mercredi 27 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2103505 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | MSS 6ème chambre MOULINIER Yann |
| Avocat requérant | DEHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 juillet 2021, M. B E C, représenté par Me Dehan, doit être regardé comme demandant tribunal :
1°) d'annuler les décisions portant retrait de point (s) de son permis de conduire prises à la suite des infractions relevées les 10 avril 2019 (trois points), 16 avril 2019 (quatre points), 5 juillet 2019 (un point), 13 décembre 2019 (trois points), 19 mai 2020 (un point), 26 mai 2020 (un point), 2 juin 2020 (un point), 4 juin 2020 (un point) et 10 juin 2020 (un point) ;
2°) d'annuler par voie de conséquence la décision 48SI du 4 mai 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul.
Il soutient que :
- ces décisions ne lui ont jamais été notifiées ;
- la réalité de ces infractions n'est pas établie ;
- les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne lui ont pas été délivrées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n'y a plus de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de retrait d'un point prise consécutivement à l'infraction relevée le 26 mai 2020 dès lors que les mentions afférentes à cette infraction ont été supprimées du relevé d'information intégral du requérant et n'entraînent plus de retrait de point ;
- le point retiré consécutivement à l'infraction relevée le 10 juin 2020 a été restitué au requérant le 1er août 2021 ;
- par suite, le permis de conduire de M. C est actuellement crédité de deux points, est donc valide, et la décision 48SI en litige est dès lors réputée avoir été retirée ;
- s'agissant des décisions restant en litige, les moyens soulevés pas l'intéressé ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A D, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande l'annulation des décisions portant retrait de point (s) de son permis de conduire prises à la suite des infractions relevées 10 avril 2019 (trois points), 16 avril 2019 (quatre points), 5 juillet 2019 (un point), 13 décembre 2019 (trois points) 19 mai 2020 (un point), 26 mai 2020 (un point), 2 juin 2020 (un point), 4 juin 2020 (un point) et 10 juin 2020 (un point), et l'annulation, par voie de conséquence, de la décision 48SI du 4 mai 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul.
Sur l'étendue du litige :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. / Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. / Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points. ".
3. En l'espèce, si le ministre de l'intérieur fait valoir que le point retiré au permis de conduire du requérant consécutivement à l'infraction relevée le 10 juin 2020 lui a été restitué au le 1er août 2021, implicitement en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, cette circonstance n'a pas, contrairement à ce qu'il soutient, rendu sans objet les conclusions dirigées contre la décision de retrait d'un point prise à la suite de cette infraction dès lors que la restitution ainsi accordée n'a pas eu pour effet de retirer cette décision, laquelle fait obstacle à l'entier bénéfice du délai de reconstitution du capital total de points prévu au premier alinéa de l'article L. 223-6 précité. Par suite, les conclusions de la requête dirigées contre cette décision ne sont pas sans objet et sont dès lors recevables.
4. En second lieu, il ressort du relevé d'information intégral du requérant édité le 29 septembre 2021 et que produit en défense le ministre de l'intérieur que l'infraction relevée le 26 mai 2020 n'y est pas mentionnée et n'entraîne dès lors aucun retrait de point. Il ressort de surcroît de ce relevé d'information qu'à la date de son édition le permis de conduire de M. C était valide. Il suit de là que la décision prise consécutivement à l'infraction relevée le 26 mai 2020 et la décision 48SI du 4 mai 2021 en litige portant invalidation du permis de conduire de l'intéressé doivent être regardées comme ayant été retirées par le ministre de l'intérieur. Il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à leur annulation.
Sur la notification des décisions portant retrait de point (s) :
5. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 223-3 du code de la route : " Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ". Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévue par les dispositions précitées, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont dispose celui-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que le ministre de l'intérieur ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors, que dans la décision procédant au retrait des derniers points, il récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur qui demeure recevable à exciper de l'illégalité de chacun de ces retraits. Par suite, la circonstance, à la supposer établie, que M. C n'aurait été informé des décisions successives de retrait de points qu'à la lecture de la décision 48SI du 4 mai 2021 est sans incidence sur la légalité de ces décisions.
