lundi 2 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2202837 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | COHEN-TAPIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mai et 1er juillet 2022, M. D M'Hamdi, représenté par Me Cohen-Tapia, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 avril 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que le remboursement des droits de plaidoirie prévus à l'article L. 723-3 du code de la sécurité sociale.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- le préfet n'a pas procédé à l'examen de sa situation personnelle ;
- elle a été éditée en méconnaissance de son droit d'être entendu et du principe du contradictoire ;
- elle méconnaît les dispositions des article L. 423-7 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 9 de la convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 9 de la convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision fixant le pays de renvoi est dépourvue de base légale à raison de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 13 juin et 13 juillet 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 15 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 6 décembre 2022 à 12 h 00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. D M'Hamdi, ressortissant tunisien né le 2 novembre 1972, est entré en France le 1er octobre 2021 sous couvert d'un visa de court séjour. Si son épouse et les trois enfants issus de son mariage, dont deux, nés respectivement le 12 septembre 2006 et le 27 juin 2012, sont mineurs, résident en Tunisie, il s'est vu reconnaître, par un jugement du tribunal judiciaire de Toulouse en date du 10 janvier 2022, la paternité et l'exercice conjoint de l'autorité parentale à l'égard de l'enfant mineur de Mme B E, ressortissante française, Mohamed Amine E, né le 20 mai 2009 à Toulouse, qui avait fait l'objet d'une reconnaissance prénatale par M. G, ressortissant tunisien demeurant en France. Par le même jugement, le tribunal judiciaire a maintenu la résidence de l'enfant au domicile de Mme E en prévoyant pour M. M'Hamdi un droit de visite et d'hébergement sur le seul territoire français et a fixé la contribution de l'intéressé à l'entretien de cet enfant à la somme mensuelle de 100 euros. Le 11 mars 2022, M. M'Hamdi a sollicité auprès du préfet de la Haute-Garonne son admission au séjour au titre de la vie privée et familiale en qualité de parent d'enfant français. Dans le cadre de l'instruction de sa demande, l'intéressé s'est vu délivrer un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail, renouvelé une fois. Par un arrêté en date du 29 avril 2022, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, au motif qu'il ne justifiait pas, pour le bénéfice d'une carte de séjour temporaire en qualité de parent français mineur sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, participer à l'entretien et à l'éducation du jeune F E depuis au moins deux ans ni même dans le respect du jugement du tribunal judiciaire de Toulouse du 10 janvier 2022. Par la présente requête, l'intéressé demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision portant refus d'admission exceptionnelle au séjour attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces des dossiers ni des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne aurait commis un défaut d'examen sérieux et personnel de la situation de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de la situation personnelle de M. M'Hamdi doit être écarté.
4. En troisième lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande et il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu est ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu et du principe du contradictoire ne peut qu'être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "
6. Il ressort des pièces du dossier que M. M'Hamdi est le père d'un enfant de nationalité française né le 20 mai 2009 à Toulouse de son union avec une ressortissante française dont il est séparé. Par ailleurs, il est marié avec une ressortissante tunisienne qui vit en Tunisie avec leurs deux enfants mineurs. Il s'est vu reconnaître, par un jugement du tribunal judiciaire de Toulouse en date du 10 janvier 2022, la paternité et l'exercice conjoint de l'autorité parentale à l'égard de son fils de nationalité française. Toutefois, si M. M'Hamdi, qui indique résider de manière continue en France depuis le 1er octobre 2021, soutient qu'il participe activement à l'entretien et à l'éducation de son enfant notamment en lui apportant une aide financière mensuelle et produit à l'appui de ses allégations un jugement du 10 janvier 2022 du tribunal judiciaire de Toulouse mentionnant que la mère de l'enfant n'a pas formé de demande financière mais qu'il a accepté de lui verser une contribution pour l'entretien de leur enfant de 100 euros par mois, ainsi qu'une attestation de la mère de l'enfant et des attestations de sa sœur demeurant à Angoulême et d'un de ses cousins demeurant à Albi, ces éléments n'apparaissent pas suffisamment probants, à défaut pour le requérant d'apporter des éléments de nature à établir la réalité des versements qu'il allègue avoir effectués. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention () " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
8. D'une part, la demande d'admission au séjour au titre de la " vie privée et familiale " présentée le 11 mars 2022 par M. M'Hamdi alors qu'il était en situation irrégulière sur le territoire national peut, contrairement à ce que fait valoir le préfet de la Haute-Garonne, être regardée comme une demande d'admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale. D'autre part, pour établir le motif exceptionnel fondant sa demande d'admission au séjour, le requérant soutient que l'état de santé de la mère de son fils, atteinte d'une tumeur maligne des os du bassin, du sacrum et du coccyx l'empêche de s'occuper seule de leur enfant et sa présence est par conséquent nécessaire pour veiller à l'entretien et l'éducation de ce dernier. Toutefois, et si la gravité de l'état de santé de la mère de l'enfant est établie, M. M'Hamdi ne démontre pas, ainsi qu'il a été exposé au point 6 du présent jugement, contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son fils et que sa présence auprès de celui-ci serait indispensable, alors, au demeurant, qu'il était entré sur le territoire français depuis moins de deux ans à la date de la décision attaquée. En outre, le requérant n'établit pas non plus que la mère de son fils serait dans l'incapacité d'être aidée par ses proches et par l'assistance médicale d'un professionnel, comme l'a relevé le préfet dans la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En sixième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Et aux termes de l'article 3-1 la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 : " dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur des enfants doit être une considération primordiale. "
10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 et 8 du présent jugement, ainsi que de la présence récente de M. M'Hamdi, père de deux enfants mineures de nationalité tunisienne qui vivent en Tunisie, sur le territoire français, que la décision attaquée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 § 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
11. En septième et dernier lieu, les stipulations de l'article 9 de la convention des Nations-Unies sur les droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990, créent seulement des obligations entre États sans ouvrir de droits aux intéressés. Par suite, le moyen tiré de leur méconnaissance par la décision attaquée est inopérant.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 6, 8, 10 et 11 de ce jugement que le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article 3 § 1 de la convention des Nations-Unies sur les droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990.
13. En second lieu, comme il a été dit au point 11, les stipulations de l'article 9 de la convention des Nations-Unies sur les droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990, créent seulement des obligations entre États sans ouvrir de droits aux intéressés. Par suite, le moyen tiré de leur méconnaissance par la décision attaquée est inopérant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
14. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour qui lui a été opposée, le requérant n'est pas fondé à invoquer cette illégalité, par voie d'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. M'Hamdi n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 29 avril 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme sollicitée par M. M'Hamdi au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Sur les conclusions relatives aux droits de plaidoirie :
17. Les droits de plaidoirie prévus à l'article L. 723-3 du code de la sécurité sociale ne sont pas au nombre des dépens énumérés par les dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Au surplus, la présente instance n'a pas donné lieu à des dépens. Par suite, les conclusions tendant à la mise à la charge de l'Etat des droits de plaidoirie ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. M'Hamdi est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D M'Hamdi et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Truilhé, président,
- M. Déderen, premier conseiller,
- M. Zabka, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 janvier 2023.
Le rapporteur,
N. A
Le président,
J-C. TRUILHÉ
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026