mercredi 17 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2103615 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | KOSSEVA-VENZAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juin 2021 et deux mémoires enregistrés le 18 octobre 2021 et le 27 janvier 2022, M. C A, représenté par Me Kosseva-Venzal, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 avril 2021 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit de retourner en France pour une durée de 12 mois ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", ou " travailleur temporaire ", à défaut, de réexaminer sa situation administrative en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'ordonner à la préfète de l'Ariège d'effacer son signalement dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle sur le seul fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire sont insuffisamment motivés ;
S'agissant du refus de titre de séjour
- cette décision méconnaît les articles 47 et 388 du code civil ; elle est entachée d'erreurs de fait et d'une erreur d'appréciation à cet égard ;
- elle méconnaît les articles L. 313-14, L.313-10 et L.313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que l'article L.313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
S'agissant de l'interdiction de retour en France :
- cette décision est privée de base légale par suite de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation ;
S'agissant de la fixation du pays de renvoi :
- cette décision est insuffisamment motivée ; elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est privée de base légale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés le 16 septembre 2021 et le 7 janvier 2022, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 novembre 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 ;
- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 ;
- le décret n°2020-1370 du 10 novembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R.732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Kosseva-Venzal, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant guinéen, est entré en France selon ses déclarations le 11 août 2017. Le 8 février 2018, il est placé à l'aide sociale à l'enfance de l'Ariège et obtient une carte de séjour temporaire valable jusqu'au 31 octobre 2020 sur le fondement de l'article L.313-11 2° bis du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. A a sollicité le 27 août 2020 le renouvellement de son titre de séjour. Par arrêté du 30 avril 2021, la préfète de l'Ariège a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit de retourner en France pour une durée de 12 mois.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". M. A ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 novembre 2021, les conclusions tendant à son admission à ce dispositif à titre provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
4. Il résulte de ces dispositions que les actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays bénéficient d'une présomption de validité. Cependant, la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
5. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. A a produit un jugement supplétif n° 16682 tenant lieu d'acte de naissance, rendu le 27 juillet 2017 par le tribunal de première instance de Conakry II, un extrait n°3598 du registre de l'état civil du 31 juillet 2017 de la commune de Ratoma, Conakry, portant transcription de ce jugement ainsi qu'une carte consulaire délivrée le 9 juin 2020. Il ressort des pièces du dossier que le jugement supplétif et l'extrait du registre de l'état civil ont été légalisés par la chargée des affaires consulaires du consulat de Guinée en France le 25 novembre 2021, légalisation dont l'authenticité n'est pas remise en cause par la préfète, qui critique seulement la légalisation de signature réalisée par le ministère des affaires étrangères de Guinée le 1er août 2017. Bien que postérieure à l'arrêté attaqué, cette dernière légalisation, dont l'authenticité n'est pas contestée par la préfète de l'Ariège, doit être prise en compte pour apprécier la légalité de l'arrêté en ce qu'elle révèle des faits qui lui sont antérieurs. Dans ce contexte, et bien qu'une légalisation se borne à attester de la régularité formelle d'un acte, cette nouvelle légalisation tend à redonner une valeur probante aux documents d'état civil dont M. A se prévaut et les éléments sur lesquels s'était fondée la préfète de l'Ariège apparaissent alors insuffisants pour écarter comme étant dépourvus de valeur probante les documents produits. En effet, tout d'abord, en l'absence de tout élément sur les sécurités que ces documents doivent comporter selon la législation guinéenne, la circonstance que ces derniers sont démunis de telles sécurités et ne sont pas accompagnés de la photo ou des empreintes digitales de leur titulaire ne permet pas de démontrer qu'ils ne sont pas authentiques. Il en est de même de la circonstance que le jugement et la requête soient datés du même jour, alors, au demeurant, qu'il ressort de ce jugement qu'il a été rendu après versement de documents au dossier et après enquête réalisée à la barre, notamment l'audition de deux témoins, comme le prévoient les dispositions de l'article 184 du code civil guinéen alors applicable. En outre, il ne ressort pas des dispositions du code civil guinéen, et en particulier de son article 193 qui régit les jugements supplétifs, que ces derniers doivent comporter l'ensemble des mentions prévues par les dispositions des articles 174, 176 et 196 du même code, qui concernent les actes de naissance. En tout état de cause, le seul fait que le jugement supplétif ne comporte pas toutes les mentions prévues par ces dispositions ne suffit pas à lui ôter tout caractère probant. Enfin, le constat d'un contexte général de fraude généralisée à l'état civil guinéen ne peut suffire à permettre de douter de l'authenticité des actes d'état civils produits par l'intéressé. C'est donc par une inexacte application des dispositions des articles L.11-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 47 du code civil que la préfète de l'Ariège a considéré que l'état-civil de M. A n'était pas établi.
6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ". Aux termes de l'article L.313-11 (7°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France il y a trois ans à la date de l'arrêté contesté, alors qu'il était âgé de 16 ans et trois mois. M. A, qui, selon les appréciations portées par ses professeurs, était un élève sérieux, assidu et motivé, a suivi avec succès une scolarité qui l'a placé parmi les meilleurs élèves de sa classe, et a obtenu le brevet des collèges, le Delfa niveau B1 et un CAP de peintre-applicateur de revêtement. Tant le rapport de la structure de l'aide sociale à l'enfance (ASE) de l'Ariège qui a pris en charge M. A que les attestations de ses anciens professeurs et de la famille fuxéenne qui l'accueille, décrivent un jeune homme intégré à la société française, construisant avec constance un projet de vie et un parcours d'insertion professionnelle réalistes. A cet égard, les difficultés rencontrées après l'obtention de son CAP, entre juillet 2020 et juin 2021, date à laquelle il a conclu un contrat de travail à durée déterminée, sont à mettre en relation avec l'arrêt des chantiers pendant la pandémie du Covid-19. M. A a, toutefois, pendant cette période, passé son permis de conduire et son permis Caceres. Par ailleurs, M. A a noué une relation privilégiée avec une famille qui l'accueille et le soutient et s'est fait des amis au club de football de Lavelanet ainsi qu'à Toulouse, la structure d'accueil de l'ASE décrivant sa vie sociale comme dynamique, alors que ses parents étant décédés, son seul lien familial en Guinée est sa sœur. Si, enfin, la préfète de l'Ariège mentionne que M. A est défavorablement connu des services de police, aucune pièce du dossier n'établit qu'il aurait été poursuivi pénalement ou mis en cause pour avoir lui-même commis des délits. Dans ces conditions, le refus de titre de séjour opposé à M. A porte au droit au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a été pris. Cette décision doit par suite être annulée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête.
8. L'annulation du refus de titre de séjour entraîne par voie de conséquence l'annulation des décisions obligeant M. A à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et lui interdisant de retourner en France pour une durée de 12 mois.
Sur les autres conclusions :
9. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique nécessairement que la préfète de l'Ariège délivre à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et efface son signalement du système d'information Schengen. Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans un délai de deux mois, en délivrant dans l'attente à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant également à travailler, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
10. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante dans la présente instance, la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative, à verser à Me Kosseva-Venzal sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 30 avril 2021 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète de l'Ariège de délivrer à M. A une carte temporaire de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, en le munissant dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, et d'effacer son signalement du système d'information Schengen dans le même délai.
Article 4 : L'Etat versera à Me Kosseva-Venzal la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la préfète de l'Ariège et à Me Kosseva-Venzal.
Délibéré après l'audience du 21 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
Mme B, magistrate honoraire,
M. Farges, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.
La rapporteure,
C. B
Le président,
T. SORIN
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
la greffière en chef,
ou par délégation, le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026