rennes-sur-Loue. L'intervention de cette délibération du 10 novembre 2022, devenue définitive à la date de la présente ordonnance, a pour conséquence de priver de tout objet les conclusions présentées par l'ACCA de Rennes-sur-Loue aux fins d'annulation de la délibération du 16 mai 2022, sur lesquelles, dès lors, il n'y a pas lieu de statuer.
Sur les frais liés au litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Rennes-sur-Loue la somme que l'ACCA de Rennes-sur-Loue demande au titre des frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de l'ACCA de Rennes-sur-Loue.
Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par l'ACCA de Rennes-sur-Loue est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association communale de chasse agréée de Rennes-sur-Loue et à la commune de Rennes-sur-Loue.
Une copie de cette ordonnance sera adressée, pour information, à l'association intercommunale de chasse agréée de Chay/Rennes-sur-Loue.
Fait à Besançon le 1er juin 2023.
Le président,
T. Trottier
La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
N°2200975
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026