Sur la réalité des infractions relevées :
6. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route, " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ". Le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
7. En l'espèce, il ressort du relevé d'information intégral du requérant que les infractions restant en litige ont toutes donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. L'intéressé n'établissant ni même alléguant avoir contesté l'infraction, l'avis de contravention ou le titre exécutoire correspondant, conformément aux disposions précitées au point 6, le moyen tiré ce que la réalité de ces infractions ne serait pas établi doit être écarté.
Sur la délivrance des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route :
8. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. Si le retrait de points lié à cette infraction n'aboutit pas à un nombre nul de points affectés au permis de conduire de l'auteur de l'infraction, celui-ci est informé par le ministre de l'intérieur par lettre simple du nombre de points retirés. Le ministre de l'intérieur constate et notifie à l'intéressé, dans les mêmes conditions, les reconstitutions de points obtenues en application des alinéas 1,2 et 4 de l'article L. 223-6. () ".
9. Il résulte de ces dispositions que la délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et, éventuellement, d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé. Toutefois, lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, l'omission de cette formalité est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation.
En ce qui concerne les infractions relevées les 19 mai 2020 (un point), 2 juin 2020 (un point) et 4 juin 2020 (un point) :
10. D'une part, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes.
11. D'autre part, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises en vertu des dispositions des articles L.223-3 et R.223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
12. En l'espèce, à supposer que les informations requises par les dispositions précitées des articles L.223-3 et R.223-3 du code de la route n'aient pas été délivrées au requérant préalablement aux décisions de retrait d'un point prises à la suite des infractions commises les 19 mai 2020, 2 juin 2020 et 4 juin 2020, il ressort du relevé d'information intégral de l'intéressé que ces infractions correspondent toutes à un excès de vitesse inférieur de moins de 20 kilomètres par heure (km/h) à une vitesse maximale autorisée supérieure à 50 km/h. Or, il ressort également de ce relevé intégral que M. C a commis la même infraction le 10 octobre 2019 et s'est ensuite acquitté du paiement de l'amende forfaitaire en résultant, circonstances établissant au sens des dispositions précitées au point précédent que l'intéressé a alors nécessairement reçu l'avis de contravention ainsi, par voie de conséquence, que les informations préalables rendues obligatoires par le code de la route. Les infractions en litige ayant été commises sept mois à peine après cette infraction du 10 octobre 2019, M. C doit être regardé comme n'ayant alors pas été privé de la garantie essentielle résultant de la délivrance de ces informations. Par suite, le moyen invoqué doit être écarté.
En ce qui concerne l'infraction relevée le 13 décembre 2019 (trois points) :
13. Le ministre de l'intérieur produit le procès-verbal électronique établi le jour même de cette infraction. Il n'est toutefois pas contestable que celui-ci n'est pas signé par le requérant, n'indique par ailleurs nullement que celui-ci aurait refusé d'y apposé sa signature, et ne délivre en toute état de cause que très partiellement les informations prévues par les article L.223-3 et R. 223-3 du code de la route. Si le ministre fait toutefois valoir que l'intéressé se serait vu délivrer l'ensemble de ces informations à l'occasion de l'infraction précitée du 10 octobre 2019, il ressort cependant du relevé d'information intégral de M. C que l'infraction du 13 décembre 2019 correspond à une conduite sans port de la ceinture de sécurité et n'a donc aucun rapport avec un excès de vitesse inférieur de moins de 20 km/h à une vitesse maximale autorisée supérieure à 50 km/h. Par suite, à défaut pour le ministre d'établir que l'intéressé aurait effectivement reçu lesdites informations préalablement à la décision de retrait de trois points prise à la suite de l'infraction du 13 décembre 2019, le requérant est fondé à demander l'annulation de cette décision.
