jeudi 14 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2106065 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS CASSEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2021, M. E Aubrée, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 octobre 2021 par laquelle le ministre de la défense a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie ;
2°) d'enjoindre au ministre de la défense de réexaminer sa demande et de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie a été prise par une autorité incompétente à défaut de justifier d'une délégation de signature ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, en l'absence de communication de l'avis de la commission de réforme dans un délai raisonnable ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ou à tout le moins d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que sa pathologie est en lien direct et certain avec ses conditions de travail.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2022, la ministre des armées conclut à la transmission de la requête au ministre de l'intérieur, seul compétent pour défendre dans ce dossier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 janvier 2022, le ministre de l'intérieur conclut à la transmission de la requête au préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, seul compétent pour défendre dans ce dossier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2022, le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. Aubrée n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n° 2019-122 du 21 février 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Tourre,
- et les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. Aubrée, secrétaire administratif de classe normale au ministère de la défense, a été placé en détachement au ministère de l'intérieur du 1er septembre 2009 au 1er septembre 2016 en qualité de chef de la section commandement au groupement départemental de la gendarmerie nationale d'Ille-et-Vilaine. L'intéressé a été placé en congé de longue durée à compter du 29 avril 2014 et a sollicité, le 14 mai 2014, la prise en charge de sa pathologie au titre du service. Le 11 décembre 2014, la commission de réforme a émis un avis défavorable à cette demande, notifié à M. Aubrée le 29 mai 2017. Par un arrêt du 29 juin 2021, la Cour administrative d'appel de Nantes a annulé le jugement du 4 juillet 2019 du tribunal administratif de Rennes, a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le ministre de l'intérieur sur la demande de
M. Aubrée tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie et a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer sa demande. Par décision du 14 octobre 2021, la préfète de la zone de défense et de sécurité Ouest a réexaminé la situation de M. Aubrée et a confirmé le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Par la présente requête, M. Aubrée demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. L'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires n'est entré en vigueur, en tant qu'il s'applique à la fonction publique d'État, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 24 février 2019, du décret visé ci-dessus du 21 février 2019 par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions réglementaires nécessaires pour cette fonction publique et dont l'intervention était, au demeurant, prévue, sous forme de décret en Conseil d'État, par le VI de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017. Par ailleurs, les droits des agents publics en matière d'accident de service et de maladie professionnelle sont constitués à la date à laquelle l'accident est intervenu ou la maladie diagnostiquée.
3. Il ressort des pièces du dossier que la maladie de M. Aubrée a été diagnostiquée en 2014, donc antérieurement à l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Il s'ensuit que la situation de M. Aubrée est entièrement régie par les dispositions, alors applicables, de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État.
4. En premier lieu, le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest a régulièrement donné délégation, selon arrêté du 19 juillet 2021, dûment publié au recueil des actes administratifs du 23 juillet 2021, à Mme Angélique Rocher-Bedjoudjou, secrétaire générale adjointe pour l'administration du ministère de l'intérieur (SGAMI) de la zone Ouest et signataire de la décision attaquée, aux fins de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme A B, préfète déléguée pour la défense et la sécurité, tous les actes relatifs à la gestion administrative et financière des personnels relevant du secrétariat général pour l'administration du ministère de l'Intérieur Ouest. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
6. La décision refusant à un fonctionnaire le bénéfice des dispositions de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État doit être regardée comme refusant un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, au sens des dispositions du 6° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle est ainsi au nombre des décisions qui, en application de cet article, doivent être motivées.
7. La décision du 14 octobre 2021 fait référence à l'article 13-5 le décret n° 88-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires. Contrairement à ce qu'affirme M. Aubrée, la préfète déléguée pour la défense et la sécurité Ouest rappelle que sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie a été examinée par la commission de réforme du 11 décembre 2014, laquelle a émis un avis défavorable motivé notamment par des " troubles de la personnalité préexistants " et que cet avis lui a été notifié le 29 mai 2017. Elle précise, par ailleurs, que la Cour administrative d'appel de Nantes a, par un arrêt du 29 juin 2021, annulé la décision prise consécutivement à cet avis, motif tiré de ce que l'administration se serait crue à tort en situation de compétence liée, et a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer sa demande. Elle indique ensuite qu'en exécution de cet arrêt, après réexamen de sa situation, elle refuse de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de M. Aubrée au motif que le lien de causalité entre sa pathologie et le service n'est pas avéré. La décision attaquée comporte ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles la préfète déléguée pour la défense et la sécurité Ouest s'est fondée pour rejeter la demande de l'intéressé et permet ainsi à M. Aubrée d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 19 de décret du 14 mars 1986 relatif à
la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige " () Le secrétariat de la commission de réforme informe le fonctionnaire : / - de la date à laquelle la commission de réforme examinera son dossier ; / - de ses droits concernant la communication de son dossier et la possibilité de se faire entendre par la commission de réforme, de même que de faire entendre le médecin et la personne de son choix. / L'avis de la commission de réforme est communiqué au fonctionnaire sur sa demande () ".
