mardi 20 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2101008 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires respectivement enregistrés les 22 février 2021, 31 mai 2021 et 19 juillet 2021, Mme D E, représentée par Me Thalamas demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 septembre 2020 du maire de la commune de Toulouse accordant un permis de construire à M. F G pour la construction de 16 logements en deux bâtiments sur un terrain situé , ensemble la décision du 21 décembre 2020 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre une somme de 3 000 euros à la charge de la commune de Toulouse en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente dès lors que la délégation de signature dont disposait Mme B a été annulée par un arrêté du 3 novembre 2020 ;
- cet arrêté méconnaît les dispositions de la section 2 du chapitre 3 du titre 2 des dispositions communes applicables à l'ensemble des zones (partie 2) du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUi-H) de la métropole Toulouse Métropole, qui prévoient qu'une autorisation de construire ne peut être délivrée si la connexion aux divers réseaux n'est pas assurée, dès lors que l'avis d'Eau de Toulouse Métropole indique qu'il appartient au pétitionnaire de s'assurer de la faisabilité du branchement ;
- cet arrêté méconnaît les dispositions de la section 1 du chapitre 3 du titre 2 des dispositions communes du même document, relatives aux accès, dès lors que l'accès au projet donne sur un axe fortement fréquenté se situant entre deux croisements et dont l'insertion et l'accessibilité ne sont pas optimales en termes de sécurité routière ;
- cet arrêté méconnaît les dispositions du paragraphe 2 de la section 2 du chapitre 2 du titre 2 des dispositions communes du même document, relatives à la hauteur des constructions, dès lors que l'acrotère du toit terrasse dépasse les 60 cm autorisés, sans justifier d'un motif technique ou esthétique ;
- cet arrêté méconnaît les dispositions de la section 3 du chapitre 2 du titre 2 des dispositions communes du même document, relatives à la réalisation des espaces verts, dès lors que les espaces verts prévus par le projet ne forment pas un îlot vert regroupé mais sont disséminés autour du bâtiment, présentent des dispositions trop modestes et n'ont aucune fonction paysagère ou sociale ;
- cet arrêté méconnaît les dispositions de la section 2 du chapitre 2 du titre 2 des dispositions communes du même document, relatives à la qualité architecturale ainsi que les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par deux mémoires en défense, respectivement enregistrés les 1er avril 2021 et 10 juin 2021, M. F G, représenté par Me Rougé, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requérante ne justifie pas d'un intérêt pour agir dès lors que le projet ne présentera aucune terrasse avec une vue directe sur la propriété de cette dernière ;
- les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en défense, respectivement enregistrés les 14 avril 2021 et 1er juillet 2021, la commune de Toulouse conclut au rejet de la requête, et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 9 août 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 15 septembre 2021.
Par un courrier en date du 2 mai 2023, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal est susceptible de juger que, si le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions communes du PLUi-H relatives aux obligations en matière de réalisation d'espaces libres et de plantation est fondé, il se rapporte à un vice pouvant être régularisé. Par ailleurs, le tribunal est susceptible de considérer que ce vice est régularisé par l'application des dispositions UM13 du règlement de la zone UM du plan local d'urbanisme de la commune de Toulouse, document d'urbanisme applicable du fait de l'annulation du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat de Toulouse métropole.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Matteaccioli, rapporteure,
- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public,
- et les observations de Me Tesseyre, représentant Mme E, et de Mme C pour la commune de Toulouse.
Considérant ce qui suit :
1. M. G a déposé le 1er juillet 2020 une demande de permis de construire en vue de l'édification de deux bâtiments collectifs d'habitation accueillant au total seize logements sur un terrain situé sur deux parcelles cadastrées AE 241 et AE 242, situées à Toulouse. Le 28 septembre 2020, le maire de cette commune a accordé ce permis de construire à M. G, et par un courrier du 21 décembre 2020, il a rejeté le recours gracieux formé par Mme E à son encontre.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la fin de non-recevoir :
2. L'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme dispose que : " Une personne autre que l'État, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / Le présent article n'est pas applicable aux décisions contestées par le pétitionnaire ". Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme E est voisine immédiate du projet, que celui-ci présente une importance certaine par rapport à la maison individuelle dont elle est propriétaire, implantée en limite séparative, et par rapport à la construction existant sur le terrain d'assiette du bâtiment projeté, et viendra s'implanter à une distance de 5,49 mètres de la limite séparative, comprenant une toiture terrasse en R + 2 accessible et tournée vers sa propriété. Par suite, l'intéressée justifie que la construction en litige sera de nature à affecter directement ses conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte :
4. L'article L. 422-2 du code de l'urbanisme dispose que : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Par un arrêté du 16 juillet 2020, affiché en mairie et déposé en préfecture le même jour, le maire de la commune de Toulouse a donné délégation à Mme H B, adjointe de quartier et signataire de la décision litigieuse, à l'effet de signer notamment les autorisations en matière de droits du sol dont les permis de construire. Si la requérante soutient que cet arrêté aurait été retiré le 3 novembre 2020, il ressort des termes de cet arrêté du 3 novembre 2020 accordant délégation de signature à la même adjointe, que ce dernier est venu abroger l'arrêté précédemment en vigueur, du 16 juillet 2020. Par suite, la délégation de signature du 16 juillet 2020 était en vigueur à la date de délivrance du permis de construire en litige et le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne les règles de fond applicables au projet :
5. En premier lieu, la section 2 du chapitre 3 du titre 2 de la partie 2 du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat de la métropole Toulouse Métropole relative à la desserte par les réseaux des constructions et applicables à l'ensemble des zones prévoit que : " Principes : Toute construction doit, en matière de réseaux, satisfaire à toute obligation vis-à-vis des gestionnaires de ces réseaux et tous les aménagements doivent être conformes à la législation en vigueur en la matière et du schéma général de desserte par les réseaux. Ainsi, les caractéristiques techniques des réseaux et des aménagements nécessaires à la collecte des déchets urbains devront être déterminées avec les services gestionnaires compétents de Toulouse Métropole le plus en amont possible du dépôt de la demande d'autorisation d'occupation du sol ".
