LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2202290

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2202290

mardi 11 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2202290
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCABINET JELTY PICHAVANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I - Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2022, sous le numéro 2202290 et un mémoire enregistré le 27 octobre 2023, la société Satujo Ingénierie, représentée par Me Jelty, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 17 juin 2022 par laquelle l'inspecteur du travail de la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) d'Occitanie a rejeté sa demande d'autorisation de licencier Mme A ;

2°) de l'autoriser à procéder au licenciement de Mme A ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le caractère contradictoire de la procédure préalable à l'édiction de la décision attaquée a été méconnu ;

- l'inspecteur du travail a fait preuve de partialité ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la matérialité et la gravité des faits reprochés à Mme A ; ces faits présentent un caractère fautif et sont d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement.

Par un mémoire enregistré le 5 août 2022, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) Occitanie expose qu'en vertu de l'article 1er du décret n° 87-1116 du 24 décembre 1987 relatif à la déconcentration de la défense de l'Etat dans les actions de l'inspection de la législation du travail, il appartient au ministre du travail, saisi d'un recours hiérarchique contre la décision de l'inspecteur du travail, de défendre dans cette affaire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les moyens de la requête sont devenus sans objet ;

- et, qu'en tout état de cause, ils ne sont pas fondés.

II - Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2023, sous le numéro 2300353 et des mémoires enregistrés le 27 octobre 2023, la société Satujo Ingénierie, représentée par Me Jelty, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 7 décembre 2022 par laquelle le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a retiré la décision implicite de rejet du recours hiérarchique qu'elle a formulé le 30 septembre 2022, a annulé la décision implicite et la décision du 17 juin 2022 de l'inspecteur du travail et a refusé le licenciement de Mme A ;

2°) de l'autoriser à procéder au licenciement de Mme A ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la matérialité et la gravité des faits reprochés à Mme A ; ces faits présentent un caractère fautif et sont d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les moyens présentées dans la requête n° 2202290 sont inopérants ;

- et que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hoenen,

- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,

- et les observations de Me Jelty pour la société Satujo Ingénierie.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier du 3 février 2022, la société Satujo Ingénierie, dont le siège social se trouve à Boisset-et-Gaujac, a sollicité de l'inspection du travail l'autorisation de licencier pour motif disciplinaire Mme B A, recrutée le 1er janvier 2000, en qualité d'assistante commerciale. Par une décision du 17 juin 2022, l'inspecteur du travail de la 1ère unité de contrôle du Gard de la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Occitanie a refusé cette demande de licenciement. La société Satujo Ingénierie a formé un recours hiérarchique contre cette décision le 24 mai 2022, que le ministre chargé du travail a rejeté par décision implicite. Par une décision expresse du 7 décembre 2022, le ministre du travail a annulé la décision implicite de rejet et la décision du 17 juin 2022 de l'inspecteur du travail, a retiré sa décision implicite de rejet du recours hiérarchique dirigé contre cette décision et a refusé le licenciement de Mme A. Par deux requêtes distinctes, la société Satujo Ingénierie demande l'annulation de la décision du 17 juin 2022 de l'inspecteur du travail et la décision du ministre du travail du 7 décembre 2022.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées concernent une même procédure de demande de licenciement et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions en annulation de la décision du ministre du travail du 7 décembre 2022 :

3. En premier lieu, lorsqu'il est saisi d'un recours hiérarchique contre une décision d'un inspecteur du travail statuant sur une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé, le ministre chargé du travail doit, soit confirmer cette décision, soit, si celle-ci est illégale, l'annuler puis se prononcer de nouveau sur la demande d'autorisation de licenciement compte tenu des circonstances de droit et de fait à la date à laquelle il prend sa propre décision. Dans le cas où le ministre, ainsi saisi d'un recours hiérarchique, annule la décision par laquelle un inspecteur du travail s'est prononcé sur une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé, il est tenu de motiver l'annulation de cette décision ainsi que le prévoit l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, que cette annulation repose sur un vice affectant la légalité externe de la décision ou sur un vice affectant sa légalité interne. Dans le premier cas, si le ministre doit indiquer les raisons pour lesquelles il estime que la décision de l'inspecteur du travail est entachée d'illégalité externe, il n'a pas en revanche à se prononcer sur le bien-fondé de ses motifs. Dans le second cas, il appartient au ministre d'indiquer les considérations pour lesquelles il estime que le motif ou, en cas de pluralité de motifs, chacun des motifs fondant la décision de l'inspecteur du travail est illégal.

