jeudi 21 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2400420 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | MELANIE LAPORTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 23 janvier et 14 février 2024 et un mémoire enregistré le 29 février 2024 et des pièces enregistrées le 2 mars 2024, ces dernières n'ayant pas été communiquées, Mme C D, représentée par Me Laporte, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2023 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de l'admettre au séjour à titre exceptionnel en qualité de salarié, l'a obligée à quitter le territoire français et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois mois ;
2°) d'enjoindre le préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour revêtu de la mention " salarié " dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente décision, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et subsidiairement de réexaminer sa demande sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 320 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation par ce dernier à percevoir la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité ne disposant pas de la compétence pour ce faire ;
- les décisions refusant de l'admettre au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français sont insuffisamment motivées et entachées d'un défaut d'examen réel et complet ;
- elle peut se prévaloir de la circulaire dite " circulaire Valls ", du 28 novembre 2012 relative à la régularisation au séjour au titre du travail ;
-le refus de séjour est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle remplissait les conditions pour se voir admettre au séjour à titre exceptionnel notamment car elle exerce depuis plus de huit mois une activité professionnelle à temps plein ;
- la décision de refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus d'admission au séjour ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'interdiction de retour est illégale du fait de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- l'interdiction de retour est insuffisamment motivée :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Laporte, représentant Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 20 décembre 2023, le préfet de l'Hérault a refusé de délivrer à Mme D, ressortissante malgache née le 25 mars 1994, un titre de séjour et a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français ainsi qu'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois mois, dont Mme D demande l'annulation.
Sur le moyen commun contre les décisions de l'arrêté contesté :
2. Par arrêté du 9 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, produit aux débats, le préfet de l'Hérault a donné délégation à M. Frédéric Poisot, secrétaire général de la préfecture à l'effet de signer tous actes relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault sous réserve d'exceptions n'incluant pas les décisions en litige. Alors que l'arrêté prévoit expressément que sont notamment concernés tous les actes relatifs au séjour et à la police des étrangers, cette délégation, qui n'est pas trop générale, habilitait M. B à signer l'arrêté en litige. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit donc être écarté.
Sur la légalité du refus de séjour :
3. En premier lieu, la décision du préfet de l'Hérault vise les textes dont il a été fait application, en particulier la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, le préfet a précisé les éléments de fait propres à la situation personnelle et administrative en France de Mme D, notamment sa date d'entrée en France et la circonstance qu'elle y a séjournée depuis son entrée en 2018 sous couvert d'un visa long séjour étudiant, afin d'y poursuivre ses études sous couvert d'une carte de séjour pluriannuelle du 9 octobre 2018 au 8 décembre 2021. L'arrêté indique également que l'intéressée a présenté, à l'appui de sa demande d'admission exceptionnel au séjour, un contrat à durée indéterminée à temps partiel en qualité d'employée polyvalente dans une société de restauration et précisé que l'intéressée était célibataire et sans enfant. Enfin, la décision en litige mentionne que Mme D n'allègue pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par conséquent, dès lors que la décision portant refus de titre de séjour comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté. En outre, il ressort des pièces du dossier, notamment de cette motivation, que le préfet de l'Hérault, qui n'était pas tenu de mentionner tous les liens d'amitié développés par la requérante en France ni la circonstance qu'elle poursuivrait toujours des études parallèlement à l'exercice d'une activité professionnelle, a procédé à un examen réel et complet de la situation personnelle de Mme D avant de rejeter la demande de titre de séjour qu'elle avait présentée en qualité de salariée.
4. En deuxième lieu, les énonciations de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui est dépourvue de caractère réglementaire, constituent seulement des orientations générales adressées par le ministre aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation, ces autorités administratives disposant d'un pouvoir d'appréciation pour prendre une mesure au bénéfice de laquelle la personne intéressée ne peut faire valoir aucun droit. Cette circulaire, qui ne prévoit pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour à l'étranger qui totaliserait les durées de résidence et d'emploi qu'elle indique, ne comporte ainsi pas de lignes directrices dont les intéressés pourraient utilement se prévaloir devant le juge. Par suite, Mme D ne peut utilement se prévaloir de la circulaire du 28 novembre 2012.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
6. Il appartient à l'autorité administrative, en application de ces dispositions, de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des motifs exceptionnels exigés par la loi. Il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
7. Mme D, qui déclare être entrée en France en 2018 afin de poursuivre des études universitaires en biologie sous couvert d'une carte pluriannuelle du 9 octobre 2018 au 8 décembre 2021, se prévaut d'un contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel signé le 5 octobre 2020 pour un poste d'employée polyvalente pour lequel elle justifie, en tenant compte de la période d'activité sous contrat à durée déterminée, d'une ancienneté de l'ordre de trois ans. Si Mme D s'est inscrite à son arrivée en France afin de poursuivre les études de licence 2 mention science et vie, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'a validé aucune année entre sa première inscription au titre de l'année universitaire 2018-2019, jusqu'à l'expiration de sa carte pluri-annuelle de séjour en 2021. Surtout, la seule circonstance qu'elle exerce une activité professionnelle depuis le mois de juin 2020, au demeurant irrégulière dès lors que Mme D n'a ni sollicité le renouvellement de la carte pluriannuelle dont elle était titulaire ni n'a formé de demande de changement de statut, et qui ne nécessite au surplus aucune qualification particulière, ne peut être regardée comme un motif exceptionnel ou des circonstances humanitaires de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salariée, sans qu'ait d'incidence, à cet égard, la circonstance que l'intéressée serait en réalité employée à temps plein car réalisant de nombreuses heures supplémentaires non déclarée par son employeur et rémunérée en espèces. Enfin, la requérante est célibataire et sans enfants et n'établit pas, par les pièces qu'elle produit, l'ancienneté de la relation qu'elle soutient entretenir avec un compatriote titulaire d'une carte de séjour. Dans ces conditions, nonobstant ses qualités humaines personnelles et les difficultés qu'elle a pu rencontrer à la suite du décès de son père en 2020, eu égard à la durée relativement brève de son expérience professionnelle acquise dans le domaine de la restauration, et alors que la requérante précise avoir repris ses études de biologie, domaine dans lequel elle indique souhaiter exercer son activité professionnelle future, le préfet de l'Hérault n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, il n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme D.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. En cinquième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés au point 7, la décision portant refus de titre de séjour n'a pas porté au droit de Mme D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Le préfet de l'Hérault n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le moyen soulevé, par la voie d'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, tiré de l'illégalité de la décision de refus de séjour, doit être écarté.
11. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 7, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas porté au droit de Mme D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Le préfet de l'Hérault n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France pendant trois mois :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le moyen soulevé, par la voie d'exception, à l'encontre de la décision portant interdiction de retour en France pendant trois mois, tiré de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
14. L'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'examen de l'un d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse, à sa seule lecture, en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
15. La décision contestée a été prise aux motifs que Mme D, qui n'a fait l'objet d'aucune mesure d'éloignement et dont le comportement ne constitue aucune menace à l'ordre public, est célibataire, sans enfant et que ses attaches sur le territoire français ne sont pas intenses. Le préfet énonce également que, compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce et en l'absence de circonstances humanitaires, la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois mois ne porte pas une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté. Par ailleurs, cette motivation atteste de la prise en compte par le préfet, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi.
16. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision contestée, ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen complet et sérieux de la situation de Mme D avant de prononcer cette décision.
17. En quatrième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme D, qui n'établit pas la réalité de la relation qu'elle soutient entretenir avec un compatriote malgache était, à la date de la décision en litige, célibataire et sans enfant à charge. Elle n'établit l'existence d'aucune circonstance humanitaire qui aurait pu justifier que l'autorité administrative ne prononce pas à son encontre d'interdiction de retour sur le territoire français. Par ailleurs, et alors qu'elle ne justifie ni de liens personnels qu'il aurait tissés en France, ni de son intégration à la société française et qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet de l'Hérault n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à trois mois la durée de cette interdiction.
18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 20 décembre 2023 du préfet de l'Hérault refusant de l'admettre au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois mois
19. Par voie de conséquence, les conclusions de Mme D à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme C D et au préfet de l'Hérault et à Me Laporte.
Délibéré après l'audience du 7 mars 2024 à laquelle siégeaient :
M. Eric Souteyrand, président,
Mme Adrienne Bayada, première conseillère,
Mme Audrey Lesimple, première conseillère
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2024.
La rapporteure,
A. A
Le président,
E. Souteyrand
La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 21 mars 2024.
La greffière,
M-A. Barthélémy
2400420
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026