mercredi 6 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2202992 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | EYRIGNOUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 27 mai 2022, le 18 janvier 2023 et le 3 juillet 2023, M. C A, représenté par Me Reilles, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 mars 2022 par laquelle le maire de la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe l'a licencié pour suppression d'emploi ;
2°) d'annuler la délibération du 22 février 2022 portant suppression d'un poste permanent de catégorie B ;
3°) d'enjoindre à la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe de réexaminer ses droits à reclassement à la date de la décision annulée et de le réintégrer à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les écritures en défense sont irrecevables dès lors que la délibération autorisant le maire à défendre n'est pas produite et qu'il n'est pas établi que cette délibération aurait fait l'objet d'une publicité ;
- la décision prononçant son licenciement est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été invité à demander un reclassement avant la notification de cette décision ;
- elle est entachée d'un autre vice de procédure dès lors qu'elle a été prise avant que le procès-verbal de la commission consultative paritaire ne soit devenu définitif, en méconnaissance de l'article 39-5 du décret du 15 février 1988 ;
- elle a été prise avant même que la commission consultative paritaire n'ait donné son avis ;
- les motifs empêchant le reclassement n'ont pas été portés à la connaissance de la commission consultative paritaire ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dans l'application de l'article 39-5 du décret du 15 février 1988 dès lors qu'il aurait pu être reclassé ;
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la délibération qui constitue sa base légale : la commune ne justifie pas de la nécessité et de l'utilité de la restructuration ayant conduit à la suppression du poste qu'il occupait ;
- elle constitue un détournement de pouvoir.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 17 novembre 2022 et le 3 mars 2023, ainsi que par un mémoire en défense enregistré le 8 septembre 2023 sans être communiqué, la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe, représentée par Me Eyrignoux, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- elle justifie de l'habilitation de son maire à ester en justice ;
- le moyen tiré du vice de procédure en raison de l'absence de procès-verbal définitif de la commission consultative paritaire est inopérant ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 11 septembre 2023.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Préaud, rapporteure,
- les conclusions de Mme B - Le Guillou, rapporteure publique,
- les observations de Me Reilles, représentant M. A et de Me Boubal, substituant Me Eyrignoux représentant la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe.
Vu la note en délibéré présentée par la commune de Saint-Sulpice-la Pointe et enregistrée le 18 octobre 2024 sans être communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté au grade de technicien de catégorie B par la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe par un contrat à durée déterminée du 3 mai au 31 juillet 2021 en qualité de responsable du service voirie et réseaux divers sur un emploi non permanent. Un nouveau contrat a été conclu pour la période du 1er août 2021 au 31 juillet 2022, cette fois-ci sur un emploi permanent. Par une délibération du 22 février 2022, le conseil municipal de Saint-Sulpice-la-Pointe a approuvé la suppression d'un emploi de responsable dans le grade des techniciens territoriaux (filière technique, catégorie B) à temps complet, à compter du 1er mars 2022. Par un arrêté du 29 mars 2022, le maire de Saint-Sulpice-la-Pointe a prononcé le licenciement de M. A pour suppression d'emploi. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté et de cette délibération.
Sur la recevabilité des mémoires en défense de la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe :
2. Aux termes de l'article L. 2132-1 du code général des collectivités territoriales : " Sous réserve des dispositions du 16° de l'article L. 2122-22, le conseil municipal délibère sur les actions à intenter au nom de la commune. " Aux termes de l'article L. 2122-22 de ce code : " Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : / () / D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal, et de transiger avec les tiers dans la limite de 1 000 € pour les communes de moins de 50 000 habitants et de 5 000 € pour les communes de 50 000 habitants et plus () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 2131-1 de ce code : " I.- Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'ils ont été portés à la connaissance des intéressés dans les conditions prévues au présent article et, pour les actes mentionnés à l'article L. 2131-2, qu'il a été procédé à la transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement prévue par cet article. / Le maire peut, sous sa responsabilité, certifier le caractère exécutoire d'un acte. / III. - Les actes réglementaires et les décisions ne présentant ni un caractère réglementaire, ni un caractère individuel font l'objet d'une publication sous forme électronique, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, de nature à garantir leur authenticité et à assurer leur mise à disposition du public de manière permanente et gratuite. () "
3. Si, en réponse à la fin de non-recevoir opposée par M. A tirée de l'absence de production de la délibération autorisant le maire à défendre la commune et de l'absence de publication de cette délibération, la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe a produit la délibération du 10 juillet 2020 par laquelle son conseil municipal a délégué à son maire le pouvoir de défendre la commune dans les actions intentées contre elle notamment devant les juridictions de l'ordre administratif, il n'a pas été justifié, avant la clôture de l'instruction, que cette délibération aurait fait l'objet d'une mesure de publicité et qu'elle présentait dès lors un caractère exécutoire. Par suite, à défaut pour la commune défenderesse d'établir que son maire disposait d'une habilitation régulière ayant force exécutoire pour exercer le présent recours, ses écritures doivent être exclues des débats.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de licenciement :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 39-3 du décret du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, dans sa version applicable au litige : " I.- Sans préjudice des dispositions relatives au licenciement pour faute disciplinaire, pour insuffisance professionnelle ou pour inaptitude physique, le licenciement d'un agent contractuel recruté sur un emploi permanent conformément à l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée peut être notamment justifié par l'un des motifs suivants : / 1° La disparition du besoin ou la suppression de l'emploi qui a justifié le recrutement de l'agent () " Et aux termes de l'article 39-5 de ce décret, dans sa version applicable au litige : " II.- Lorsque l'autorité territoriale envisage de licencier un agent pour l'un des motifs mentionnés au I du présent article, elle convoque l'intéressé à un entretien préalable selon les modalités définies à l'article 42. A l'issue de la consultation de la commission consultative paritaire, prévue à l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, elle lui notifie sa décision par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. / () / Cette lettre invite également l'intéressé à présenter une demande écrite de reclassement, dans un délai correspondant à la moitié de la durée du préavis prévu à l'article 40, et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement sont susceptibles de lui être adressées. () "
5. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 29 mars 2022 prononçant le licenciement pour suppression d'emploi de M. A comporte, en son article 3, la mention de la possibilité de formuler une demande de reclassement dans un délai de quinze jours à compter de sa notification, soit jusqu'au 12 avril 2022. Il ressort également des pièces du dossier que M. A avait d'ailleurs déjà été informé de la possibilité de présenter une demande de reclassement en cas de décision de licenciement, dans le courrier du 7 mars 2022 le convoquant à un entretien préalable. Il ne ressort pas des dispositions précitées de l'article 39-5 du décret du 15 février 1988 que l'invitation à présenter une demande de reclassement aurait dû être faite préalablement à l'édiction de la décision de licenciement. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que M. A a sollicité un reclassement par courrier en date du 8 avril 2022. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure faute d'invitation à demander un reclassement avant la notification du licenciement doit être écarté.
6. En deuxième lieu, s'il ressort du courrier du 20 avril 2022 du président de la commission consultative paritaire que le procès-verbal de la séance du 28 mars 2022 n'était pas devenu définitif à la date de la décision attaquée, cette circonstance est sans incidence sur la légalité du licenciement dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que la commission consultative paritaire s'était bien réunie et avait bien émis un avis préalablement à son édiction. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure en raison de l'absence de procès-verbal définitif doit être écarté.
7. En troisième lieu, M. A soutient que la décision de licenciement était prise avant même que la commission consultative paritaire n'ait émis son avis. Toutefois, le compte-rendu de l'entretien préalable du 7 mars 2022 ne permet pas de l'établir dès lors que la mention " M. C A remettra à la collectivité les équipements, le PC et le téléphone. Le badge, les clefs ont été déjà remis " apparaît dans la partie relative aux observations faites par l'agent sans que le reste du compte-rendu ne fasse état d'une quelconque demande en ce sens de la part de l'employeur. Par suite, le moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article 39-5 du décret du 15 février 1988, dans sa version applicable au présent litige : " L'autorité territoriale porte à la connaissance de la commission consultative paritaire prévue à l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée les motifs qui, le cas échant, empêchent le reclassement de l'agent dans les conditions prévues au présent article et au III de l'article 13. "
