vendredi 7 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2204983 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | GALINON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 août 2022 et 19 décembre 2022, M. G B, représenté par Me Galinon, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 juillet 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'ensemble des décisions attaquées :
- elles ont été prises par une autorité incompétente.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
- elle n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que la condition tenant à la possession d'un visa de long séjour n'est pas opposable en cas de demande d'admission exceptionnelle au séjour ;
- elle entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il justifie de plusieurs mois d'expérience en qualité de maçon au sein de plusieurs entreprises ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet n'a pas pris en compte l'arrêté du 1er avril 2021 alors que la catégorie professionnelle des " maçons " figure dans l'annexe I concernant la région Occitanie ;
- en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale dès lors qu'elle se fonde sur une décision de refus de titre de séjour elle-même illégale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale dès lors qu'elle se fonde sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale.
Sur la décision interdisant de retour sur le territoire français :
- elle est illégale dès lors qu'elle se fonde sur une décision de refus de titre de séjour et une décision portant obligation de quitter le territoire français elles-mêmes illégales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 16 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 février 2023.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 1er avril 2021 relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l'emploi, des autorisations de travail aux étrangers non ressortissant d'un Etat membre de l'Union Européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération Suisse ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F,
- les observations de Me Galinon, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. G B, ressortissant algérien, est entré en France, pour la dernière fois, le 17 août 2017 sous couvert d'un visa de long séjour " famille de français " en cours de validité à la suite de son mariage avec une ressortissante française puis a bénéficié d'un certificat de résidence algérien valable du 30 octobre 2017 au 29 octobre 2018, dont il a sollicité le renouvellement. Le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français par un arrêté du 4 décembre 2019, dont M. B a obtenu l'annulation par un jugement du tribunal administratif de Toulouse en date du 10 décembre 2020, qui a également enjoint à l'administration de procéder au réexamen de sa situation. Le 4 octobre 2021, il a de nouveau fait l'objet d'une décision de refus de titre de séjour assortie d'une mesure d'éloignement, qu'il n'a pas exécutée. Le 3 décembre 2021, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en France en se prévalant de l'ancienneté de sa présence sur le territoire ainsi que d'une promesse d'embauche pour un poste de maçon, dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée. Par un arrêté du 18 juillet 2022, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'ensemble des décisions attaquées :
2. Par un arrêté du 6 avril 2022, publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme E A, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions et arrêtés établis en matière de police des étrangers. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté manque en fait et doit être écarté.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort pas de la motivation de l'arrêté contesté ni des pièces du dossier, que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de M. B avant de statuer sur la demande de titre de séjour dont il était saisi.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
5. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Dès lors que, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national.
6. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, il y a lieu d'observer que ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
7. D'une part, il ressort des mentions de la décision contestée qu'après avoir relevé que M. B ne pouvait obtenir un titre de séjour sur le fondement des stipulations de l'accord franco-algérien en l'absence de production du visa de long séjour requis par l'article 9 de cet accord, le préfet de la Haute-Garonne a, dans le cadre de l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, procédé à l'examen de la situation personnelle de M. B afin d'apprécier s'il pouvait être délivré à l'intéressé un titre de séjour en qualité de salarié, et s'est fondé uniquement sur l'absence de qualification, d'expérience significative ou de diplôme de M. B au regard des caractéristiques de l'emploi envisagé, pour refuser de faire droit à la demande que celui-ci avait présentée au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, opposer la condition tenant à la détention d'un visa de long séjour dans le cadre de l'instruction de la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B doit être écarté.
8. D'autre part, M. B se prévaut d'une promesse d'embauche établie le 5 novembre 2021 pour un poste de maçon, profession figurant sur la liste des métiers ouverts dans la région Occitanie aux étrangers non ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse figurant en annexe de l'arrêté du 1er avril 2021 du ministre de l'intérieur et de la ministre du travail, et de son expérience sur des postes de manœuvre, d'aide maçon et de maçon. Toutefois, ainsi que l'a relevé le préfet dans son arrêté, le requérant ne justifie pas d'une qualification et d'une expérience professionnelles suffisantes pour permettre son admission au séjour en qualité de salarié au titre du pouvoir de régularisation du préfet. En outre, dès lors qu'un étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, M. B ne peut utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012. Par suite, les moyens soulevés par le requérant et tirés de ce que le préfet de la Haute-Garonne a commis une erreur de fait, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait doivent être écartés.
9. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. M. B se prévaut de sa présence en France depuis cinq ans, des liens qu'il a noués sur le territoire, de son état de santé et de son intégration au sein la société française par le travail. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant se maintient irrégulièrement sur le territoire depuis le prononcé d'une obligation de quitter le territoire français le 4 octobre 2021, qu'il n'a pas exécutée. A la date de l'arrêté en litige, il n'avait pas d'enfant et vivait séparé de son épouse française. Par ailleurs, il n'était pas dépourvu d'attaches familiales en Algérie où il a vécu jusqu'à l'âge de 38 ans et où résidaient ses parents et plusieurs de ses frères et sœurs. A cet égard, il n'apparait pas que M. B, qui souffre d'insuffisance rénale chronique nécessitant une séance d'hémodialyse trois fois par semaine, ne pourrait bénéficier dans son pays d'origine des soins requis par son état de santé. Enfin, il n'établit pas la réalité des liens personnels qu'il prétend avoir noué durant son séjour et ne justifie pas d'une intégration particulière. Dans ces circonstances, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour a été prise et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, et alors même que le requérant est titulaire d'une promesse d'embauche pour un emploi de maçon et qu'il a travaillé quelques mois comme manœuvre du 17 avril 2019 au 17 janvier 2020, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de procéder à la régularisation de sa situation.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour.
12. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10 du présent jugement, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
13. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
15. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Selon l'article L. 612-10 de ce même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
16. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France en 2017 et a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement non exécutée le 4 octobre 2021. L'intéressé, qui se déclare séparé de son épouse et qui n'a pas d'enfant, n'établit pas avoir constitué des attaches stables et durables en France. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur d'appréciation en interdisant à M. B de revenir sur le territoire français pendant un an.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent, par voie de conséquence, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. G B, à Me Galinon et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 24 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2023.
La présidente-rapporteure,
V. F
L'assesseure la plus ancienne,
M. DLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026