vendredi 18 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2003352 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 5 août 2020 et 16 mars 2022, Mme C B doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 juillet 2020 par lequel la maire de Ploudiry a accepté sa démission à compter du 1er août 2020 et l'a radiée des cadres à compter de cette date et de requalifier cette décision en licenciement ;
2°) d'enjoindre à la commune de Ploudiry de lui verser une indemnité de licenciement correspondant à neuf ans d'ancienneté ;
3°) de condamner la commune de Ploudiry à l'indemniser des préjudices qu'elle a subis.
Elle soutient que :
- la décision d'acceptation de sa démission est entachée d'un vice de consentement ;
- la décision est entachée d'un détournement de pouvoir ;
Par des mémoires en défense enregistrés les 16 février et 16 septembre 2022, la commune de Ploudiry, représentée par la Selarl le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B une somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, le 24 octobre 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires, qui constituent des conclusions nouvelles présentées hors du délai de recours contentieux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A ;
- les conclusions de M. Met rapporteur public ;
- et les observations de Me Cugny Larrey, représentant de la commune de Ploudiry.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Aux termes de l'article 24 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " La cessation définitive de fonctions qui entraîne radiation des cadres et perte de la qualité de fonctionnaire résulte : () / 2° De la démission régulièrement acceptée ; / 3° Du licenciement ; () ". Aux termes de l'article 96 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale alors en vigueur : " La démission ne peut résulter que d'une demande écrite du fonctionnaire marquant sa volonté non équivoque de cesser ses fonctions. Elle n'a d'effet qu'autant qu'elle est acceptée par l'autorité investie du pouvoir de nomination et prend effet à la date fixée par cette autorité. La décision de l'autorité compétente doit intervenir dans le délai d'un mois. L'acceptation de la démission rend celle-ci irrévocable ".
2. Il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 23 mai 2020, Mme B, employée en qualité d'agent technique titulaire par la commune de Ploudiry, a informé son employeur de son souhait de mettre fin à ses fonctions dans le cadre d'une rupture conventionnelle. Reçue le 25 juin 2020 par la maire de la commune, celle-ci lui a fait connaître le 2 juillet 2020 dans le cadre d'un nouvel entretien son refus d'accéder à cette demande. Mme B a alors signé un courrier daté du même jour dont un exemplaire lui a été remis en mains propres, dans lequel elle indique sans réserve ni ambiguïté faire part de sa démission à compter du 31 juillet 2020 sans préavis. Les allégations de Mme B selon lesquelles elle aurait été contrainte de signer ce courrier sous la menace d'une réduction de ses horaires de travail ou de sanctions dès la commission de la moindre faute, ne sont pas étayées par les éléments du dossier dont il ressort au contraire que l'intéressée avait manifesté à plusieurs reprises son souhait de quitter la commune pour exercer un autre emploi. Selon les indications non contestées de la commune, Mme B qui était assistée d'une déléguée syndicale lors des échanges qui ont eu lieu les 25 juin et 2 juillet 2020 a reçu au cours de l'entretien du 2 juillet un appel téléphonique d'un employeur potentiel qui lui a fait part de son souhait de procéder à son recrutement la semaine suivante. Après s'être entretenue de façon confidentielle avec la représentante syndicale puis téléphoniquement avec son mari, lequel a également échangé avec la représentante syndicale, Mme B a alors fait connaître oralement son souhait de démissionner et s'est vue accorder la possibilité de ne pas reprendre ses fonctions le lendemain, un contrat étant signé avec son nouvel employeur dès le 8 juillet suivant. Compte tenu de ces éléments, et nonobstant la circonstance que le courrier de démission signé par Mme B ait été établi par la commune, qui indique avoir à plusieurs reprises rédigé des documents administratifs pour le compte de son agent et celle que Mme B ait signé ce courrier le jour même de l'entretien, sa démission ne peut être regardée comme ayant été obtenue sous contrainte, alors par ailleurs que la requérante n'a saisi la collectivité d'une demande de requalification de la rupture de son contrat que le 29 juillet 2020 aux fins d'obtenir le bénéfice de l'aide au retour à l'emploi. Il n'est pas davantage établi que le consentement de Mme B ait été vicié, alors ainsi qu'il a été dit, qu'elle était assistée d'une représentante syndicale auprès de laquelle elle a pu prendre conseil avant sa décision de démissionner.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête y compris celles à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
4. Mme B a, par un mémoire enregistré le 8 mars 2022, présenté des conclusions indemnitaires. Toutefois, ces conclusions de plein contentieux présentées dans un contentieux d'excès de pouvoir et qui constituent des conclusions nouvelles, ont été enregistrées postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux. Elles sont donc irrecevables et doivent être rejetées comme telles.
Sur les frais liés au litige :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la Commune de Ploudiry sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la Commune de Ploudiry au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B et à la Commune de Ploudiry.
Délibéré après l'audience du 4 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
Mme Allex, première conseillère,
M. Dayon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2022.
Le rapporteur,
signé
A. A Le président,
signé
N. Tronel
La greffière d'audience,
signé
E. Fournet
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026