En ce qui concerne les infractions relevées le 10 avril 2019 (trois points) et 16 avril 2019 (quatre points) :
14. Le ministre de l'intérieur produit les deux-procès-verbaux établis le jour même de ces infractions, lesquels ne sont toutefois pas signés par le requérant, n'indiquent par ailleurs nullement que celui-ci aurait refusé d'y apposé sa signature, et ne délivre en toute état de cause que très partiellement les informations prévues par les article L.223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le ministre de l'intérieur soutient cependant qu'un avis de contravention comportant l'ensemble des informations requises a bien été adressé par courrier au domicile de l'intéressé le 13 juin 2019 ainsi qu'en attesteraient les " bordeaux d'accompagnement " de ces avis. Le ministre soutient de surcroît qu'en l'absence du paiement de cette amende forfaitaire, un avis de majoration contenant lui aussi l'ensemble des informations prévues a été adressé à M. C. Toutefois, ces éléments ne sauraient suffire à établir que ces informations ont effectivement été portées à la connaissance de ce dernier préalablement aux décisions de retraits de points en litige. Il s'ensuit que, dans ces conditions, M. C est fondé à demander l'annulation de ces décisions.
En ce qui concerne l'infraction commise le 5 juillet 2019 (un point) :
15. Il ressort du relevé d'information intégral du requérant que cette infraction a été constatée par l'intermédiaire d'un radar automatique. Le ministre de l'intérieur soutient qu'un avis de contravention comportant l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités a été envoyé automatiquement par courrier au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation et qu'en l'absence du paiement par le requérant de cette amende forfaitaire, un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée contenant lui aussi l'ensemble des informations prévues en application de l'article A37-28 du code de procédure pénale a été émis par la trésorerie générale puis envoyé à l'adresse figurant sur la carte grise du véhicule. Le ministre fait par ailleurs valoir que, dans l'hypothèse où ce courrier reviendrait avec la mention "n'habite plus à l'adresse indiquée" ou "parti sans laisser d'adresse", le comptable de la direction générale des finances publiques envoie une lettre de rappel à l'adresse fiscale du contrevenant, et soutient que compte tenu de l'ensemble des diligences qui auraient mises en œuvre par l'administration, il ne ferait pas de doute que le requérant aurait bien reçu un avis de contravention et/ou un avis de majoration de l'amende forfaitaire et se serait donc bien vu délivrer l'information préalable au retrait de points. Toutefois, le ministre ne produit aucun élément susceptible d'établir que l'avis de contravention et que le titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée de cette infraction auraient été effectivement adressés au requérant, et que les informations requises par les articles L. 223- et R. 223 précitées du code de la route lui auraient en conséquence été délivrées. Par suite, M. C est fondé à demander l'annulation de la décision portant retrait d'un point de son permis de conduire prise à la suite de cette infraction.
En ce qui concerne l'infraction commise le 10 juin 2020 (un point) :
16. Le ministre de l'intérieur n'établit pas, ni même ne soutient, qu'il aurait effectivement délivré au requérant les informations requises pas le code de la route. Par suite, ce dernier est fondé à demande l'annulation de la décision portant retrait d'un point prise à la suite de cette infraction.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les décisions de retrait de point (s) prises à la suite des infractions commises les 10 avril 2019 (trois points), 16 avril 2019 (quatre points), 5 juillet 2019 (un point), 13 décembre 2019 (trois points) et 10 juin 2020 (un point) doivent être annulées.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant, d'une part, à l'annulation de la décision 48SI du 4 mai 2021 et, d'autre part, à l'annulation de la décision de retrait d'un point prise consécutivement à l'infraction commise le 26 mai 2020.
Article 2 : Les décisions portant retrait de point (s) au permis de conduire de M. C prises à la suite des infractions commises les 10 avril 2019 (trois points), 16 avril 2019 (quatre points), 5 juillet 2019 (un point), 13 décembre 2019 (trois points), 10 juin 2020 (un point) sont annulées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B E C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
Y. DLa greffière,
Signé
V. Le Boëdec
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. Le Boëdec
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026