LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2303781

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2303781

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2303781
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantPETER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés les 30 juin, 1er, 11 et 16 septembre 2023 et le 23 janvier 2024, et par un mémoire récapitulatif produit à la demande du tribunal en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, enregistré le 29 mars 2024, Mme C D, représentée par Me Peter, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre le 5 mai 2023 pour un montant de 4 007,21 euros ;

2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer cette somme ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- le titre de perception en litige ne comporte pas les bases et éléments de la liquidation ;

- la créance en cause n'est pas fondée, le recteur de l'académie de Toulouse ayant opéré des retenues sur salaire et prononcé sa radiation des cadres alors qu'il aurait dû lui accorder le bénéfice d'un temps partiel thérapeutique ; en outre, elle n'a jamais obtenu une affectation conforme à son handicap ; enfin, les bases et éléments de liquidation de la créance, exposés dans le courrier du 25 mai 2022, ne correspondent pas aux éléments figurant dans ses bulletins de salaire.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 et 28 février 2024, le recteur de l'académie de Toulouse conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir, dans le dernier état de ses écritures, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Des pièces complémentaires produites par Mme D le 13 mai 2024 ont été analysées mais n'ont pas été communiquées.

Par une décision du 14 février 2024, Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pétri ;

- les conclusions de M. Déderen, rapporteur public ;

- et les observations de Mme D.

Une note en délibéré présentée par Mme D a été enregistrée le 17 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D a été titularisée dans le corps des professeurs certifiés et affectée au lycée " Clémence Royer " à Fonsorbes à compter du 1er septembre 2015. Elle a été affectée au collège " Marcelin Berthelot " à Toulouse le 1er septembre 2016, au lycée " Marcel Pagnol " à Athis-Mons le 1er septembre 2017, et au collège " Marcel Masbou " à Figeac le 1er septembre 2019. Par un courrier du 18 juillet 2019, la rectrice de l'académie de Toulouse a accusé réception du courrier dans lequel Mme D sollicite une affectation dérogatoire. Par un courrier du 5 décembre 2019, le recteur de l'académie de Toulouse a exprimé son accord et a précisé que cette décision serait effective à l'issue du congé de maladie ordinaire de Mme D. Dans ce cadre, Mme D a été affectée au collège " Hubertine Auclert " le 1er septembre 2020, puis au collège " Clémence Isaure " à Toulouse le 1er septembre 2021. Par un courrier du 9 juillet 2021, le recteur de l'académie de Toulouse a constaté son absence irrégulière depuis le 19 avril 2021. Par un courrier du 26 octobre 2021, il lui a indiqué que ses absences injustifiées entre les 25 mai et 6 juillet 2021 ont entraîné une retenue sur salaire, a constaté une nouvelle absence irrégulière à compter du 3 octobre 2021, et lui a enjoint de rejoindre son poste au collège " Clémence Isaure ". Par un courrier du 13 janvier 2022, le recteur de l'académie de Toulouse a constaté l'absence irrégulière de Mme D depuis le 4 octobre 2021 et lui a enjoint de rejoindre son poste à compter du 7 février 2022. Mme A B a été radiée des cadres par un arrêté du 15 février 2022. Par un courrier du 25 mai 2022, le recteur de l'académie de Toulouse a informé la requérante que cette mesure n'a pu être effective avant le versement de son traitement pour le mois de mars 2022 et qu'en conséquence, la somme de 4 007,21 euros doit être mise à sa charge. Un titre de perception d'un montant de 4 007,21 euros a été émis à son encontre le 5 mai 2023. Par la présente requête, Mme D, demande, dans le dernier état de ses écritures, l'annulation de ce titre de perception et la décharge de l'obligation de payer la somme correspondante.

