vendredi 24 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300433 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GALINON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 janvier 2023, un mémoire et un mémoire en production de pièces enregistrés les 8 et 10 mars 2023, Mme B A, représentée par Me Galinon, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 23 décembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a abrogé son attestation de demande d'asile ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- elle méconnait les dispositions des articles R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de son état de santé ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en raison du défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé lié par la décision de rejet de la Cour nationale du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 (9°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- elle méconnait les dispositions de l'article R. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle doit se voir délivrer un titre de séjour de plein droit ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de base légale dans la mesure où elle est justifiée par la décision du même jour portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense et un mémoire enregistrés les 8 et 9 mars 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 8 mars 2023, Mme A a demandé au tribunal que l'audience se tienne hors la présence du public.
Il a été fait droit à cette demande de huis clos.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Galinon, représentant Mme A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise qu'en 2021, le collège avait conclu à l'absence de traitement dans le pays d'origine avant de changer de position, que les pièces produites sont de nature à contredire ce dernier avis, que la requérante est atteinte du VIH, que son traitement repose sur un antirétroviral, uniquement commercialisé par un laboratoire sans qu'il y ait de générique, que ce médicament combine trois molécules, que ce médicament n'est pas disponible au Nigéria, que ce fait est établi par la liste des médicaments disponibles au Nigéria, dans lequel ne figure ni le médicament ni même la combinaison des trois molécules, mais aussi par le rapport Medcoi de l'année 2022, qui renvoie à la liste de l'OMS de l'année 2020, laquelle est donc toujours en vigueur, et un document du laboratoire Gilead dont il ressort qu'il n'y a aucune garantie de commercialisation du médicament concerné au Nigéria, que ces trois documents récents démontrent donc que le traitement de la requérante est indisponible dans ce pays, que la préfecture, de son côté, ne produit aucun document, que le médecin de la requérante indique qu'elle a besoin du traitement anti-VIH " spécifique " car la souche virale présente des résistance à certains traitements antirétroviraux, que l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a donc été méconnu, que s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français, la requérante a été victime de faits de prostitution, pendant de nombreux mois sur le territoire, qu'elle a essayé de quitter le réseau en changeant de ville, qu'elle est retournée dans le réseau, qu'elle est donc partie pour l'Allemagne où elle a rencontré son conjoint, qu'ils ont été obligés de quitter l'Allemagne et sont partis aux Pays-Bas où elle a porté plainte, qu'elle est revenue en France où elle a déposé une demande d'asile, que la Cour nationale du droit d'asile a rejeté la demande tout en retenant que son recrutement dans un réseau pouvait être tenu pour établi, tout comme ces tentatives de se soustraire au réseau, mais a estimé que la distanciation n'était pas établie, que le tribunal n'est pas tenu par cette appréciation, qu'au surplus, des pièces supplémentaires sont produites qui n'ont pas été versées devant la Cour nationale du droit d'asile, qu'il s'agit d'une attestation d'une association qui dit rencontrer régulièrement la requérante et l'accompagner, mais aussi une attestation du CADA qui indique qu'elle est toujours présente avec ses enfants, pour son accompagnement social et ses rendez-vous médicaux, que sa vie est incompatible avec le maintien d'une activité de prostitution, que ces éléments démontrent la distanciation avec le réseau, qu'il en résulte une méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales mais aussi des dispositions de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont elle remplit les conditions, qu'aucune obligation de quitter le territoire français ne pouvait donc être édictée, que l'article R. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a aussi été méconnu, que la requérante a déposé plainte en 2021 et s'est vue délivrer un récépissé, qu'aucun des documents qui lui a été remis ne contient les informations prévues par ces dispositions, que cette information est sans lien avec l'existence ou pas d'une distanciation du réseau, que la jurisprudence de la Cour administrative d'appel de Toulouse citée par le préfet n'est pas applicable en l'espèce car dans ce précédent il n'y avait pas eu de dépôt de plainte, que la plainte déposée par la requérante est toujours en cours d'instruction ainsi que deux méls l'établissent, que la requérante peut aussi prétendre à l'annulation de la mesure d'éloignement au regard des risques d'excision de ses filles, car elle a été elle-même excisée quand elle était enfant, qu'un certificat est produit en ce sens, que la requérante est issue d'une famille où l'excision est pratiquée, qu'elle a fait exciser sa première fille, que cet enfant est décédé, qu'elle refuse désormais de pratiquer l'excision, qu'elle n'a pas la certitude que sa mère n'excisera pas ses filles, que c'est dans ce contexte qu'elle a de réelles craintes en cas de retour au Nigéria, qu'il y a donc une méconnaissance des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, qu'elle n'a pas raconté ces événements devant la Cour nationale du droit d'asile, qu'il en résulte aussi une erreur manifeste d'appréciation dans la mesure d'éloignement,
