jeudi 21 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2307043 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | RUFFEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 6 et 21 décembre 2023, M. C D B, représenté par Me Ruffel, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 8 mars 2023 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé d'enregistrer et d'instruire sa demande de titre de séjour " étudiant " par changement de statut ;
2°) d'enjoindre au préfet, sous astreinte de 150 euros par jours de retard, de lui remettre sans délai, un récépissé à sa demande l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il y a urgence à prononcer la suspension de l'exécution de la décision en litige dès lors qu'il est entré en France sous couvert d'un titre de séjour travailleur temporaire valable du 26 septembre 2022 au 26 mai 2023, qu'il a effectué, dès le mois d'avril 2023, des démarches pour solliciter un changement de statut " étudiant ", avant l'expiration de celui-ci, et est désormais en situation irrégulière et entravé dans le suivi de sa formation en Mastère International Business Manager dans l'établissement Euridis Business School, pour lequel il devait débuter un contrat d'alternance, à compter du 11 décembre 2023, auprès de la société Verizon France ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de cette décision :
. en raison de l'incompétence de son auteur,
. les services de la préfecture se sont, pour refuser d'enregistrer sa demande, appuyés sur un courrier, daté du 8 août 2023, auquel il n'aurait pas répondu, or, ce courrier n'a pas été envoyé à la bonne adresse qui figure pourtant sur son récépissé et sur l'attestation de dépôt,
. il remplissait alors toutes les conditions requises pour bénéficier d'un titre de séjour mention " étudiant " dont son visa valant titre en cours de validité, une inscription en Etudes supérieures auprès de l'Euridis Business School pour un Mastère International Business Manager et un compte bancaire créditeur de 7202,34€.
Par deux mémoires enregistrés les 15 et 21 décembre 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la condition d'urgence n'est pas établie car, alors qu'il n'est pas établi qu'il s'est effectivement présenté en préfecture le 23 novembre dernier pour présenter sa demande, M. B a obtenu un rendez-vous le 28 décembre 2023 pour déposer sa demande ; en revanche, il n'est pas réglementairement possible qu'il soit enjoint de délivrer à l'intéressé un récépissé avant d'avoir vérifié que le dossier de sa demande est bien complet.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. Souteyrand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la présente requête, M. B s'est vu convoquer, le 28 décembre 2023, à la préfecture de l'Hérault aux fins de déposer sa demande de titre de séjour, par changement de statut, en qualité d'étudiant, pour laquelle, si le dossier de la demande est complet, l'intéressé se verra délivrer, en application des articles R. 431-10, 11 et 12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un récépissé l'autorisant à travailler dans le cadre du contrat de formation en alternance dont il dispose. Il n'y a dès lors pas lieu à statuer sur les conclusions de la requête aux fins de suspension et d'injonction.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 650 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête présentée par M. B.
Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de 650 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D B et au préfet de l'Hérault.
Fait à Montpellier, le 21 décembre 2023.
Le président de la 4ème chambre,
E. Souteyrand
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 22 décembre 2023.
La greffière,
M. A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026