mardi 20 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102920 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | INTER BARREAUX NANTES ANGERS ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 novembre 2020 auprès du tribunal administratif de Nice et un mémoire complémentaire enregistré le 7 février 2022, Mme A C, épouse B, représentée par Me Salquain, demande au tribunal :
- 1°) de condamner l'État à l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis à hauteur de la somme totale de 467 000 euros, à parfaire, au regard des fautes commises dans la reconstitution de sa carrière en qualité de professeure des écoles ;
- 2°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse de procéder à la reconstitution de sa carrière ;
- 3°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 juillet 2021 et 30 mars 2022, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports conclut au rejet de la requête.
Par une lettre du 5 décembre 2022, Mme C, épouse B, demande au tribunal de clore le dossier, lequel fait doublon avec l'affaire déjà jugée par le tribunal administratif de Montpellier le 13 juillet 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance de la présidente du tribunal administratif de Nice du 4 mai 2021 sous le n° 2004912 ;
- le jugement du 13 juillet 2022 du tribunal administratif de Montpellier, sous le n°2025992.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, le vice-président du tribunal administratif de Paris et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Il résulte de l'instruction que, par une ordonnance n° 462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'État a, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, transmis au tribunal administratif de Montpellier la requête initialement présentée par Mme C, épouse B, devant le tribunal administratif de Toulouse, enregistrée sous le n° 2005992, et tendant à la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis à hauteur de la somme totale de 467 000 euros, à parfaire, au regard des fautes commises dans la reconstitution de sa carrière en qualité de professeure des écoles et à ce qu'il soit enjoint au ministre de l'éducation nationale de procéder à la reconstitution de sa carrière. Par un jugement du 13 juillet 2022, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande, un appel étant actuellement pendant devant la cour administrative d'appel de Toulouse. La présente requête, enregistrée sous le n° 2102920 au tribunal administratif de Toulouse, qui a strictement le même objet que celle jugée par le tribunal administratif de Montpellier n'a, cependant et par erreur, pas fait l'objet d'une transmission à ce même tribunal alors qu'elle était liée avec celle enregistrée sous le n° 2005992, dont elle constituait un doublon, ainsi que la requérante l'indique elle-même dans ses dernières écritures.
3. Dès lors, la présente requête ayant manifestement perdu son objet, il n'y a plus lieu d'y statuer. Par ailleurs et dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête de Mme C, épouse B, présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête de Mme C, épouse B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C, épouse B, et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Fait à Toulouse, le 20 décembre 2022.
Le président de la 4ème chambre,
T. SORIN
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026