vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2102478 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BUORS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 17 mai 2021, sous le n° 2102478, Mme E C, représentée par Me Buors, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes en date du 25 mars 2021 portant rejet de son recours du 26 février 2021 contre la décision du directeur de la maison d'arrêt de Brest du 15 février 2021 lui refusant un permis de visiter M. D A ensemble la décision du 15 février 2021 du directeur de la maison d'arrêt de Brest ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, à la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes et/ou au directeur de la maison d'arrêt de Brest de lui délivrer un permis de visite et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande dans les deux cas sous un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son avocat sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions sont entachées d'une insuffisante motivation ;
- les décisions méconnaissent les dispositions de l'article 35 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 ;
- elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable en tant qu'elle tend à ce qu'il soit enjoint au directeur de la maison d'arrêt de Brest de délivrer un permis de visite dès lors qu'une telle autorisation a été délivrée à la requérante le 3 janvier 2022 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 18 août 2021, sous le n° 2104224, Mme E C, représentée par Me Buors, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes en date du 29 juillet 2021 portant rejet de son recours hiérarchique du 29 juin 2021 contre la décision du directeur de la maison d'arrêt de Brest du 17 juin 2021 lui refusant permis de visiter M. D A, ensemble la décision du 17 juin 2021 du directeur de la maison d'arrêt de Brest ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, à la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes et/ou au directeur de la maison d'arrêt de Brest de lui délivrer un permis de visite et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande dans les deux cas sous un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son avocat sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions sont entachées d'une insuffisante motivation ;
- les décisions méconnaissent les dispositions de l'article 35 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 ;
- elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 septembre 2021.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a sollicité un permis de visite afin de pouvoir rencontrer son compagnon, M. A, incarcéré à la maison d'arrêt de Brest. Par une décision du 15 février 2021, le chef d'établissement du centre pénitentiaire a refusé de délivrer le permis de visite sollicité par Mme C. Par une décision du 25 mars 2021, la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes a confirmé cette décision. Mme C a ensuite sollicité le 8 juin 2021 un nouveau permis de visite. Par une décision du 17 juin 2021, le chef d'établissement du centre pénitentiaire a refusé de délivrer le permis de visite sollicité par Mme C. Par une décision du 29 juillet 2021, la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes a confirmé cette décision. Mme C demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2102478 et 2104224 concernent une même requérante et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par le garde des sceaux, ministre de la justice s'agissant de la requête n° 2102478 :
3. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.
4. En l'espèce, il ressort des pièces des dossiers que les décisions litigieuses de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes en date du 25 mars 2021 et du directeur de la maison d'arrêt de Brest du 15 février 2021 opposant un refus à la demande de permis de visite ont reçu exécution, n'ayant été levées que le 3 janvier 2022 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires. Dans ces conditions, le recours tendant à leur annulation ne saurait être regardé comme privé d'objet. Dès lors, l'exception de non-lieu à statuer opposée par l'administration ne peut être accueillie, en ce qu'elle porte sur les conclusions à fin d'annulation. Elle doit en revanche être accueillie s'agissant des conclusions à fin d'injonction sous astreinte.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article 35 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 : " Les décisions de refus de délivrer un permis de visite sont motivées ".
6. En l'espèce, les décisions attaquées mentionnent les textes issus de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 et du code de procédure pénale sur lesquelles elles se fondent et précisent les considérations de fait qui les justifient au regard de la qualité de victime de Mme C et des motifs d'incarcération de M. A. Les décisions exposent enfin que le bénéfice d'un permis de visite au profit de sa compagne victime de l'infraction ferait peser un risque de trouble à l'ordre et à la sécurité de l'établissement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.
7. La circonstance qu'aucune précision ne soit apportée quant à la nature des risques encourus est sans incidence sur la légalité des décisions.
8. En second lieu, aux termes de l'article 22 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 alors applicable : " L'administration pénitentiaire garantit à toute personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits. L'exercice de ceux-ci ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles résultant des contraintes inhérentes à la détention, du maintien de la sécurité et du bon ordre des établissements, de la prévention de la récidive et de la protection de l'intérêt des victimes. Ces restrictions tiennent compte de l'âge, de l'état de santé, du handicap et de la personnalité de la personne détenue ". Aux termes de l'article 35 de la même loi : " Le droit des personnes détenues au maintien des relations avec les membres de leur famille s'exerce soit par les visites que ceux-ci leur rendent, soit, pour les condamnés et si leur situation pénale l'autorise, par les permissions de sortir des établissements pénitentiaires. Les prévenus peuvent être visités par les membres de leur famille ou d'autres personnes, au moins trois fois par semaine, et les condamnés au moins une fois par semaine. / L'autorité administrative ne peut refuser de délivrer un permis de visite aux membres de la famille d'un condamné, suspendre ou retirer ce permis que pour des motifs liés au maintien du bon ordre et de la sécurité ou à la prévention des infractions. / L'autorité administrative peut également, pour les mêmes motifs ou s'il apparaît que les visites font obstacle à la réinsertion du condamné, refuser de délivrer un permis de visite à d'autres personnes que les membres de la famille, suspendre ce permis ou le retirer. / Les permis de visite des prévenus sont délivrés par l'autorité judiciaire. / Les décisions de refus de délivrer un permis de visite sont motivées ". L'article R. 57-8-10 du code de procédure pénale désigne le chef d'établissement comme l'autorité responsable de la délivrance, de la suspension ou du retrait d'un permis de visiter une personne condamnée. Aux termes de l'article D. 403 du même code : " Le permis délivré en application des articles R. 57-8-8 et R. 57-8-10 est soit permanent, soit valable pour un nombre limité de visites. / Il précise, le cas échéant, les modalités particulières prévues pour son application, notamment en ce qui concerne le lieu et l'heure de la visite. / Pour des motifs de bon ordre, de sécurité et de prévention des infractions, et spécialement en cas de crime ou de délit relevant de l'article 132-80 du code pénal, le permis de visite peut être refusé à la personne victime de l'infraction pour laquelle la personne prévenue ou condamnée est incarcérée, y compris si la victime est membre de la famille du détenu () ".