- les observations de Mme A, assistée de M. D, interprète en anglais, qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, née le 1er octobre 1995 à Edo State (Nigéria), de nationalité nigériane, déclare être entrée sur le territoire français le 1er mars 2021. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile par une décision du 10 août 2021. La Cour nationale du droit d'asile a confirmé le rejet de sa demande d'asile par une décision du 30 juin 2022. Le 26 mai 2021, elle a sollicité son admission au séjour en France pour motif exceptionnel en raison de son état de santé. Par un arrêté du 23 décembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par sa présente requête, Mme A demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressée, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".
4. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous les éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, la possibilité de bénéficier d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressée peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
5. Pour refuser d'admettre Mme A au séjour, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur un avis du 20 octobre 2022, émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration indiquant que son état de santé, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'elle pourra bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Pour contester cet avis, Mme A produit, à l'appui de ses écritures, un certificat médical d'un médecin du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Purpan de Toulouse, daté du 14 février 2023, qui certifie suivre la requérante " pour une infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), ayant entrainé un état d'immunodépression avancé et nécessitant un traitement anti-VIH spécifique, mis en place depuis mars 2017 et actuellement composé de la trithérapie suivante : biktarvy " et qui fait état de ce que " en dehors de ce traitement, le pronostic est des plus sombres " et que " la souche virale VIH de Mme A présente des résistances à certains traitements antirétroviraux ". Il résulte de ce document que le traitement prescrit à la requérante n'est pas, en l'état, substituable. La requérante produit également un extrait de la base de données publique des médicaments qui indique que le biktarvy n'appartient à aucun groupe générique. Ce médicament ne figure pas davantage dans la liste des médicaments essentiels disponibles du Nigéria datant de 2020, liste à laquelle se réfère également le rapport MedCoi sur le Nigéria d'avril 2022. Mme A fournit également une fiche de renseignement datée de juin 2019 du laboratoire Gilead qui précise que la demande d'enregistrement du biktarvy au Nigéria est en cours d'examen (" dossier submitted and review pending ") tout en précisant qu'il n'existe aucune garantie qu'une autorisation de mise sur le marché soit accordée. Le préfet de la Haute-Garonne n'apporte aucun élément qui permettrait d'établir que ce médicament serait désormais commercialisé au Nigéria. Dans ces circonstances, Mme A, qui n'aura pas effectivement accès au traitement médicamenteux que nécessite son état de santé dans son pays, est fondée à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Haute-Garonne a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du préfet de la Haute-Garonne en date du 23 décembre 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et par voie de conséquence des décisions l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Eu égard aux motifs d'annulation des arrêtés attaqués, il y a lieu d'enjoindre au préfet de délivrer à Mme A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés aux litiges :
8. Sous réserve de l'admission définitive de la requérante à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Galinon renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Galinon la somme de 1 500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à la requérante par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros sera versée à la requérante.
D E C I D E :
Article 1er : Mme A est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 23 décembre 2022 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de délivrer à Mme A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Galinon renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Galinon la somme de 1 500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à la requérante par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros sera versée à Mme A.
Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Galinon et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2023.
Le magistrat désigné,
F. C Le greffier,
B. GALAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026