9. Ainsi qu'il a été exposé au point 1 du présent jugement, la commission de réforme s'est réunie le 11 décembre 2014 et son avis défavorable à la reconnaissance au service de la pathologie de M. Aubrée a été notifié à l'intéressé le 29 mai 2017. Il ressort des dispositions précitées que contrairement à ce qu'affirme le requérant, l'avis de la commission de réforme n'a pas à être communiqué à l'agent sauf demande de sa part. M. Aubrée n'établit ni même n'allègue avoir fait cette demande. Il suit de là que le moyen tiré de l'absence de communication de l'avis de la commission de réforme dans un délai raisonnable doit être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État, dans sa rédaction alors en vigueur : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 35. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident () ". Aux termes
de l'article 13 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " La commission de réforme est consultée notamment sur : 1. L'application des dispositions du deuxième alinéa des 2° et 3° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ; 2. L'imputabilité au service de l'affection entraînant l'application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 34 (4°) de la loi du 11 janvier susvisée () 5. La réalité des infirmités résultant d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle, la preuve de leur imputabilité au service et le taux d'invalidité qu'elles entraînent, en vue de l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité instituée à l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée () ".
11. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service.
12. À l'appui de sa requête, M. Aubrée soutient qu'il ressort du rapport d'expertise du Dr C que sa pathologie est en lien direct et certain avec ses conditions de travail et que les rapports du Dr D, psychiatre, établissent également l'imputabilité au service de sa maladie. L'expertise médicale du Dr C du 24 octobre 2014 indique que " les traits de personnalité présents chez M. Aubrée antérieurement à son arrêt de travail de février 2014 (fonctionnement hyperactif, perfectionnisme et scrupulosité) n'avaient jamais donné lieu à une décompensation dépressive ou maniaque ; il n'existe pas non plus d'antécédents familiaux, de troubles bipolaires ou apparentés ; dans les documents fournis et dans les dires de M. Aubrée,
on ne retrouve pas d'autre facteur déclenchant à son syndrome d'épuisement professionnel
(à expression anxio-dépressive) que les conditions d'exercice professionnel, devenues selon lui, progressivement plus difficiles ". Il conclut que " ces facteurs apparaissent en lien direct et certain avec la pathologie développée et les conditions d'imputabilité au service sont donc réunies ". Toutefois, M. Aubrée n'établit, ni même n'allègue, le caractère pathogène de ses conditions de travail propre à générer l'épuisement professionnel à expression anxio-dépressive
dont il souffre. En outre, contrairement à ce qu'affirme le requérant, le Dr D, n'a pas affirmé que sa maladie était imputable au service mais a seulement indiqué que son état de santé justifiait un congé de longue maladie, dans ses rapports des 21 janvier et 6 juillet 2015, puis, dans son rapport du 5 novembre 2016, que cet état de santé justifiait une reprise à temps partiel thérapeutique de 50 % après prolongation de son congé de longue durée jusqu'à la date de reprise. Le Dr D se borne dans ces trois rapports à relater les dires et les ressentis de M. Aubrée en ce qui concerne l'arrivée d'une nouvelle équipe de direction qui se montrerait extrêmement intolérante face aux difficultés psychiques rencontrées par ses collègues et le fait que l'intéressé se montre très touché à partir de l'année 2013 par le manque d'aide et ce
qu'il qualifie d'" acharnement " tant sur les personnes fragiles que sur les femmes et sur les civils. Enfin, la commission de réforme a rendu, le 11 décembre 2014, un avis défavorable à l'imputabilité au service de la pathologie du requérant en raison de " troubles de la personnalité préexistants ". Dans ces conditions, M. Aubrée n'apporte pas la preuve de l'imputabilité au service du syndrome anxio-dépressif dont il souffre, alors qu'il n'établit pas le caractère pathogène de ses conditions de travail et qu'au surplus ses traits de personnalité préexistants,
qui ne sont pas contestés, constituent des circonstances particulières de nature à détacher la survenance de sa maladie du service. Ainsi, M. Aubrée n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de reconnaître le caractère professionnel de sa maladie, la préfète de la zone de défense et de sécurité Ouest a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. Le moyen doit par suite être écarté.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. Aubrée demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. Aubrée est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E Aubrée et au préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 31 août 2023, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Le Roux, premier conseiller,
Mme Tourre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 septembre 2023.
La rapporteure,
Signé
L. Tourre Le président,
Signé
G. Descombes
Le greffier,
Signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026