LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2005180

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2005180

mercredi 27 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2005180
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationVice-Président 6 ème chambre
Avocat requérantDEHAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 23 novembre 2020 et le 25 novembre 2020, M. A C, représenté par Me Dehan, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision " 48 SI " du 20 août 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié l'invalidation de son permis pour solde nul ;

2°) d'annuler la décision de retrait de points prise par le ministre de l'intérieur consécutivement à l'infraction relevée le 5 juin 2016 ;

Il soutient que :

- la décision du 20 août 2020 attaquée est entachée d'un défaut de délivrance de l'information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 2233 du code de la route ;

- les décisions effectives de perte de points du requérant ne lui ont pas été notifiées.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 avril 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête et demande à M. C d'opter, dans le délai d'un mois, pour son nouveau permis.

Il soutient que :

- les décisions de retraits de points ont systématiquement été portées à sa connaissance par envoi d'un lettre simple référencée " 48 " et ont été, à chaque occurrence, expédiées à l'adresse relevée auprès du conducteur ;

- l'infraction commise le 5 juin 2016 a été constatée par l'intermédiaire d'un procès-verbal électronique et que le requérant a payé l'amende forfaitaire, ce qui suffit à établir que les informations requises ont été transmises à l'intéressé ;

- les mentions " AF " et " 72 " figurant au relevé d'information intégral du requérant permettent d'établir la réalité des infractions ;

- le requérant est titulaire d'un permis de conduire probatoire depuis le 11 février 2021 et ne peut prétendre à la restitution du permis par l'administration.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Descombes, vice-président en application de l'article R.222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Le requérant a commis le 5 juin 2016 une infraction au code de la route ayant entraîné le retrait de 2 points. Par une décision référencée " 48 SI " du 20 août 2020, le ministre de l'intérieur a notifié à M. C le dernier retrait de points, a récapitulé les décisions de retrait de points antérieures, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressé du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire dans un délai de dix jours. Par la requête susvisée, M. C a saisi le tribunal d'un recours en annulation de l'ensemble de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ". Il résulte de cette disposition que la délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal ; qu'elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme duquel le retrait de points est décidé.

3. Il résulte de l'instruction que le relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. C mentionne que l'infraction constatée le 5 juin 2016, avec l'interception du véhicule, a donné lieu à la même date du paiement d'une amende forfaitaire. Or, lorsqu'une contravention soumise à la procédure de l'amende forfaitaire est relevée avec interception du véhicule et donne lieu au paiement immédiat de l'amende entre les mains de 1'agent verbalisateur, le contrevenant se voit remettre non les documents régis par les dispositions des articles A.37 à A. 37-4 du code de procédure pénale, mais, en application de l'article R. 49-2 du même code, une quittance de paiement. Le modèle de cette quittance comporte une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223 du code de la route, qui doit être regardée comme ayant été délivrée préalablement au paiement de l'amende dès lors que le contrevenant conserve la faculté de renoncer à la modalité du paiement immédiat de l'amende avant de procéder à la signature de la quittance ou, le cas échéant, d'inscrire sur celle-ci une réserve sur les modalités selon lesquelles l'information lui a été délivrée. Il incombe à l'administration d'apporter la preuve, par la production de la souche de la quittance dépourvue de réserve sur la délivrance de 1'information, que celle-ci est bien intervenue préalablement au paiement de l'amende forfaitaire. La mention, au système national des permis de conduire, du paiement immédiat de l'amende forfaitaire au titre d'une infraction relevée avec interception du véhicule n'est donc pas, à elle seule, de nature à établir que le titulaire du permis a été destinataire de l'information requise.

4. S'agissant de l'infraction commise le 5 juin 2016 relevée avec interception du véhicule et ayant donné lieu au paiement immédiat de l'amende forfaitaire entre les mains de l'agent verbalisateur, le ministre de l'intérieur se borne à se référer au relevé d'information intégral relatif au permis de conduire du requérant. Il ne produit cependant pas la souche de la quittance de paiement et n'établit ainsi pas que le contrevenant s'est vu délivrer les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route préalablement au paiement de l'amende. Par suite, la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré 2 points sur son permis de conduire consécutivement à l'infraction du 5 juin 2016 doit être annulée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

5. Le présent jugement implique nécessairement que l'administration restitue à M. C, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, les deux points qui lui ont été retirés sur son permis de conduire initial à la suite de l'infraction commise le 5 juin 2016, dans la limite du capital de points affecté à son permis de conduire et sous réserve des infractions non prises en compte à la date de la décision qui l'a invalidé.

6. Toutefois une même personne ne saurait disposer de plus d'un permis de conduire. Par suite, le requérant qui obtient l'annulation d'une décision constatant la perte de validité de son permis alors qu'il s'est vu délivrer un nouveau permis ne peut prétendre à la restitution par l'administration de points sur son permis initial, sous réserve que son solde ne soit pas nul, qu'à la condition que lui-même restitue le nouveau permis.

7. Aussi, si à la date du présent jugement, M. C est devenu titulaire d'un nouveau permis de conduire comme cela semble être le cas, il devra, s'il le souhaite, qu'il soit procédé à l'échange de son nouveau permis contre le permis initial, le faire savoir à l'administration dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. A défaut, M. C sera regardé comme ayant définitivement opté pour la conservation du nouveau permis de conduire.

D É C I D E :

Article 1er : La décision " 48SI " du 20 août 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité du titre de conduite de M. C pour défaut de points et lui a enjoint de le restituer est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à M. C, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement son permis de conduire ainsi que les deux points illégalement retirés sur son permis de conduire initial, dans les conditions prévues au point 6, sous réserve que l'intéressé lui demande l'échange de son nouveau permis, qu'il devra restituer, contre ce permis initial. A défaut d'option, l'intéressé sera regardé comme ayant définitivement opté pour la conservation du nouveau permis.

Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2022.

Le président-rapporteur

Signé

G. BLa greffière,

Signé

V. Le Boëdec

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

V. Le Boëdec

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions