LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2400407

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2400407

jeudi 10 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2400407
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C. Celle-ci, ayant subi des complications après une reconstruction mammaire au centre hospitalier universitaire de Toulouse, souhaitait déterminer l'origine et l'étendue de ses préjudices en vue d'un éventuel litige. Le tribunal a jugé la mesure utile, le CHU ne s'y étant pas opposé, et a précisé la mission de l'expert, notamment pour évaluer la conformité des soins aux règles de l'art. Les conclusions visant à donner acte de protestations ou réserves ont été rejetées, et la charge des frais d'expertise sera fixée ultérieurement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2024, Mme F C, née G, représentée par Me Gil, demande au juge des référés d'ordonner, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la désignation d'un expert médical, afin que ce dernier se prononce sur la cause et l'étendue de ses préjudices résultant de complications suite à une intervention chirurgicale pour une reconstruction mammaire.

Elle soutient que l'expertise est utile car, continuant à subir des douleurs et ne constatant pas d'amélioration de son état suite à plusieurs interventions, elle s'interroge sur une possible erreur médicale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 février 2024, le centre hospitalier universitaire de Toulouse, représenté par Me Cara, demande au juge des référés de constater qu'il entend faire toutes les protestations et réserves d'usage, de donner acte de ce qu'il ne s'oppose pas à la désignation d'un expert, de confier l'expertise à un spécialiste en chirurgie plastique, de compléter la mission selon ses observations et que les dépens et l'avance des frais d'expertise soient mis à la charge de Mme C.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision du 1er mars 2025 par laquelle la présidente du tribunal administratif a désigné Mme Viseur-Ferré, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la mesure d'expertise sollicitée :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. "

2. L'utilité d'une mesure d'expertise demandée au juge des référés sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.

3. Mme C a subi en 2018 une intervention en raison d'un cancer du sein gauche avec mastectomie chimio et mise en œuvre de rayons. Ces soins ont été dispensés par le docteur D au sein de l'institut régional du cancer à Montpellier. Le docteur D a pratiqué l'ablation puis a conseillé à Mme C, pour la reconstruction mammaire, de s'orienter vers un praticien spécialisé en la matière. Elle s'est ainsi adressée au centre hospitalier universitaire de Rangueil et l'opération a été réalisé par le professeur A le 16 mars 2022. L'intervention s'est heurtée à des difficultés car la greffe n'a pas fonctionné et Mme C a dû par conséquent subir deux autres interventions, qui n'ont pas permis à la plaie de cicatriser.

4. La requérante demande au juge des référés d'ordonner, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la désignation d'un expert médical, afin que ce dernier se prononce sur la cause et l'étendue de ses préjudices résultant de ces complications.

5. Le centre hospitalier universitaire de Toulouse ne s'oppose pas à la réalisation d'une expertise médicale. Toutefois, ce dernier demande au juge des référés que l'expertise médicale soit complétée, si elle est accordée, selon ses observations.

6. Il ressort des éléments versés au dossier que la présente demande d'expertise peut donner lieu à un litige pour lequel le juge administratif n'est pas manifestement incompétent et que la requérante n'exclut pas d'engager une action contentieuse.

7. Dans ces conditions, la demande d'expertise présentée par la requérante, qui entre dans le champ d'application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, revêt un caractère utile. Elle doit, par suite, être ordonnée. Son contenu est précisé à l'article 2 de la présente ordonnance.

Sur les réserves ou protestations exprimées :

8. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les dépens :

9. Il sera statué, après dépôt du rapport d'expertise, sur la fixation et la charge des frais et honoraires d'expertise par la présidente du tribunal dans les conditions prévues à l'article R. 621-13 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il sera procédé à une expertise contradictoire entre Mme F C et le centre hospitalier universitaire de Toulouse.