6. A cet égard, la requérante entend se prévaloir de l'avis de Eau de Toulouse Métropole qui a émis un avis favorable au projet, assorti d'une prescription relative à l'assainissement des eaux usées, pluviales et de l'eau potable, reprise dans l'arrêté contesté, selon laquelle il appartient au pétitionnaire de s'assurer de la faisabilité du branchement avant le raccordement. Cette prescription, relative à l'exécution des travaux, n'indique pas, contrairement à ce que soutient la requérante, que la construction ne satisferait pas aux obligations imposées par les gestionnaires de réseaux. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat de la métropole Toulouse Métropole relative à la desserte par les réseaux des constructions précitées doit être écarté comme manquant en fait.
7. En deuxième lieu, aux termes du paragraphe 1 de la section 1 du chapitre 3 de la partie 2 du PLUi-H de la métropole Toulouse Métropole relatif aux accès des constructions, applicables à l'ensemble des zones : " Pour être constructible, toute unité foncière doit disposer d'un accès privatif à une voie, positionné et aménagé pour les véhicules, le plus perpendiculairement possible à la voie, de façon à apporter la moindre gêne et le moindre risque pour les usagers de ces voies ou accès, en prenant en compte la nature et l'intensité du trafic sur ces voies ou accès. () Pour toute unité foncière ayant une possibilité d'accès à plusieurs voies, l'accès sur la ou les voies supportant les trafics les moins importants ou les moins contraignants peut être exigé. / Quand le niveau de trafic de la voie de desserte, la configuration des lieux géométrique de cette voie aux abords de l'accès et l'importance des flux entrants et sortants le nécessitent, une aire de croisement sera impérativement organisée en domaine privé par l'aménagement d'une plate-forme 5 x 5 mètres. Dans ce cas, tout portail devra être implanté au-delà de l'aire d'accès de sorte à ce qu'elle soit accessible en permanence sans créer d'attente de véhicules sur la chaussée ou le trottoir ".
8. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle d'emprise du projet ne dispose d'un accès à la voie publique que par le chemin des Argoulets, que l'accès prévu est implanté perpendiculairement à ce chemin et qu'une plate-forme de 5 x 5 mètres avant le portail d'entrée sera mise en place. Dans ces conditions, eu égard à la nature et à l'intensité du trafic sur le chemin des Argoulets tel qu'il ressort des pièces du dossier, le projet respecte les dispositions précitées en matière d'accès aux constructions et le moyen doit par suite être écarté.
9. En troisième lieu, la parcelle d'emprise du projet est située en zone UM, où la hauteur autorisée des constructions est de neuf mètres au maximum. Le paragraphe 2 de la section 1 du chapitre 2 du titre 2 des dispositions communes du même document, relatif à la volumétrie et à l'implantation des constructions, prévoit que : " - Cas des toitures terrasse : / En cas de toiture terrasse, la hauteur de l'acrotère ne rentre pas dans le calcul de la hauteur sur façade si et seulement si la hauteur de l'acrotère est = à 60 cm, voire 1 m si des considérations techniques ou esthétiques le justifient. Au-delà, l'acrotère sera considéré comme un élément de la façade devant être pris en compte dans le calcul de la hauteur de façade ". Si la requérante soutient que l'acrotère délimitant la terrasse accessible du R+2, qui dépasse les 60 cm, devrait être prise en compte comme un élément de la façade entrant en compte dans le calcul de la hauteur de cette façade et que le projet présenterait de ce fait, au regard de ces dispositions, une hauteur supérieure à 9 mètres, il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment du plan de masse présentant les hauteurs des constructions, que cette hauteur, mesurée sur acrotère n'excède pas les 9 mètres. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut qu'être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes du paragraphe unique de la section 3 du chapitre 2 du titre 2 de la 2ème partie du règlement du PLUi-H : " Dans les opérations à usage d'habitation de plus de 10 logements, et en dehors des cas de lotissements ou de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance il sera créé un ou plusieurs espaces collectifs qui seront plantés et aménagés en espace commun (défini au lexique) et de nature à lui conférer une réelle fonction paysagère, sociale, qui valorise la qualité d'usage des logements et évite la création d'espaces résiduels délaissés avec le temps. / Ces espaces devront également être pérennes en intégrant les considérations de gestion et d'entretien. / La surface de ces espaces communs devra être supérieure à 10 % de la surface de l'unité foncière ".
11. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit l'aménagement d'un espace collectif planté d'une surface de 90 m² représentant une superficie supérieure à 10 % de la surface de l'unité foncière de 884 m². Toutefois, il ne ressort nullement de ces pièces, et notamment pas du plan de masse du projet que cet espace collectif ferait l'objet d'un quelconque aménagement de nature à lui conférer une réelle fonction paysagère ou sociale qui valoriserait la qualité d'usage des logements et éviterait la création d'espaces résiduels délaissés avec le temps. A cet égard, la plantation d'un seul arbre sur cet espace ne saurait être regardé comme constituant un tel aménagement. Par suite, Mme E est fondée à soutenir que le permis de construire attaqué méconnaît les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat ci-dessus reproduites.
12. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". D'autre part, aux termes du paragraphe 1 de la section 2 du chapitre 2 du titre 2 de la 2ème partie du règlement du PLUi-H, relative à la " Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère " : " Le projet doit rechercher l'usage d'un style architectural approprié à son contexte existant ou projeté, sans exclure une certaine diversité architecturale, soit en tenant compte des références architecturales traditionnelles présentes sur le territoire, soit en introduisant de nouvelles expressions architecturales adaptées ".
13. Dès lors que les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat invoquées par la requérante ont le même objet que celles, également invoquées, de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme posant les règles nationales d'urbanisme et prévoient des exigences qui ne sont pas moindres, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat de la métropole Toulouse Métropole que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
14. Si la requérante soutient que le projet, par sa hauteur et son importance, ne présenterait pas un style architectural approprié au contexte urbanistique existant dans la mesure où le chemin des Argoulets n'accueille que des maisons individuelles en R+1 et aucun immeuble de logements collectifs en R+2 ni toiture terrasse, le contexte mentionné par les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat ne saurait être apprécié par référence à la seule voie publique où est implanté le projet mais est constitué de l'ensemble des constructions et autres éléments urbains du secteur. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que ce secteur a, d'une part, vocation à être densifié dans la mesure où la hauteur maximale autorisée des constructions a été fixée à 9 mètres et, d'autre part, qu'il comprend plusieurs immeubles collectifs en R+2 dotés de toitures terrasses, récents ou en construction. Dans ces conditions, et le projet n'étant en outre pourvu de toiture terrasse que pour une part minoritaire de sa couverture, ce moyen doit être écarté.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
15. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé. ".
16. Les dispositions de l'art. L. 600-5 permettent au juge de l'excès de pouvoir de procéder à l'annulation partielle d'une autorisation d'urbanisme dans le cas où l'illégalité affecte une partie identifiable du projet et peut être régularisée par un permis modificatif. L'application de ces dispositions n'est pas subordonnée à la condition que la partie du projet affectée par le vice soit matériellement détachable du reste du projet.
17. Il ressort des pièces du dossier que l'illégalité résultant de la méconnaissance des dispositions de la section 3 du chapitre 2 du titre 2 de la 2ème partie du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat, du fait de l'absence d'aménagement, de nature à lui conférer une réelle fonction paysagère, sociale, qui valorise la qualité d'usage des logements et évite la création d'espaces résiduels délaissés avec le temps, affecte une partie identifiable du projet autorisé. Sa régularisation n'implique pas d'apporter au projet litigieux un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, de prononcer la seule annulation partielle du permis au sens de ce texte et de fixer à trois mois le délai, courant à compter de la notification du présent jugement, dans lequel la société pétitionnaire pourra demander la régularisation de ce permis de construire.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 28 septembre 2020 est annulé, au sens des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme en tant qu'il méconnaît les dispositions du paragraphe unique de la section 3 du chapitre 2 du titre 2 de la 2ème partie du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat de la métropole Toulouse Métropole.
Article 2 : Il appartiendra à M. G de solliciter de l'autorité administrative compétente, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, une régularisation rendant le projet en litige conforme aux dispositions relatives au traitement des espaces verts communs prévues par le document d'urbanisme désormais en vigueur.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E, à M. F G et à la commune de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 11 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Quessette, premier conseiller,
Mme Matteaccioli, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2023.
La rapporteure,
L. MATTEACCIOLI
Le président,
P. GRIMAUD
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026