mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405173 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 septembre 2024 et le 12 septembre 2024, M. D, représenté par Me Sergent, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 septembre 2024 par lequel le préfet de l'Isère a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour vie privée et familiale dans le délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard et de restituer son passeport dans un délai de 5 jours sous la même astreinte ; à titre subsidiaire, de réexaminer la situation du requérant dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant le temps de réexamen de sa demande ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen particulier, d'erreur de droit, de fait et d'appréciation ;
- l'arrêté méconnait le principe du contradictoire prévu par l'article 41-2° de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'arrêté méconnait l'article L. 611-1-1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;
- l'arrêté méconnait l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait sa vie privée et familiale ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit ;
- la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
- la décision fixant le pays de destination méconnait l'article 3 et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur d'appréciation quant aux circonstances humanitaires et quant à la durée de l'interdiction.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Huchot, premier conseiller, dans les fonctions de magistrat chargé du contentieux des mesures d'éloignement.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huchot ;
- les observations de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant congolais né en 1983, déclare être entré en France le 6 mars 2013 pour solliciter le bénéfice de l'asile, laquelle a été définitivement rejetée. Par un arrêté du 8 septembre 2024, le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans et l'a placé en rétention administrative. Par sa requête, M. C demande l'annulation de l'arrêté du 8 septembre 2024 du préfet de l'Isère.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, l'arrêté en litige comporte les considérations de droits et de faits qui fondent les décisions prononcées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, M. A B, sous-préfet de Vienne, signataire de l'arrêté attaqué, a reçu délégation à cet effet par un arrêté du 21 août 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs n°38-2023-169. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
6. En troisième lieu, l'arrêté en litige n'avait pas à mentionner toutes les circonstances alléguées par le requérant et il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Isère n'aurait pas tenu compte de l'ensemble de la situation de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier doit être écarté.
7. En quatrième lieu, si l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne concerne non les États membres, mais uniquement les institutions, les organes et les organismes de l'Union, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Toutefois, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. Il ressort des pièces du dossier que M. C, qui se borne à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu, n'établit pas qu'il aurait disposé d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la décision attaquée et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à cette décision. En tout état de cause, lors de l'audition du 8 septembre 2024 par la gendarmerie, il pouvait faire valoir les informations pertinentes le concernant. Le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu ne peut qu'être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. C ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français et il est constant qu'il n'a jamais obtenu de titres de séjour, mais au contraire, trois obligations de quitter le territoire français. Par ailleurs, si l'intéressé indique avoir voulu déposer récemment un titre de séjour, cette démarche n'est établie par aucune pièce, cette même demande n'étant au surplus pas datée, et n'a donné lieu en tout état de cause à aucun titre de séjour ou récépissé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
10. En sixième lieu, l'arrêté en litige ne portant pas sur un refus de séjour, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
11. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Pour l'application des stipulations et dispositions précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
13. M. C soutient être présent sur le territoire français depuis 2013, apporter de l'aide à son compagne handicapée et être père de trois enfants nés en France. Toutefois, l'intéressé est entré irrégulièrement sur le territoire français et a déjà fait l'objet de trois précédentes obligations de quitter le territoire français en 2015, 2017 et 2019. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est séparé de la mère de ses enfants et il ne ressort pas des pièces du dossier les plus récentes que cette dernière, reconnue travailleur handicapé entre 50% et 79%, aurait besoin de l'aide du requérant. Ensuite, si M. C est le père de trois enfants mineurs nés en 2015 et 2017, il est également le père de trois autres enfants mineurs dans son pays d'origine. Ensuite, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé contribuerait à l'entretien de ces trois enfants présents en France. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C serait isolé dans son pays d'origine où il a vécu à minima jusqu'à l'âge de 30 ans à la date de son entrée alléguée sur le territoire français et dans lequel il n'invoque aucune menace en cas de retour. Par suite, les moyens tirés des erreurs de droit, des erreurs de fait, des erreurs d'appréciation, de l'erreur de droit au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme en ce que le préfet a refusé d'accorder un titre de séjour, a refusé d'accorder un délai de départ volontaire et a fixé le pays de destination doivent être écartés.
14. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;() ;4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ;(); 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, ().".
15. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire, le préfet de l'Isère a retenu les fondements du 1°, 4°, ° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et il est constant que l'intéressé n'a pas exécuté les trois précédentes mesures d'éloignement et ce seul motif justifiait de ne pas accorder de délai de départ volontaire. Par suite les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
17. Il ressort des pièces du dossier que M. C est père de trois enfants nés en France résidant auprès de leur mère bénéficiant d'un titre de séjour et s'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il en aurait la charge, il est toutefois constant qu'il maintient un lien étroit avec eux et les attestations de 2019 et 2024 témoignent de la présence du requérant auprès de ses enfants lors d'activités de loisirs ou de divers rendez-vous médicaux. Dans ces conditions, et quand bien même M. C a fait l'objet de trois obligations de quitter le territoire français en 2015, 2017 et 2019 et malgré la condamnation pénale en 2017 pour conduite de véhicule sans permis et usage de faux documents administratifs, laquelle est ancienne, le préfet de l'Isère a fait une inexacte application des dispositions précitées en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour la durée maximale de cinq ans eu égard aux liens que l'intéressé conserve en France et à sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de L. 612-10 et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être accueillies.
18. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 8 septembre 2024 est annulé en tant seulement qu'il prononce une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. L'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'implique ni la délivrance d'un titre de séjour, ni même un réexamen de sa situation. Par suite les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que le conseil de M. C sollicite au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans prononcée par l'arrêté du 8 septembre 2024 est annulée.
Article 3 : Le surplus de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. D, à Me Sergent et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
N. Huchot
La greffière,
C. Touzet
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 17 septembre 2024
La greffière,
C. Touzet
N°2405173
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026