9. Il résulte de ces dispositions que les décisions tendant à restreindre ou supprimer les permis de visite relèvent du pouvoir de police des chefs d'établissements pénitentiaires et doivent être motivées. Ces mesures de police, qui tendent au maintien du bon ordre et de la sécurité au sein des établissements pénitentiaires ou à la prévention des infractions, affectent directement le maintien des liens des personnes détenues avec leurs proches et sont susceptibles de porter atteinte à leur droit au respect de leur vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il appartient en conséquence à l'autorité compétente de prendre les mesures nécessaires, adaptées et proportionnées de nature à assurer le maintien du bon ordre et de la sécurité de l'établissement pénitentiaire ou, le cas échéant, la prévention des infractions sans porter d'atteinte excessive au droit des détenus.
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. Pour refuser le permis de visite à Mme C, la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes s'est fondée sur la circonstance que celle-ci a été la victime des faits de violence pour lesquels son conjoint a été notamment condamné et qu'il existe un risque d'incidents aux parloirs et de réitération de l'infraction.
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A a notamment été successivement condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc les 19 avril 2004 à six mois d'emprisonnement pour des faits de violences par conjoint ou concubin, le 7 décembre 2006 à deux ans d'emprisonnement dont neuf mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant deux ans, pour des faits violences suivi d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne liée par la victime par un pacte civil, le 22 mai 2018 à deux ans d'emprisonnement dont six mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant deux ans pour avoir notamment commis des violences suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne liée par un pacte civil. M. A a encore été condamné par le tribunal judiciaire de Quimper le 5 janvier 2021 à trois ans d'emprisonnement pour des faits de violence sans incapacité commis par une personne liée par un pacte civil, récidive et violence aggravée par deux circonstances suivie d'incapacité supérieure à huit jours. Dans son jugement, le tribunal correctionnel a rappelé que le casier judiciaire de M. A comporte trente-cinq mentions entre 2001 et 2018 et qu'il est qualifié de " multirécidiviste des faits de violences volontaires ". Il est précisé, outre le fait que M. A serait en couple depuis seulement quinze jours à la date des faits, que les nombreux sursis probatoires qui ont été prononcés ont été révoqués et " n'ont pas permis au prévenu de se saisir utilement des obligations de soins " et que les violences commises à l'encontre de Mme C s'inscrivent " dans un contexte de délinquance d'habitude " et que le " risque de réitération est important ". Mme C n'établit pas qu'à la date des décisions en litige, son conjoint poursuivait un traitement ou faisait l'objet d'un suivi psychologique de nature à réduire significativement le comportement violent dont il avait pu faire preuve auparavant.
13. Dans ces conditions, eu égard aux faits ayant motivé les condamnations pénales de M. A, à leur caractère récent pour certaines, et aux risques que la présence de Mme C peut constituer pour elle et pour le maintien du bon ordre et de la sécurité de l'établissement, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le directeur de la maison d'arrêt de Brest, puis la directrice interrégionale des services pénitentiaires auraient fait une inexacte application des dispositions précitées de la loi pénitentiaire ou commis une erreur d'appréciation en refusant d'accéder à sa demande de délivrance d'un permis de visite.
14. Enfin, les décisions en litige n'ont ni pour objet ni pour effet de priver le requérant de tout contact avec Mme C, compte tenu de la possibilité de maintenir les liens familiaux par courrier, dans les conditions prévues à l'article R. 57-8-16 du code de procédure pénale, ou par téléphone, dans les conditions prévues par l'article R. 57-8-21 du même code. Dans ces conditions et eu égard au but poursuivi de maintien du bon ordre et de prévention des infractions, la décision litigieuse n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit du détenu à mener une vie privée normale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions des 25 mars et 29 juillet 2021 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
16. Le présent jugement de rejet n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par Mme C dans l'instance n° 2102442.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante à l'instance, le versement à Mme C de la somme qu'elle demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête n° 2102442 de Mme C est rejetée.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme C dans la requête n° 2102478.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2102478 est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 9 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
Mme Plumerault, première conseillère,
M. Bozzi, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
F. B
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2102478, 2104224
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026