LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2200052

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2200052

lundi 18 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2200052
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCACCIAPAGLIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2022, le Syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales, représenté par son secrétaire départemental, représenté par Me Cacciapaglia, demande au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision prise par le directeur du centre hospitalier de Perpignan en date du 24 novembre 2021, de rejet de sa demande de réviser le cycle de travail applicable aux agents de l'établissement en cas d'arrêt maladie ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Perpignan de réviser les modalités de comptabilisation du temps de travail en cas d'absence autorisée ou justifiée dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Perpignan une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le syndicat dispose d'un intérêt à agir ;

- la décision est entachée :

- d'un défaut de motivation en fait ;

- d'une erreur de droit ;

- et d'une erreur d'appréciation sur les conséquences de la décision ;

- les modalités de comptabilisation du temps de travail en cas d'absence autorisée ou justifiée doivent être fixées en décomptant comme travail accompli le cinquième des obligations hebdomadaires de service de l'agent prévues en moyenne sur la durée du cycle de travail arrêté.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2022, le centre hospitalier de Perpignan, représenté par son directeur en service, représenté par la SCP Vinsonneau-Paliés Noy Gauer et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que le Syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales, lui verse une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par le Syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 28 août 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°86-633 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n°2002-9 du 4 janvier 2002 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pater, rapporteure ;

- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Aubert représentant le syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales et de Me Constans représentant le centre hospitalier de Perpignan.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier daté du 7 octobre 2021, le Syndicat Sud Santé Sociaux a sollicité du centre hospitalier de Perpignan qu'il révise le mode de comptabilisation du temps de travail en cas d'absence justifiée par arrêts de maladie des agents de l'établissement. Par décision datée du 24 novembre 2021, le directeur du centre Hospitalier de Perpignan a rejeté la demande du syndicat. Par la présente requête, le Syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales demande au tribunal d'annuler ladite décision et d'enjoindre au centre hospitalier de modifier les modalités de comptabilisation du temps de travail en cas d'absences autorisées ou justifiées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 1er du décret du 4 janvier 2002 relatif au temps de travail et à l'organisation du travail dans les établissements hospitaliers : " La durée du travail est fixée à 35 heures par semaine dans les établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée. Le décompte du temps de travail est réalisé sur la base d'une durée annuelle de travail effectif de 1 607 heures maximum, sans préjudice des heures supplémentaires susceptibles d'être effectuées. (). ". Aux termes de son article 9 du même décret applicable au litige : " Le travail est organisé selon les périodes de référence dénommées cycles de travail définis par service ou par fonctions et arrêtés par le chef d'établissement après avis du comité technique d'établissement ou du comité technique. Le cycle de travail est une période de référence dont la durée se répète à l'identique d'un cycle à l'autre et ne peut être inférieur à la semaine ni supérieur à douze semaines. Le nombre d'heures de travail effectué au cours des semaines composant le cycle peut être irrégulier. Il ne peut être accompli par un agent plus de 44 heures par semaine () ". Enfin aux termes de l'article 14 du même décret " Tout agent soumis à un décompte horaire qui ne peut effectuer l'intégralité de son temps de travail quotidien en raison d'une absence autorisée ou justifiée est considéré avoir accompli le cinquième de ses obligations hebdomadaires de service prévues en moyenne sur la durée du cycle de travail [] ".

3. Un agent public devant être réputé en position d'activité lorsqu'il est en arrêt de travail justifié, les horaires effectués à ce titre sont dès lors soumis à la réglementation du temps de travail applicable à l'agent dans le cadre de son activité administrative. Toute journée d'absence autorisée ou justifiée doit être décomptée, pour le calcul des durées annuelles de travail effectif fixé à l'article 1er du décret, comme un cinquième des obligations hebdomadaires de service prévues en moyenne sur la durée du cycle de travail fixée à l'article 9 du même décret. Par suite, en fixant globalement la valorisation de l'arrêt de travail de jour à 7 heures et de nuit à 6 h30 sans prendre en compte les obligations hebdomadaires de travail dans le cadre du cycle de travail, le directeur du centre hospitalier a entaché sa décision d'une erreur de droit ainsi que d'une erreur d'appréciation des conséquences de celle-ci.

4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens invoqués, la décision du 24 novembre 2021 doit être annulée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

5. Le présent jugement implique que soit ordonné au directeur du centre hospitalier de réviser les modalités de comptabilisation du temps de travail en cas d'absence autorisée ou justifiée en tenant compte des obligations hebdomadaires de travail dans le cadre du cycle de travail, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement sans qu'il y ait lieu de prononcer une astreinte.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du Syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le centre hospitalier de Perpignan demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Perpignan une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le Syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du 24 novembre 2021 du directeur du centre hospitalier de Perpignan est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au directeur du centre hospitalier de Perpignan de réviser le cycle de travail applicable aux agents en cas d'arrêt maladie en tenant compte des motifs d'annulation exposés au point 3 du présent jugement.

Article 3 : Le centre hospitalier de Perpignan versera au Syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié au Syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales et au centre hospitalier de Perpignan.

Délibéré après l'audience publique du 4 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Rabaté, président,

Mme Pater, première conseillère,

Mme Viallet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 mars 2024

La rapporteure,

B. Pater

Le président,

V. Rabaté

Le greffier,

F. Balicki

La République mande et ordonne au ministre délégué chargé de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 19 mars 2024.

Le greffier,

F. Balicki

4

N° 1901371

fb

5

N° 1901371

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions