mardi 10 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300064 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CAZANAVE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 janvier 2023, M. A D représenté par Me Cazanave, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 janvier 2023 par lequel le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui accorder une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) d'enjoindre au préfet du Rhône de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement de cette même somme sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elles sont entachées d'un défaut de compétence de leur auteur ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est privée de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il a déposé une demande d'asile en Suisse, qui est en cours d'examen ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est privée de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'une erreur de droit aux regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet du Rhône a retenu plusieurs critères d'appréciation qui ne figurent pas au nombre des critères légaux permettant de prononcer une telle décision ;
Par des pièces et un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Cazanave, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que la décision fixant le pays de destination autorise l'éloignement vers l'Algérie, alors qu'une demande d'asile est en cours en Suisse, ainsi que le prouve son attestation de demande d'asile et que l'interdiction de retour sur le territoire français comporte des critères non prévus par les textes,
- les observations de M. D, assisté de M. C E, interprète en langue arabe, qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet du Rhône n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant algérien né le 8 juin 2000 à Constantine (Algérie), déclare être entré sur le territoire français pour la dernière fois en avril 2022. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 4 janvier 2023 par lequel le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme G F, cheffe du bureau de l'éloignement à la préfecture du Rhône. Elle bénéficie d'une du préfet du Rhône, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 69-2022-196 de la préfecture du 24 novembre 2022, à l'effet de signer les actes administratifs établis par son bureau, à l'exception des actes à caractère réglementaire, des circulaires, des instructions générales et des correspondances destinées aux élus. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes en litige manque en fait, et doit être écarté.
4. En second lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient donc aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. En outre, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
5. Il ressort des pièces du dossier, que M. D, alors détenu à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas, s'est vu remettre, le 31 décembre 2022, une fiche d'observations l'informant, d'une part, de ce qu'il pouvait être assisté d'un conseil ou être représenté par un mandataire et, d'autre part, que le préfet du Rhône pouvait, après analyse de ses déclarations, mettre en œuvre et à exécution une mesure d'éloignement à son encontre et a été invité à présenter des observations écrites et orales. Il a d'ailleurs apposé sa signature sur cette fiche en indiquant qu'il était d'accord pour quitter le territoire français pour aller en Europe, qu'il ne voulait en revanche pas retourner en Algérie et enfin qu'il voulait quitter la France par ses propres moyens. M. D a ainsi été mis à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur les décisions en cause. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté aurait été pris en violation de son droit d'être entendu.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. M. D, qui est entré pour la dernière fois sur le territoire français en avril 2022, est célibataire et sans charge de famille. Il ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'il a déjà fait l'objet, le 27 octobre 2020 et le 25 décembre 2021, de deux précédentes mesures d'éloignement assorties d'interdictions de retour sur le territoire français pour des durées respectives de dix-huit mois et de trois ans qu'il n'a pas respectées. Enfin, le comportement de l'intéressé, qui a été écroué le 21 mai 2022 à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas en exécution de trois jugements le condamnant à des peines d'emprisonnement pour les faits de vol dans un local d'habitation, recel de bien provenant d'un vol et récidives de vol, constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
7. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision invoquée à l'encontre de la décision fixant le pays de destination ne peut qu'être écarté.
8. En second lieu, selon l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Et selon l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
9. En l'espèce, M. D soutient qu'il est menacé en cas de retour dans son pays d'origine et qu'il a déposé une demande d'asile en Suisse qui est en cours d'examen. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le préfet du Rhône a interrogé les autorités suisses le 8 avril 2022 aux fins de vérifier si l'intéressé avait été identifié comme ayant sollicité une demande de protection internationale auprès des autorités suisses et si une éventuelle réadmission serait envisageable. Les autorités suisses ont répondu le 12 avril 2022 en indiquant que l'intéressé figurait dans le casier judiciaire suisse, que sa demande d'asile avait été refusée et qu'un renvoi a été initié le 2 décembre 2021. Dans ces conditions, les moyens tirés de ce que l'arrêté attaqué méconnaîtrait les stipulations précitées de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". D'autre part, aux termes de l'article L. 612-10 de ce même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () "
11. Il ressort des termes mêmes des dispositions précitées que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
12. En l'espèce, pour fixer à trois ans la durée de l'interdiction de retour prononcée à l'encontre de M. D, le préfet du Rhône s'est fondé sur quatre critères, tirés de ce que M. D se maintient en situation irrégulière sans jamais s'être fait connaître de l'administration, qu'il ne présente aucun document d'identité et de voyage justifiant de la réalité de son identité, qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et que son comportement est constitutif d'une menace pour l'ordre public. Seul ces deux derniers critères sont au nombre des critères énoncés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne résulte pas de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur ces deux critères. Il suit de là que le requérant est fondé à soutenir que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pendant trois ans est entachée d'une erreur de droit.
13. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen de la requête, que M. D est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué en tant qu'il prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Il résulte de ce qui précède que l'annulation, par le présent jugement, de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français implique nécessairement que l'administration préfectorale supprime le signalement aux fins de non-admission de M. D dans le système d'information Schengen résultant de cette interdiction. En revanche, l'annulation de cette décision n'implique pas que le préfet procède à un nouvel examen de la situation du requérant sur le territoire français, ni qu'il lui délivre une attestation provisoire de séjour. Par conséquent, il y a seulement lieu d'enjoindre à l'autorité compétente de procéder à la suppression, sans délai, du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur les frais liés au litige :
15. Sous réserve de l'admission définitive de M. D à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de Me Cazanave à percevoir la part contributive de l'Etat, l'Etat versera à Me Cazanave la somme de 1 000 euros en application du second alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant, la somme de 1 000 euros sera directement versée à l'intéressé.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 4 janvier 2023 est annulé en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans.
Article 3 : Il est enjoint à l'autorité préfectorale de procéder sans délai à la suppression du signalement aux fins de non-admission de M. D dans le système d'information Schengen.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. D à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Cazanave renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Cazanave une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à M. D.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Lu en audience publique le 10 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
F. B Le greffier,
B. GALAND
La République mande et ordonne au préfet du Rhône, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026