9. La circonstance que les motifs faisant obstacle au reclassement de M. A n'ont pas été communiqués à la commission consultative paritaire lors de sa séance du 28 mars 2023, préalablement à la décision de licenciement, est sans incidence sur sa légalité dès lors que cette procédure de reclassement n'avait pas encore été engagée par M. A. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie du fait de l'absence d'information de la commission consultative paritaire des motifs empêchant le reclassement de M. A doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 39-5 du décret précité du 15 février 1988, dans sa version applicable au litige : " I.- Le licenciement pour l'un des motifs prévus à l'article 39-3, à l'exclusion de ceux prévus au 5° du I et aux II et III de cet article, ne peut être prononcé que lorsque le reclassement de l'agent n'est pas possible dans un autre emploi que la loi du 26 janvier 1984 susvisée autorise à pourvoir par un agent contractuel et dans le respect des dispositions légales régissant le recrutement des agents contractuels. Ce reclassement concerne les agents recrutés sur emplois permanents conformément à l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, par contrat à durée indéterminée ou par contrat à durée déterminée lorsque le terme de celui-ci est postérieur à la date à laquelle la demande de reclassement est formulée. L'emploi de reclassement est alors proposé pour la période restant à courir avant le terme du contrat. / Il s'effectue sur un emploi relevant de la même catégorie hiérarchique ou à défaut, et sous réserve de l'accord exprès de l'agent, d'un emploi relevant d'une catégorie inférieure. / L'offre de reclassement concerne les emplois des services relevant de l'autorité territoriale ayant recruté l'agent. L'offre de reclassement proposée à l'agent est écrite et précise. L'emploi proposé est compatible avec ses compétences professionnelles. () "
11. Il ressort des pièces du dossier que M. A a sollicité, par courrier du 8 avril 2022, son reclassement en se prévalant d'un poste figurant dans le tableau des effectifs correspondant à son niveau et à ses compétences professionnelles. Par un courrier en réponse du 26 avril 2022, le maire de la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe lui a fait savoir qu'il n'existait aucun emploi disponible correspondant à ses compétences mais que si un tel emploi venait à être vacant, il lui serait proposé. Si M. A produit un organigramme des services et un organigramme des affectations à compter du 1er mars 2022, il n'en ressort pas que l'emploi de catégorie B du service " Cadre de vie " aurait effectivement été vacant, ni même que M. A aurait disposé de l'expérience et des qualifications et compétences pour l'occuper. Par ailleurs, si le requérant produit également un extrait de la délibération du conseil municipal du 7 juillet 2022 approuvant notamment la création de deux emplois contractuels de techniciens territoriaux de catégorie B, ces postes n'avaient vocation à être pourvus qu'à compter du 1er août 2022 alors que son contrat se terminait le 31 juillet 2022. Par suite, la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe n'a pas méconnu son obligation de reclassement.
12. En sixième lieu, il ressort tant de la note de synthèse du comité technique du 21 février 2022 que de la délibération du conseil municipal du 22 février 2022 que la suppression de l'emploi de M. A est justifiée par la réorganisation induite par la fusion du service " espaces verts " et du service " voirie et réseaux divers " ne nécessitant qu'un responsable pour le service ainsi fusionné. Il en ressort également que cette fusion a été décidée dans un but " d'efficience des ressources de la collectivité " et de simplification de l'organisation au bénéfice des administrés. Si M. A soutient qu'aucun motif économique n'imposait d'entreprendre une réorganisation des services, les objectifs de la réorganisation qui viennent d'être exposés ne sont pas nécessairement motivés par une contrainte économique. Dans ces conditions, le conseil municipal n'a pas entaché sa délibération du 22 février 2022 supprimant l'emploi de M. A d'une erreur manifeste d'appréciation. Le moyen tiré de l'illégalité de la décision de licenciement par voie d'exception de l'illégalité de la délibération du 22 février 2022 doit dès lors être écarté.
13. En septième et dernier lieu, la circonstance que la décision attaquée soit intervenue alors que M. A a déclaré un accident de service et présenté une demande de protection fonctionnelle ne permet pas d'établir l'existence d'un détournement de procédure, d'autant plus qu'il vient d'être exposé qu'il n'est établi ni une méconnaissance de l'obligation de reclassement ni une erreur manifeste d'appréciation dans la décision de supprimer l'emploi occupé par le requérant. Par suite, le moyen doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 mars 2022 prononçant son licenciement pour suppression d'emploi.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 22 février 2022 :
15. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12, M. A n'est, en tout état de cause, pas fondé à demander l'annulation de la délibération du 22 février 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A, n'implique aucune mesure d'injonction et d'astreinte. Par suite, ses conclusions à cette fin doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme sollicitée sur leur fondement par M. A soit mise à la charge de la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme sollicitée par la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe.
Délibéré après l'audience du 16 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Viseur-Ferré, présidente,
Mme Péan, conseillère,
Mme Préaud, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2024.
La rapporteure,
L. PRÉAUDLa présidente,
C. VISEUR-FERRÉ
La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026