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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2104090

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2104090

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2104090
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantKOSSEVA-VENZAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 juillet 2021 et le 24 février 2022, M. B E, représenté par Me Kosseva-Venzal, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2021 par lequel la préfète de l'Ariège lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, interdiction de retour sur territoire français pendant une durée de douze mois et fixer le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention " salarié " dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en lui délivrant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;

4°) d'enjoindre la préfète de l'Ariège d'effacer son signalement dans le fichier de non-admission au système d'information Schengen (SIS) ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, de mettre à la charge de l'Etat la même somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

L'ensemble des décisions :

- sont entachées d'un défaut de motivation en droit et en fait ;

- sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

La décision portant refus de séjour :

- méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

La décision fixant le pays de destination :

- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions des articles L.721-4 et L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile eu égard aux risques encourus dans son pays d'origine.

La décision portant interdiction de retour d'une durée de 12 mois :

- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des articles L.612-6, L.612-8 et L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2022, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance en date du 17 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 11 mars 2022.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse en date du 21 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours des audiences publiques du 30 juin 2022 et du 4 juillet 2022 le rapport de M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant arménien, né le 14 septembre 1991 à Artachat, est entré en France irrégulièrement selon ses déclarations le 9 septembre 2015. Il a déposé le 9 septembre 2015 une demande d'admission au séjour au titre de l'asile auprès de la préfecture de l'Ariège. Sa demande a été rejetée par une décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides le 25 février 2016, rejet confirmé par une décision du 3 novembre 2016 de la Cour nationale du droit d'asile. Par un arrêté du 12 janvier 2017, le préfet de l'Ariège a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement du 9 mars 2017, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Toulouse a rejeté les conclusions de M. E tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi. Par un jugement du 25 septembre 2018, la formation collégiale du tribunal d'administratif de Toulouse a refusé de faire droit à la demande de l'intéressé tendant à l'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêt du 24 août 2017, la cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé le jugement du magistrat désigné du 9 mars 2017. Le 26 octobre 2020, M. E a sollicité auprès de la préfète de l'Ariège son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié et au titre de la vie privée et familiale. Par un arrêté en date du 14 juin 2021, la préfète de l'Ariège a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée de douze mois. M. E demande l'annulation de cet arrêté dans toutes ses dispositions.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. M. E ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse en date du 21 décembre 2021, sa demande d'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet et il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. Les décisions contenues dans l'arrêté comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, l'arrêté attaqué doit être regardé comme suffisamment motivé.

5. En second lieu, il ressort de la motivation de l'arrêté contesté et des pièces du dossier que la préfète de l'Ariège a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. E. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour pendant une durée de douze mois seraient à cet égard entachées d'erreur de droit doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. (). ".

7. Le requérant fait valoir une durée de résidence sur le sol français significative. Il est présent sur le sol français depuis le 9 septembre 2015. Il participe depuis son arrivée à diverses activités de bénévolat notamment avec la Croix-Rouge et le Secours populaire français de Pamiers. Il a réalisé plusieurs formations en France, notamment le module d'intégration pour équipe mobile ou Samu social et la prévention et secours civique de niveau 1. Il se maintient en situation irrégulière à la suite de l'arrêté du 12 janvier 2017 lui faisant obligation de quitter le territoire français. L'intéressé se prévaut de la seule présence de sa mère en France qui est dans la même situation administrative que lui. Il est célibataire et sans enfants à charge. Par ailleurs, les seules promesses d'embauches pour un emploi à la nature et à la rémunération indéterminées dans un restaurant de Pamiers ou par la fédération du Secours populaire de Foix en contrat à durée indéterminée dont il fait état ne sauraient caractériser l'existence d'une réelle insertion professionnelle dans la société française. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, le requérant ne justifie pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale. Par suite, la préfète de l'Ariège n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. ".

9. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7 de ce jugement, M. E ne justifie pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels de nature à faire regarder le refus de séjour comme entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 7 ci-dessus, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'autorité préfectorale a méconnu les stipulations précitées.

12. En quatrième et dernier lieu, toujours pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, l'intéressé n'est pas non plus fondé à soutenir que la préfète de l'Ariège aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences du refus sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, la décision portant refus d'admission exceptionnelle au séjour n'étant pas illégale, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas dépourvue de base légale.

14. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

15. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire national.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.

17. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

18. Si le requérant soutient qu'il encourt des risques de subir des traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Arménie, il n'apporte pas, alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et par la Cour nationale du droit d'asile, d'éléments concrets de nature à établir la réalité et l'actualité des risques auxquels il prétend être exposé en cas de retour en Arménie. En l'espèce, ses origines azéries ne sont pas établies puisque sur son acte de naissance, ses deux parents ont la nationalité arménienne, par conséquent il ne peut en tout état de cause pas se prévaloir d'un risque sur la base de ses origines azéries alléguées. Par ailleurs, M. E, qui est né à Artachat dans la plaine de l'Araxe, n'apporte aucun élément probant susceptible d'établir la réalité de la menace personnelle, réelle et directe qu'il encourrait en raison des menaces militaires azerbaïdjanaises sur le droit de passage arménien vers le Haut-Karabakh au niveau du corridor de Latchin ou du risque de mise en place d'un corridor entre l'Azerbaïdjan et le Nakhitchevan. Par conséquent, la décision fixant le pays de renvoi ne méconnaît pas les stipulations et dispositions citées au point précédent.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour d'une durée de 12 mois

19. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré du défaut de base légale doit être écarté.

20. En second lieu, l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " et l'article L. 612-10 du même code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "

21. Il ressort des pièces du dossier que M. E est entré en France le 9 septembre 2015. Il est constant qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement qu'il n'a pas exécutée. Si le requérant se prévaut d'activités de bénévole, selon différentes attestations de bénévolats du 18 septembre 2020 de la Croix-Rouge et du 23 septembre 2020 du Secours populaire français, ces circonstances ne permettent pas de regarder l'intéressé comme particulièrement inséré en France, ou y bénéficiant de liens anciens et stables. Par suite, malgré l'absence de menace pour l'ordre public que représente sa présence en France, l'interdiction de retour sur le territoire national pour une durée d'un an n'apparaît entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation.

22. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de l'Ariège du 14 juin 2021.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

23. Le présent jugement rejetant les conclusions à fin d'annulation, les conclusions relatives à l'injonction ne peuvent qu'être également rejetées.

Sur les frais liés au litige :

24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante en l'espèce, verse au conseil du requérant la somme réclamée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

25. La présente instance n'ayant donné lieu à aucuns dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées par M. E au titre dudit article ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire de M. E.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et à la préfète de l'Ariège.

Délibéré après l'audience du 4 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. Jozek, premier conseiller,

M. Jazeron, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

Le président- rapporteur,

J. C. D

Le premier conseiller le plus ancien,

F. JOZEK La greffière,

M. A C

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège, en ce qui la concerne et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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