Article 2 : L'expert aura pour mission de :

1) Convoquer et entendre les parties ou leurs représentants ; recueillir contradictoirement leurs observations ;

2) Examiner le dossier médical de Mme C, après s'être fait communiquer tout document utile à sa mission et avoir consulté tout sachant ; rappeler l'état antérieur de la patiente et d'éventuels problèmes de santé préexistants, en précisant leur niveau de gravité et leur évolution prévisible ;

3) Décrire les conditions dans lesquelles Mme C a été admise et soignée au centre hospitalier universitaire de Toulouse, en décrivant son état au moment de son admission ;

4) Dire si les soins et actes médicaux ont été consciencieux, attentifs et diligents et conformes aux règles de l'art et aux données acquises de la science et adaptés à l'état de santé de Mme C et si l'organisation et le fonctionnement des services ont été conformes aux bonnes pratiques et aux recommandations existantes et, dans l'hypothèse où cette prise en charge n'aurait pas été conforme aux règles de l'art, de préciser les préjudices ayant découlé de chacune des non-conformités relevées ;

5) Se prononcer sur les causes des lésions et séquelles de Mme C et sur les liens existants entre ces complications et les non-conformités éventuellement identifiées ; rechercher si d'autres événements ou pathologies ont pu interférer sur les événements à l'origine de la présente expertise, expliquer en quoi ils ont pu interférer et en donner le pourcentage d'imputabilité ;

6) Examiner si une action en responsabilité au titre de la solidarité nationale peut être engagée sur le fondement des dispositions du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique ;

7) Procéder de façon détaillée, par poste de préjudice, à l'évaluation des préjudices de Mme C, qu'ils soient temporaires ou permanents, patrimoniaux ou extrapatrimoniaux ;

8) Rechercher l'accord des parties sur l'engagement d'une médiation sur la base de son rapport ;

9) Fournir, plus généralement, tout élément susceptible d'éclairer le juge du fond.

Article 3 : Le docteur B E, domicilié 3 rue Félix Poulat à Grenoble (38000), est désigné comme expert.

Article 4 : Préalablement à toute opération, l'expert procédera aux déclarations prévues à l'article R. 621-3. Si l'expert n'a pas prêté serment lors de son inscription initiale sur le tableau établi par la cour administrative d'appel du ressort ou lors de son inscription sur l'une des listes prévues par la loi n° 71-498 du 29 juin 1971, il prêtera par écrit le serment prévu par l'article R. 221-15-1.

Article 5 : L'expert établira un pré-rapport, soumis aux parties pour recueillir leurs dires, sauf s'il ne le juge pas utile à l'accomplissement de sa mission, laquelle sera réalisée dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra recourir à un sapiteur avec l'autorisation préalable du président par intérim du tribunal administratif.

Article 6 : L'expert notifiera son rapport aux parties dans un délai de six mois, dans les conditions prévues par l'article R. 621-9 du code de justice administrative, et le communiquera au greffe du tribunal selon les modalités précisées à l'article R. 621-6-5 du même code. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par le demandeur et les personnes intéressées.

Article 7 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance du président par intérim du tribunal administratif qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge conformément à l'article R. 621-11 du code susvisé.

Article 8 : Si les parties se sont accordées pour engager une médiation, l'expert pourra, après le dépôt de son rapport et sous réserve de l'accord des parties, conduire lui-même la médiation en application de l'article L. 621-1 du code de justice administrative. Si la médiation ne permet pas d'aboutir à un accord entre les parties, l'expert informera la juridiction de l'achèvement de sa mission. Si les parties refusent qu'il conduise la médiation, il renverra les parties vers le tribunal pour qu'il nomme un médiateur en application de l'article L. 231-5 du même code et il informera la juridiction de l'achèvement de sa mission. Dans tous les cas, la médiation sera engagée au vu des conclusions de son rapport. Indépendante de l'expertise principale, elle donnera lieu à des frais complémentaires spécifiques.

Article 9 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 10 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F C, au centre hospitalier universitaire de Toulouse et au docteur B E, expert.

Fait à Toulouse, le 10 juillet 2025.

La vice-présidente, juge des référés,

Cécile VISEUR-FERRÉ

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation la greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions