vendredi 15 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2303463 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juin 2023, M. D B, représenté par Me Laclau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans un délai de trente jours, à défaut, de réexaminer sa situation en le munissant dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le cas échéant, sur le seul fondement de ce dernier article.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente ;
- le refus de titre de séjour, la décision fixant le délai de départ volontaire et celle fixant le pays de renvoi sont insuffisamment motivées ;
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- l'avis du collège des médecins de l'OFII a été rendu selon une procédure irrégulière au regard des obligations d'identification des médecins du collège, d'établissement et de transmission d'un rapport médical par un médecin ne siégeant pas dans ce collège ;
- le préfet s'est cru à tort lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII ;
- la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- cette décision est privée de base légale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- la mesure d'éloignement contestée est contraire à l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi ;
- cette décision est contraire à l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 août 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par une décision du 5 juillet 2023, M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale.
Un mémoire présenté pour M. B a été enregistré le 26 février 2024, après la clôture de l'instruction, intervenue le 16 novembre 2023 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B ressortissant pakistanais né le 19 juin 1963, est entré en France, selon ses déclarations, le 1er août 2021. Il a sollicité le 24 octobre 2022 un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par arrêté du 25 janvier 2023, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi. M. B demande à titre principal l'annulation de cet arrêté et la délivrance du titre de séjour sollicité.
En ce qui concerne les moyens communs :
2. En premier lieu, la directrice des migrations et de l'intégration, signataire de l'arrêté contesté, a reçu délégation du préfet de la Haute-Garonne pour prendre les décisions relatives au séjour et à la police des étrangers, par arrêté du 18 octobre 2022 publié le lendemain au recueil des actes administratifs spécial n°31-2022-355 de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L.613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués () ". () ".
4. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet de la Haute-Garonne a visé les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a fait application ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également retracé la procédure suivie par le requérant devant l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et repris les principaux éléments de sa situation familiale, en indiquant les raisons pour lesquelles il a considéré qu'il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour et devait être éloigné du territoire. Ainsi, la décision de refus de titre de séjour opposée à M. B comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui constituent son fondement. S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire, le préfet, après avoir rappelé en substance les dispositions de l'article L.612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a indiqué que M. B ne faisait état d'aucune circonstance particulière justifiant une dérogation au délai de droit commun. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité du requérant et précise qu'il n'établit pas être exposé à des risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Selon son article R. 425-13 : " () Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. " Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé : " () Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. ".
6. Il ressort des pièces du dossier que le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui s'est prononcé sur la situation de M. B a été saisi, le 19 décembre 2022, du rapport médical établi le 16 décembre 2022 par le Dr A. Il ressort également de l'avis rendu le 2 janvier 2023, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que ce collège était composé de trois médecins nommément identifiés et que le médecin rapporteur ne faisait pas partie dudit collège. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'avis en cause aurait été rendu dans des conditions irrégulières doit être écarté.
7. En deuxième lieu, la décision contestée mentionne que l'autorité administrative n'est pas liée par l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII et dispose du pouvoir d'apprécier si les éléments présentés par le requérant justifient son admission au séjour pour raison de santé, que ce soit de droit ou de manière discrétionnaire. Elle examine ensuite cette possibilité, en la rejetant. Le moyen tiré de ce que le préfet se serait cru, à tort, en situation de compétence liée doit ainsi être écarté.
8. En troisième lieu, selon l'avis du collège des médecins de l'OFII, M. B souffre de pathologies qui nécessitent une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais il existe des traitements appropriés dans son pays d'origine. Il ressort des documents médicaux versés au dossier que M. B souffre d'une cardiopathie ischémique qualifiée de stable par le certificat médical du 14 octobre 2021, qui nécessite un suivi médical semestriel et un traitement médicamenteux constitué d'Atorvastatine, de Bisoprolol, de Lercanidipine et de Kardégic, ainsi que d'un diabète de type deux traité par Metformine. M. B soutient que les inondations de l'été 2022 qui ont affecté notamment le Penjab dont il est originaire, ont encore fragilisé un système de santé déjà défaillant. Toutefois, les articles de presse produits, dont certains sont anciens, ne permettent pas d'établir que M. B ne pourrait accéder dans son pays, notamment dans les zones épargnées par la catastrophe climatique, aux médicaments prescrits, ni aux examens périodiques nécessaires à son suivi. Il ressort de l''étude plus récente, de 2021, publiée par la revue " Frontiers in Pharmacology " que le Kardégic et l'Atorvastatine sont disponibles et fournis gratuitement dans leur forme générique dans les hôpitaux publics. Si tel n'est pas le cas du Bisopronol, faiblement disponible dans le secteur public et onéreux dans le secteur privé, M. B n'établit ni que ce médicament ne pourrait être substitué par un autre, ni que ses revenus lui interdisent de se le procurer. Les certificats médicaux émanant de cardiologue d'un centre hospitalier du Penjab sont quant à eux trop peu circonstanciés pour établir l'indisponibilité au Pakistan des traitements dont M. B a besoin. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que les troubles rhumatologiques dont souffre M. B, s'ils gênent ses déplacements à pied, seraient d'une gravité telle qu'une interruption de leur prise en charge mettrait en grand danger sa santé. Enfin, le compte rendu d'hospitalisation du 2 février 2023, qui conclut que M. B a été victime d'un malaise vagal sans conséquence, alors qu'il était atteint d'une affection virale, ne met pas en évidence une aggravation significative de son état de santé. Dès lors, M. B n'établit pas qu'il ne pourrait accéder dans son pays à la prise en charge que son état de santé nécessite. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit par suite être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
9. En premier lieu, aux termes de l'article 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / ()L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
10. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
11. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, il n'est pas établi que M. B serait privé des soins que son état de santé nécessite en cas de retour au Pakistan, où il ne serait pas isolé puisque son épouse et ses deux enfants dont l'un est mineur, y résident. Le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant doit ainsi être écarté.
12. En troisième lieu, aucun des moyens invoqués à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour n'étant retenu par le présent jugement, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire serait illégale par suite de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ".
14. M. B soutient que les pathologies dont il souffre justifiaient qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé. Toutefois, alors que ces pathologies sont effectivement traitées et que les traitements en cause sont également disponibles dans son pays, le requérant n'établit pas qu'en fixant le délai de départ volontaire à trente jours, le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. Ainsi qu'il a été dit au point 8 du présent jugement, il n'est pas établi que M. B ne puisse bénéficier d'une prise en charge appropriée à son état de santé au Pakistan. Par suite, le moyen tiré de ce qu'une interruption de cette prise en charge en cas de retour dans son pays l'exposerait à des traitements inhumains ou dégradants, doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 25 janvier 2023 doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence que les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M.Dr B, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Laclau.
Délibéré après l'audience du 1er mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coutier, président,
Mme C, magistrate honoraire,
Mme Michel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mars 2024.
La rapporteure,
C. C
Le président,
B. COUTIER
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026