4. En l'espèce, par la décision contestée du 7 décembre 2022, le ministre du travail a tout d'abord annulé la décision implicite née le 5 avril 2022 ainsi que la décision explicite du 17 juin 2022 de l'inspectrice du travail pour un motif tiré de l'illégalité externe de celles-ci, en raison de la méconnaissance du principe du contradictoire. Puis, se prononçant à nouveau sur la demande d'autorisation de licenciement, le ministre a refusé l'autorisation, en reprenant un par un les quatre griefs reprochés par la société requérante à l'encontre de Mme A pour en conclure que les faits qui lui étaient reprochés ne pouvaient être considérés comme étant matériellement établis et que le doute devait profiter à l'employée. Les mentions de la décision contestée sont ainsi de nature à mettre en mesure la société requérante d'en discuter utilement les motifs et le juge d'exercer son contrôle sur cette décision. Ainsi, la décision du ministre qui indique avec précision les motifs pour lesquelles il estime que les éléments présentés par l'employeur n'étaient pas suffisants pour établir de manière circonstanciée la matérialité de l'ensemble des griefs reprochés à Mme A est suffisamment motivée.

5. Aux termes de l'article L. 1235-1 du code du travail : " () Le juge, à qui il appartient d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. () / Si un doute subsiste, il profite au salarié ".

6. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail saisi et, le cas échéant, au ministre compétent, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.

7. La société Satujo Ingénierie a sollicité l'autorisation de licencier Mme A pour motif disciplinaire en invoquant plusieurs griefs qui sont l'agression, le 20 janvier 2022 de son employeur, une attitude agressive, provocatrice et menaçante envers ses supérieurs hiérarchiques ainsi que ses collègues conduisant à une dégradation du climat social de la société, des insubordinations répétées et une absence de prise en compte des rappels à l'ordre dont elle a fait l'objet, entrainant une désorganisation de la société.

8. Il ressort des pièces du dossier que, le 20 janvier 2022, Mme A a eu une altercation avec le directeur de l'entreprise, au cours de laquelle elle a utilisé un ton inadapté puis mis fin à la conversation en claquant la porte. Ces pièces ne permettent, en revanche, pas d'établir qu'elle aurait agressé son supérieur hiérarchique ou aurait commis des violences à son encontre, la plainte déposée par ce dernier pour ces faits ayant, d'ailleurs, été classée sans suite en raison d'un manque de preuves. Il ressort ensuite des pièces du dossier, et en particulier du courrier collectif du 21 janvier 2022 rédigé par l'ensemble des salariés de la société à la suite de l'altercation entre Mme A et son supérieur hiérarchique, que ceux-ci ont fait état de difficultés relationnelles vis-à-vis de Mme A et de leur souhait qu'elle ne poursuive pas son action de représentante du personnel. Les propos qui auraient été tenus par l'intéressée, mentionnés dans ce courrier, ne présentent pas de caractère menaçant, injurieux ou violent. Il ne ressort, en outre, pas de ce document ainsi que des attestations produites que le comportement de Mme A aurait entraîné une dégradation du climat au sein de l'entreprise et créé des souffrances au travail à l'égard de ses collègues. Enfin, la société requérante n'établit pas, en l'absence de production de la fiche de poste de Mme A ou de tout document faisant état de ses missions, la matérialité des faits d'insubordinations répétées et d'absence de prise en compte des rappels à l'ordre et des consignes formulés à son égard. S'il est également reproché à Mme A d'avoir refusé une modification de ses conditions de travail, il ressort des pièces du dossier qu'elle a accepté de changer de bureau, comme cela lui avait été demandé, au mois de janvier 2022. Par conséquent, si l'attitude inadaptée de Mme A vis-à-vis du directeur de la société ainsi que de sa supérieure hiérarchique est établie, tout comme des relations difficiles avec ses collègues, elles ne sauraient être regardées comme présentant un degré de gravité suffisant pour justifier son licenciement. Par suite, la société Satujo Ingénierie ne peut soutenir que le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion aurait entaché sa décision d'erreur d'appréciation.

9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la société Satujo Ingénierie tendant à l'annulation de la décision du ministre du travail du 7 décembre 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées aux fins d'injonction.

Sur les conclusions en annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 17 juin 2022 :

10. Par sa décision du 7 décembre 2022, le ministre du travail a notamment annulé la décision de l'inspecteur du travail du 17 juin 2022 refusant le licenciement de Mme A et retiré la décision implicite par laquelle il avait rejeté le recours hiérarchique dirigé contre cette décision. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions de la requête enregistrées sous le n° 2300353, qui sont dirigées contre la décision du ministre du travail du 7 décembre 2022, les conclusions à fin d'annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 17 juin 2022, à laquelle la décision ministérielle s'est substituée, sont devenues sans objet. Il n'y a ainsi pas lieu de statuer sur la requête enregistrée sous le n° 2202290.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Satujo Ingénierie demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête n° 2202290 présentée par la société Satujo Ingénierie.

Article 2 : La requête de la société Satujo Ingénierie enregistrée sous le n° 2300353 est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Satujo Ingénierie, à Mme B A et à la ministre du travail et de l'emploi.

Une copie sera adressée au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Occitanie.

Délibéré après l'audience du 28 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Boyer, présidente,

Mme Lahmar, conseillère,

Mme Hoenen, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.

La rapporteure,

A.-S. HOENEN

La présidente,

C. BOYERLa greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne à la ministre chargée du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2202290 - 2300353

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions