mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102160 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique cellule 7 |
| Avocat requérant | DE CAUMONT ERIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 avril 2021 et le 25 juin 2021, M. B A, représenté par le cabinet de Caumont, aux écritures de Me Sabatakakis, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision 48 SI en date du 12 mars 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié, outre une perte d'un point de son permis de conduire consécutivement à l'infraction au code de la route commise le 11 janvier 2021 à 10h24 à Baladou, l'ensemble des retraits de points successivement opérés à son encontre ainsi que la perte de la totalité des points affectés à son permis de conduire et corrélativement celle de la validité dudit permis de conduire et lui a enjoint de restituer son titre de conduite invalidé aux services préfectoraux de son département de résidence dans le délai de dix jours francs à compter de la réception de la décision 48 SI ;
2) d'annuler les décisions de retrait de points afférentes aux infractions commises les
2 avril 2017, 2 octobre 2017, 9 novembre 2020, 10 novembre 2020 et 11 janvier 2021 ;
3) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer les points illégalement retirés consécutivement aux infractions susvisées et de rétablir le capital de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4) de mettre à la charge de l'État le paiement d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
5) de rejeter la demande de l'État présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la formalité d'information prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'a pas été satisfaite lors du constat des infractions des 2 octobre 2017, 9 novembre 2020, 10 novembre 2020 et 11 janvier 2021 ayant entraîné les retraits de points conduisant à l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul ;
- la charge de la preuve de l'information préalable qui doit être complète incombe à l'administration ;
- les mentions du relevé d'information intégral n'ont pas de valeur probante à défaut de production de la quittance exempte de réserve ou du procès-verbal de contravention dûment signé, étant rappelé que le relevé d'information intégral est un document extrait du système du fichier national des permis de conduire lui-même à l'origine des décisions de retrait de points contestées et qu'il est déjà apparu que certains relevés d'information intégral comportaient des mentions erronées, notamment en matière de radar automatique ;
- s'agissant du retrait de points consécutif à l'infraction du 2 avril 2017, aucune indication ne permet de caractériser le caractère définitif du jugement du 5 septembre 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête en toutes ses conclusions.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu la lettre en date du 11 mars 2022 informant les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que la décision à intervenir est susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision 48 SI en tant qu'elle notifie à M. A le retrait de trois fois un point à la suite des infractions commises les 11 janvier 2019, 28 juin 2019 et 26 novembre 2019 alors que ces points lui ont été restitués.
Vu :
- le relevé d'information intégral de M. A ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Après avoir au cours de l'audience publique présenté son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision 48 SI en date du 12 mars 2021, le ministre de l'intérieur a notifié à M. A la perte d'un point de son permis de conduire à la suite d'une infraction commise le 11 janvier 2021 à 10h24 à Baladou, a récapitulé les pertes de points consécutives à des infractions commises les 2 avril 2017, 2 octobre 2017, 11 janvier 2019, 28 juin 2019,
6 novembre 2019, 9 novembre 2020 et 10 novembre 2020, a constaté l'invalidité du permis de conduire de l'intéressée à la suite de ces retraits et lui a enjoint de restituer son titre de conduite. M. A demande l'annulation de cette décision 48 SI ainsi que des décisions de retrait de points afférentes aux infractions commises les 2 avril 2017, 2 octobre 2017, 9 novembre 2020, 10 novembre 2020 et 11 janvier 2021.
Sur l'étendue des conclusions en annulation :
2. Pour les infractions commises les 11 janvier 2019, 28 juin 2019 et 26 novembre 2019 ayant entraîné chacune le retrait d'un point du permis de conduire de M. A, il ressort du relevé d'information intégral édité le 30 avril 2021, produit par le ministre de l'intérieur, que les points retirés à l'occasion de ces infractions lui ont été restitués respectivement le 17 août 2019, le 31 janvier 2020 et le 7 juillet 2020 en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, soit antérieurement à l'introduction de la requête. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée 48 SI en tant qu'elle notifie à M. A la perte de ces points sont irrecevables et doivent donc être rejetées. En revanche, il y a lieu de statuer sur les décisions de retraits de six, trois et trois fois un point de son permis de conduire consécutivement aux infractions commises les 2 avril 2017, 2 octobre 2017, 9 novembre 2020, 10 novembre 2020 et 11 janvier 2021.
Sur le surplus des conclusions en annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de force probante du relevé d'information intégral :
3. M. A se borne à soutenir que le relevé d'information intégral n'a aucune valeur probante, sans faire état d'aucun élément de nature à mettre en doute l'exactitude des mentions figurant sur ce document. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information :
4. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le nombre de points affectés au permis de conduire est réduit de plein droit, lorsqu'est établie, par le paiement d'une amende forfaitaire ou par une condamnation définitive ou par l'émission du titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, la réalité de l'infraction donnant lieu au retrait des points et en vertu des articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code, lorsque l'intéressé est avisé qu'une infraction passible d'un retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé de la perte des points qu'il est susceptible d'encourir, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Il résulte de ces dispositions que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, lesquelles constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.
5. Pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, il est prescrit depuis l'intervention de l'arrêté du 5 octobre 1999 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, dont les dispositions pertinentes sont codifiées aux articles A. 37 à A. 37-4 du même code, que
lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est relevée avec interception du véhicule mais sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, ce dernier utilise un formulaire réunissant, en une même liasse autocopiante, le procès-verbal conservé par le service verbalisateur, une carte de paiement matériellement indispensable pour procéder au règlement de l'amende et l'avis de contravention, également remis au contrevenant pour servir de justificatif du paiement ultérieur, qui comporte une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un formulaire conforme à ce modèle et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé l'amende forfaitaire correspondant à cette infraction, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit alors être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
S'agissant des infractions commises les 9 novembre 2020 et 10 novembre 2020 :
6. Pour les infractions pour excès de vitesse commises les 9 novembre 2020 et 10 novembre 2020, constatées par radar automatique, il ressort des mentions du relevé d'information intégral le concernant que M. A s'est acquitté du paiement des amendes forfaitaires y afférentes. Ce dernier n'apporte aucun élément permettant de mettre en doute l'exactitude de ces mentions, lesquelles établissent qu'il a nécessairement reçu le document nécessaire au paiement sur lequel figurent automatiquement les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Faute pour le contrevenant de contester cette affirmation en produisant lui-même les avis qui lui ont été remis et qui sont restés en sa possession, le ministre doit être regardé comme apportant la preuve, qui lui incombe, de la remise à l'intéressé de l'ensemble des informations prescrites par le code de la route pour ces infractions. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les décisions de retrait de deux fois un point consécutives à ces infractions sont intervenues à la suite d'une procédure irrégulière.
S'agissant des infractions commises les 2 octobre 2017 et 11 janvier 2021 :
7. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction ayant donné lieu à l'établissement d'un procès-verbal électronique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention qui, dans le cadre de cette procédure électronique, est adressé au domicile du contrevenant ou du titulaire du certificat d'immatriculation. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
8. Pour ce qui concerne les infractions commises les 2 octobre 2017 et 11 janvier 2021, ayant entraîné le retrait de respectivement trois et un point de son permis de conduire, constatées par procès-verbal électronique, il ressort des mentions du relevé d'information intégral le concernant que M. A s'est acquitté du paiement différé des amendes forfaitaires afférentes à ces infractions. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les décisions de retrait de trois et un point consécutives à ces infractions sont intervenues à la suite d'une procédure irrégulière.
S'agissant de l'infraction commise le 2 avril 2017 :
9. Il ressort des pièces du dossier et, notamment, du relevé d'information intégral relatif à la situation de M. A, extrait du système national du permis de conduire produit par le ministre, que la réalité de l'infraction commise le 2 avril 2017 par M. A, ayant entraîné le retrait de six points de son permis de conduire, est établie au sens des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route par la condamnation prononcée par la cour d'appel d'Agen le 5 septembre 2019, devenue définitive le 15 septembre 2019. Dans ces conditions, l'absence de délivrance de l'information générale requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'est pas de nature à entacher d'irrégularité ce retrait de points. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le retrait de six points faisant suite à l'infraction commise le 2 avril 2017 est entaché d'illégalité.
En ce qui concerne la réalité des infractions commises :
10. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ".
11. Il résulte des dispositions des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route, combinées avec celles des articles 529 et suivants du code de procédure pénale et du premier alinéa de l'article 530 du même code, que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
12. En premier lieu, le ministre a versé au dossier le relevé d'information intégral relatif à la situation de M. A, extrait du système national du permis de conduire. Eu égard aux mentions de ce document qui ne saurait être écarté des débats comme dépourvu de valeur probante et en l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à remettre en cause leur exactitude, le requérant doit être regardé comme ayant acquitté les amendes forfaitaires à la suite des infractions commises les 2 octobre 2017, 9 novembre 2020, 10 novembre 2020 et 11 janvier 2021. Le requérant ne démontre pas en effet qu'il aurait présenté, sur le fondement de l'article 529-2 susmentionné du code de procédure pénale, une requête en exonération des amendes forfaitaires afférentes aux infractions commises les 2 octobre 2017, 9 novembre 2020, 10 novembre 2020 et 11 janvier 2021. Il suit de là que la réalité de ces infractions doit être tenue pour établie conformément aux dispositions susmentionnées de l'article L. 223-1 du code de la route, sans que le requérant puisse utilement arguer de ce que la charge de la preuve incombe à l'administration.
13. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que l'infraction commise le 2 avril 2017 a donné lieu à un arrêt de la cour d'appel d'Agen en date du 5 septembre 2019, devenu définitif le 15 septembre 2019. Par suite, la réalité de cette infraction doit être regardée comme établie.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions en injonction :
15. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution.".
16. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressé doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer à M. A la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2022.
La présidente,
Isabelle Carthé Mazères
La greffière,
Sandrine Furbeyre
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
Le greffier en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026