mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2202193 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ROSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 avril 2022 et 21 juin 2022, Mme D A, représentée par Me Rosé, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 février 2022 par lequel le préfet de l'Hérault lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, au besoin sous astreinte ; à défaut, de procéder au réexamen de sa situation ; dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- elle n'est pas motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure à défaut d'apporter des éléments permettant de vérifier le respect des règles procédurales fixées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui n'a pas été communiqué ;
- aucune des prérogatives confiées à ce collège n'a été exercée, de sorte qu'elle n'a pas bénéficié d'un examen réel et complet de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son état de santé ainsi que l'impossibilité d'accéder effectivement, au Tchad, aux soins qui lui sont nécessaires l'exposent à des conséquences d'une exceptionnelle gravité ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle se trouve dans une situation humanitaire exceptionnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elle n'a plus d'attache dans son pays d'origine, ne dispose plus d'un domicile et est affectée de graves problèmes de santé ;
- en outre, le préfet de l'Hérault ne remet pas sérieusement en cause les éléments qu'elle produit pour démontrer l'impossibilité pour elle de bénéficier d'un accès effectif à un traitement adapté à son état de santé au Tchad ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas motivée ;
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que n'ont pas été pris en compte son âge, son état de santé et son isolement dans son pays d'origine ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant refus de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu de l'absence de traitement disponible au Tchad et des conséquences d'une exceptionnelle gravité auxquelles elle se trouve exposée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Chabert, président,
- et les observations de Me Berry, substituant Me Rosé, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante tchadienne née en 1967, a déposé le 12 octobre 2021 auprès des services de la préfecture de l'Hérault une demande de titre de séjour au regard de son état de santé. Par un arrêté du 8 février 2022, le préfet de l'Hérault lui a refusé la délivrance de ce titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination de son pays d'origine. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. La décision en litige vise la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 423-23, L. 425-9 et L. 435-1 et énonce que Mme A a été admise à séjourner sous couvert d'un visa court séjour valable du 29 octobre 2019 au 3 décembre 2019, qu'elle a sollicité son admission au séjour au regard de son état de santé le 12 octobre 2021, et précise que, par un avis du 17 janvier 2022, le collège des médecins de l'OFII a estimé que son état de santé ne nécessitait pas son maintien sur le territoire dès lors qu'elle peut bénéficier des soins appropriés dans son pays d'origine. La décision précise également la situation familiale de l'intéressée ainsi que sa situation au regard de son pays d'origine. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault s'est prononcé sur la demande d'admission au séjour de Mme A présentée sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile après avoir recueilli l'avis du collège des médecins de l'OFII émis le 17 janvier 2022, lequel avis a été produit par le représentant de l'État dans son mémoire en défense et communiqué à la requérante. En se bornant à soutenir qu'à défaut d'apporter les éléments permettant de vérifier le respect des règles procédurales fixées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'avis rendu par le collège de médecin de l'office et que rien ne lui permet de s'assurer que la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure administrative préalable régulière, Mme A n'apporte aucune contestation sérieuse relative à la procédure suivie par le préfet de l'Hérault pour statuer sur sa demande d'admission au séjour. Par suite le moyen tiré du vice de procédure dont serait entachée la décision attaquée doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité () ".
6. Il ressort des termes de la décision attaquée et des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault a procédé à l'examen de la demande de Mme A, notamment au regard de l'avis du collège des médecins de l'OFII émis le 17 janvier 2022. Si Mme A soutient que le collège des médecins n'a pas exercé les prérogatives qui lui sont dévolues pour établir son état de santé, il ressort des termes de cet avis qu'il a été rendu sur le fondement d'un rapport médical établi le 24 novembre 2021 par un médecin et après que la requérante a été convoquée pour examen et que son identité a été vérifiée. Dans ces conditions, alors que ni la sollicitation du médecin qui suit habituellement le demandeur, ni la convocation du demandeur, ou les différentes prérogatives reconnues au collège de l'OFFII ne relèvent d'une mise en œuvre obligatoire pour établir l'état de santé du demandeur, Mme A n'est pas fondée à soutenir que son état de santé n'aurait pas fait l'objet d'un examen réel et complet.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ".
