lundi 28 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2205742 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CHAMBARET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2022, un mémoire complémentaire enregistré le 21 octobre 2022 et des pièces enregistrées le 12 novembre 2022, M. B C, représenté par Me Chambaret, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 juin 2020 par lequel le préfet du Tarn-et-Garonne a retiré son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2ème de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de retrait d'attestation de demande d'asile :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en droit ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière en l'absence de mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le retrait d'attestation de demande d'asile n'est qu'une faculté pour l'administration ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait dès lors que le préfet n'a pas précisé les éléments et documents pris en compte par l'autorité préfectorale s'agissant de l'appréciation de ses attaches en France ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de motivation, notamment en droit ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'un an :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
La requête a régulièrement été communiquée au préfet, qui n'a pas formulé d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Chambaret, représentant M. C, absent, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que le requérant qui était à l'époque domicilié dans une structure d'accueil des demandeurs d'asile n'a pu avoir connaissance de l'existence de la décision que deux semaines avant l'introduction de la requête, que la préfecture ne produit rien s'agissant de la notification de la décision en cause, qu'il faut admettre la recevabilité de la requête, que les décisions sont entachées d'illégalité, que le retrait de l'attestation de la demande d'asile, valable jusqu'au 30 juillet 2020, est entaché d'une erreur de droit, qu'en effet les textes applicables à l'époque présentaient le retrait de l'attestation comme une faculté et non une obligation, que la rédaction de l'arrêté traduit une forme d'automaticité entre la décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides ou de la Cour nationale du droit d'asile et le retrait de l'attestation de demande d'asile, que dans le contexte de ce dossier, la question du contradictoire préalable à cette décision de retrait d'attestation de demande d'asile peut être posée, que l'annulation du retrait emporte par voie de conséquence celle de l'obligation de quitter le territoire français, que l'interdiction de retour sur le territoire français d'un an pose également difficulté alors que le dossier ne soulève aucune problématique d'ordre public, que la demande d'asile pour infondée qu'elle ait été jugée n'était pas dilatoire, que le maintien de M. C sur le territoire ne s'est pas effectué dans un contexte de clandestinité, que le requérant a une activité salariée, qu'il a déclaré ses revenus aux services des impôts, que l'interdiction de retour sur le territoire français d'un an est donc entachée d'erreur manifeste d'appréciation, qu'au surplus, on a du mal à percevoir les considérations de fait qui ont présidé à cette décision d'interdiction de retour sur le territoire français,
- le préfet n'étant ni présent, ni représenté.
La préfète de Tarn-et-Garonne a produit un mémoire en production de pièces, enregistré le 16 novembre 2022, qui n'a pas été communiqué.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, né le 23 mai 1994 à Luenoufla (Côte d'Ivoire), de nationalité ivoirienne, est entré sur le territoire français le 18 octobre 2017 et a sollicité son admission au bénéfice de l'asile le 21 décembre 2017. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile par une décision du 23 octobre 2019. Le 5 mars 2020, la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a rejeté le recours formé par l'intéressé à l'encontre de cette décision. Le 22 juin 2020, le préfet de Tarn-et-Garonne lui a retiré son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire pour une durée d'un an. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de retrait d'attestation de demande d'asile :
3. En premier lieu, la décision comporte l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de retrait d'attestation de demande d'asile ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français, octroie ou refuse un délai de départ volontaire, fixe le pays à destination duquel il sera reconduit, ainsi que les décisions qui tirent les conséquences du rejet par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile de la demande d'asile, au nombre desquelles figurent le retrait de l'attestation de demande d'asile. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixe les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du même code, ne saurait être utilement invoqué à l'encontre de la décision attaquée.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que le préfet se serait cru en situation de compétence liée, ni qu'il n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit dont serait entaché la décision attaquée doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable, et aujourd'hui codifiées à l'article L. 611-1 de ce même code : " I. ' L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : () 6° Si la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou si l'étranger ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 743-1 et L. 743-2 , à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Lorsque, dans l'hypothèse mentionnée à l'article L. 311-6, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la mesure peut être prise sur le seul fondement du présent 6° ". Aux termes des dispositions du dixième alinéa du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, et aujourd'hui codifiées à l'article L. 613-1 de ce même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. ".
7. La décision portant obligation de quitter le territoire français qui vise les textes dont il est fait application, notamment l'article L. 511-1 I 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qui fait état d'éléments précis relatifs à la situation du requérant, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
8. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et du citoyen : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. M. C soutient que la décision en litige porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des attaches dont il dispose en France. Toutefois, la seule production de deux avis d'imposition pour les années 2021 et 2022, au titre desquelles l'intéressé a déclaré des revenus salariés pour des montants de 18 434 euros et de 19 512 euros ne permettent pas de justifier, à la date du 22 juin 2020 à laquelle a été prise la décision attaquée, d'une intégration d'une particulière intensité sur le territoire français alors que M. C, qui était présent en France à cette date depuis moins de trois ans, est célibataire et sans charge de famille et n'est pas dépourvu d'attaches en Côte d'Ivoire, où il a vécu la majeure partie de sa vie. Dans ces circonstances, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations précitées.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
10. En premier lieu, la décision fixant le pays de renvoi comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
11. En second lieu, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. En l'espèce, M. C soutient qu'il encourt des risques personnels et actuels de subir des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Toutefois, l'intéressé, dont la demande d'asile a été rejetée tant par l'office français de protection des réfugiés et apatrides que la Cour nationale du droit d'asile, n'apporte pas la preuve de ce qu'il encourrait des risques personnels et actuels de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Côte d'Ivoire. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
13. En premier lieu, aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de sa notification, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger ou lorsque l'étranger n'a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. / () Lorsqu'elle ne se trouve pas en présence des cas prévus au premier alinéa du présent III, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans. / () Lorsque l'étranger ne faisant pas l'objet d'une interdiction de retour s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative peut prononcer une interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans à compter de sa notification. / () La durée de l'interdiction de retour mentionnée au premier alinéa du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
14. Après avoir visé le III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision contestée indique que M. C déclare être entré en France le 18 octobre 2017, qu'il ne justifie pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine et qu'il n'établit pas avoir constitué en France des liens privés et sociaux d'une intensité particulière de nature à faire regarder ce pays comme le centre de ses intérêts privés. Ainsi, la décision en litige comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui la fondent au regard des critères énumérés au III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
15. En second lieu, M. C ne justifie d'aucune attache familiale sur le territoire français. A la date de la décision attaquée, il n'était présent en France que depuis moins de trois ans. Dans ces circonstances, nonobstant l'absence de menace à l'ordre public et de précédente mesure d'éloignement édictée à son encontre, le préfet du Tarn-et-Garonne n'a pas commis une erreur d'appréciation en l'interdisant de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet du Tarn-et-Garonne en date du 22 juin 2020.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme que M. C demande, sur le fondement combiné de ces dispositions et de celles de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet du Tarn-et-Garonne et à Me Chambaret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
F. A La greffière,
A. BACH
La République mande et ordonne à la préfète de Tarn-et-Garonne, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026