2. En premier lieu, il résulte de l'instruction, plus particulièrement du courrier du recteur de l'académie de Toulouse en date du 25 mai 2022, que la créance litigieuse se décompose ainsi pour le mois de janvier 2022 : 557,02 euros au titre du traitement brut, 104,47 euros au titre de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves, et 60,26 euros au titre de la prime Grenelle et des " rappels années antérieures ". Il résulte en outre du bulletin de salaire de la requérante pour le mois de janvier 2022 qu'elle a perçu un traitement brut de 2 230,54 euros, une indemnité de suivi et d'orientation des élèves de 101,13 euros, et une prime Grenelle de 58,33 euros. Il résulte également du courrier du 25 mai 2022 qu'une somme de 1 492 euros a été recouvrée par le biais d'une retenue sur salaire. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que les bases et éléments de calcul exposés dans le courrier du 25 mai 2022 ne correspondent pas aux éléments figurant dans son bulletin de salaire, en ce qui concerne seulement l'indemnité d'orientation et de suivi des élèves et la prime Grenelle, étant précisé que le recteur n'apporte aucune précision quant aux " rappels années antérieures ". Ainsi, le moyen tiré du caractère infondé de la somme réclamée au titre de l'indu de rémunération du mois de janvier 2022 doit être accueilli à hauteur de 5,27 euros, soit la différence entre les sommes réclamées au titre de l'indemnité d'orientation et de suivi des élèves et la prime Grenelle et les sommes réellement versées.

3. En deuxième lieu, il résulte du courrier du 25 mai 2022 cité au point 2 que la créance litigieuse se décompose ainsi pour le mois de mars 2022 : 1 402,97 euros au titre du traitement brut, 13,48 euros au titre de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves, et 112,20 euros au titre de la prime Grenelle, du " rappel année courante " et des " rappels années antérieures ". Il résulte en outre du bulletin de salaire de la requérante pour le mois de mars 2022 qu'elle a perçu un traitement brut de 2 230,54 euros. Il résulte également du courrier du 25 mai 2022 qu'une somme de 694 euros a été recouvrée par le biais d'une retenue sur salaire. En revanche, il n'est pas établi que Mme D aurait perçu, en mars 2022, l'indemnité d'orientation et de suivi des élèves et la prime Grenelle, étant précisé que le recteur n'apporte aucune précision quant aux " rappel année courante " et " rappels années antérieures " et aucun élément justifiant le montant de la créance relative à ce mois. Par suite, le moyen tiré du caractère infondé de la somme réclamée au titre de l'indu de rémunération du mois de mars 2022 doit être accueilli à hauteur de 125,68 euros.

4. En dernier lieu, il résulte du courrier du 25 mai 2022 cité au point 2 que la créance litigieuse se décompose ainsi pour le mois d'avril 2022 : 1 652,80 euros au titre du traitement brut, 94,38 euros au titre de l'indemnité d'orientation et de suivi des élèves, et 9,63 euros au titre de l'indemnité compensatrice de la contribution sociale généralisée et du " rappel année courante ". Or, il ne résulte pas des bulletins de salaire produits par la requérante qu'elle aurait perçu de telles sommes en avril 2022, étant précisé que le recteur n'apporte aucune précision quant au " rappel année courante " et aucun élément justifiant le montant de la créance relative à ce mois. Par suite, le moyen tiré du caractère infondé de la somme réclamée au titre de l'indu de rémunération du mois d'avril 2022 doit être accueilli à hauteur de 1 756,81 euros.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'autre moyen de la requête, que Mme D est fondée à demander l'annulation du titre de perception en tant qu'il met à sa charge une somme de 1 887,76 euros (5,27 euros + 125,68 euros + 1 756,81 euros) et la décharge de l'obligation de payer en résultant.

Sur les frais d'instance :

6. Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 19 juillet 1991 relative à l'aide juridique, à verser à Me Peter, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

D E C I D E :

Article 1er : Le titre de perception émis à l'encontre de Mme D le 5 mai 2023 est annulé en tant qu'il met à sa charge une somme de 1 887,76 euros.

Article 2 : Mme D est déchargée de l'obligation de payer à hauteur de la somme de 1 887,76 euros.

Article 3 : L'Etat versera à Me Peter une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à Me Peter et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Une copie en sera adressée au recteur de l'académie de Toulouse.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.

La rapporteure,

M. PETRI

La présidente,

S. CAROTENUTOLa greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026