8. La partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
9. Pour refuser, sur le fondement des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la délivrance d'un titre de séjour à Mme A, le préfet de l'Hérault s'est fondé sur l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII le 17 janvier 2022. Il résulte des termes de cet avis que l'état de santé de Mme A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'elle pourra bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, à destination duquel son état de santé lui permet de voyager sans risque. Pour contester cette analyse et établir l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible au Tchad, Mme A produit un certificat médical du docteur B C, spécialiste ORL, attestant de ce qu'à la suite de l'échec de traitements médicaux dans son pays d'origine, elle a failli être amputée d'un pied. Alors que ce certificat n'est pas daté, Mme A, se borne en outre à produire des documents de portée générale relatifs à la prise en charge du diabète, un rapport du ministère de la santé publique de la République du Tchad de 2017, ainsi que des articles parus sur le site internet " Tchadinfos " de 2014 et 2019. Dans ses dernières écritures, la requérante verse également au débat un communiqué de presse et un rapport de la Banque mondiale à propos de la situation au Tchad. Au regard du caractère très général de ces derniers documents, Mme A ne peut être regardée comme remettant utilement en cause l'analyse portée par le préfet de l'Hérault pour fonder sa décision du 8 février 2022, après avoir recueilli l'avis du collège de médecins de l'OFII s'agissant des caractéristiques du système de santé au Tchad et des possibilités de traitement médical dans ce pays. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit par suite être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
11. Si Mme A se prévaut de la nécessité pour elle de poursuivre son suivi médical en France, il résulte de ce qui précède que cette circonstance ne constitue pas une considération humanitaire. Par ailleurs, bien qu'elle fasse état de ce qu'elle serait isolée dans son pays d'origine, ces circonstances ne suffisent pas à établir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de régulariser son séjour sur le fondement des dispositions précitées.
12. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
13. Il ressort des pièces du dossier que Mme A est entrée sur le territoire national le 29 octobre 2019 à l'âge de 52 ans sous couvert d'un visa de court séjour et y réside depuis moins de trois ans à la date de l'arrêté attaqué. Si elle se prévaut de la présence en France de son fils cadet atteint de drépanocytose auquel elle affirme être venue rendre visite, il est constant que son fils aîné demeure au Tchad ainsi que, selon les écritures de la requérante, l'oncle de celui-ci et qu'elle y a vécu l'essentiel de son existence. En outre, si Mme A allègue être veuve et que sa maison a été vendue, elle ne l'établit pas. Dans ces conditions, eu égard au caractère récent de sa présence et des conditions de son séjour en France, le rejet de sa demande de titre de séjour n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels le refus de séjour a été pris.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte des termes mêmes des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la mesure d'éloignement prise par le préfet n'a pas à être spécifiquement motivée, dès lors que la décision de refus du titre de séjour à laquelle elle fait suite comporte elle-même une motivation suffisante. Ainsi qu'il a été exposé au point 3 ci-dessus, la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée en fait et en droit. Alors au demeurant que le préfet de l'Hérault s'est prononcé sur le caractère proportionné de la mesure d'éloignement au regard des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le moyen tiré du défaut de motivation l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
15. En deuxième lieu, en l'absence d'illégalité entachant la décision portant refus de titre de séjour, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale.
16. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9, 11 et 13 du présent jugement, la mesure d'éloignement prononcée à l'encontre de la requérante ne peut être regardée comme ayant des conséquences d'une gravité exceptionnelle sur sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
17. En premier lieu, en l'absence d'illégalité entachant la décision portant refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale.
18. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
19. Il résulte des éléments développés au point 9 du présent jugement que les conditions de prise en charge médicale de Mme A ne peuvent être assimilées à un traitement inhumain ou dégradant. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit donc être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 8 février 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, au préfet de l'Hérault et à Me Rosé.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Denis Chabert, président,
Mme Delphine Teuly-Desportes, première conseillère,
M. François Goursaud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
Le présdient-rapporteur,
D. Chabert
L'assesseur le plus ancien,
D. Teuly-DesportesLa greffiere,
A. Junon
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 juillet 2022.
Le greffier,
A. Junon
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026