lundi 16 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2202806 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | GOURLAOUEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces, enregistrés les 31 mai, 18 juillet et 13 décembre 2022, Mme D B, représentée par Me Gourlaouen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 mars 2022 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant refus de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trois jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen complet de sa situation ;
- elle viole l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle viole l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article 3 de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;
- elle viole l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 20 du traité de fonctionnement de l'Union européenne ;
- elle méconnait les articles 7 et 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Une mise en demeure de produire ses observations en réponse à la requête dans un délai de trente jours, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative, a été adressée le 16 mai 2023 au préfet d'Ille-et-Vilaine, qui n'a pas produit de mémoire.
Par des courriers du 20 septembre 2023, le tribunal a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, qu'il était susceptible de substituer d'office les dispositions de l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à celles de l'article L. 832-2 du même code.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 19 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le traité de fonctionnement de l'Union européenne ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique. :
- le rapport de M. Etienvre ;
- et les observations de Me Gourlaouen, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante comorienne, née le 13 décembre 1999 à Nioumadzaha (Comores), entrée en France à l'âge de seize ans, mère d'un premier enfant de nationalité française né le 7 juin 2016 à Mamoudzou (Mayotte), s'est vu délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " valable du 6 juin 2018 au 5 juin 2019. Arrivée en métropole le 1er novembre 2018, Mme B a donné naissance à un second enfant de nationalité française le 3 avril 2021 et a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français auprès de la préfecture d'Ille-et-Vilaine le 22 juin 2021 sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 3 mars 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de faire droit à cette demande au motif que l'intéressée était dépourvue de l'autorisation spéciale prévue à l'article L. 832-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Mme B sollicite l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens tirés du vice d'incompétence et du défaut de motivation et du défaut d'examen :
2. En premier lieu, par arrêté du 6 décembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation de signature à Mme A C, cheffe du bureau du séjour et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer notamment, dans la limite des attributions de ce bureau, les refus de séjour étrangers sans mesure d'éloignement. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.
3. En second lieu, la décision attaquée mentionne que le préfet a refusé de délivrer à Mme B le titre de séjour sollicité en qualité de parent d'enfant français sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif qu'elle était dépourvue de l'autorisation préfectorale spéciale prévue à l'article L. 832-2-du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle satisfait dès lors aux exigences de motivation et il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen.
En ce qui concerne les autres moyens :
4. En premier lieu, la décision contestée trouve son fondement légal dans les dispositions de l'article L. 832-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lesquelles n'étaient plus en vigueur. Il y a lieu, par suite, de substituer à ces dispositions celles de l'article L. 441-8 du même code qui les ont remplacées depuis le 1er mai 2021 dès lors que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver Mme B d'une garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes, et, enfin, que les parties, informées par le tribunal par lettre du 20 septembre 2023 de ce que ce dernier était susceptible de procéder d'office à cette substitution de base légale, ont été en mesure de produire leurs observations sur ce point. Par conséquent, il y a lieu de procéder à cette substitution de base légale.
5. En deuxième lieu, le titulaire d'une carte de séjour peut en principe, circuler librement " en France ", c'est-à-dire, conformément à ce qui résulte de l'article L. 414-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Mayotte. Toutefois, l'article L. 441-8 du même code, en vigueur depuis le 1er mai 2021, limite la validité des titres de séjour délivrés à Mayotte, en disposant que " Sans préjudice des dispositions des articles L. 233-1 et L. 233-2, les titres de séjour délivrés par le représentant de l'État à Mayotte, à l'exception des titres délivrés en application des dispositions des articles L. 233-5, L. 421-11, L. 421-14, L. 421-22, L. 422-10, L. 422-11, L. 422-12, L. 422-14, L. 424-9, L. 424-11 et L. 426-11 et des dispositions relatives à la carte de résident, n'autorisent le séjour que sur le territoire de Mayotte. / Les ressortissants de pays figurant sur la liste, annexée au règlement (CE) n° 539/2001 du Conseil du 15 mars 2001 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres, qui résident régulièrement à Mayotte sous couvert d'un titre de séjour n'autorisant que le séjour à Mayotte et qui souhaitent se rendre dans un autre département, une collectivité régie par l'article 73 de la Constitution ou à Saint-Pierre-et-Miquelon doivent obtenir une autorisation spéciale prenant la forme d'un visa apposé sur leur document de voyage () ".
6. Les dispositions de cet article, qui subordonnent l'accès de l'étranger titulaire d'un titre de séjour délivré à Mayotte aux autres départements français à l'obtention d'une autorisation spéciale, font obstacle à ce que cet étranger, s'il gagne un autre département sans avoir obtenu cette autorisation, puisse prétendre dans cet autre département à la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions de droit commun et en particulier de plein droit de la carte de séjour temporaire telle que prévue à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ces dispositions imposaient donc à Mme B, pour entrer en France métropolitaine, de disposer du visa mentionné à cet article.
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme B s'est vu délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " valable du 6 juin 2018 au 5 juin 2019 et qu'elle est entrée, selon ses déclarations, sur le territoire métropolitain le 1er novembre 2018. Or, il est constant qu'elle n'a ni obtenu, ni même sollicité l'autorisation spéciale prévue par les dispositions précitées. La circonstance qu'elle soit mère de deux enfants de nationalité française ne la dispensait pas de l'obligation de détenir cette autorisation spéciale. Dans ces conditions, les dispositions précitées de l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faisaient obstacle à ce qu'elle puisse se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit ainsi que celui tiré de la violation de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
9. Lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé.
10. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les motifs de la décision attaquée révèlent que le préfet n'a pas examiné si la requérante pouvait ainsi être admise exceptionnellement au séjour sur ce fondement. Dès lors, le moyen tiré de la violation de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En quatrième lieu, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que Mme B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les motifs de la décision attaquée révèlent que le préfet n'a pas examiné si la requérante pouvait ainsi être admise au séjour sur ce fondement. Dès lors, le moyen tiré de la violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être également écarté.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ".
13. Mme B ne remplissant pas effectivement les conditions de délivrance du titre sollicité tel qu'il résulte des points précédents, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour et que la décision attaquée méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 432-13 précité.
14. En sixième lieu, les dispositions précitées au point 5 imposaient à Mme B, pour entrer en France métropolitaine, de disposer du visa mentionné à l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si l'intéressée soutient que ces dispositions font obstacle à la libre circulation en France, il ne ressort pas des pièces du dossier, s'agissant d'un refus de titre de séjour qui n'a ni pour objet ni pour effet de l'éloigner de sa famille, qu'elles feraient obstacle à sa libre circulation en France ou de ses enfants ni qu'elles conduiraient à leur expulsion, ni qu'elle les obligerait à quitter la France. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée serait contraire à l'article 20 du traité de fonctionnement de l'Union européenne ou aux articles 7 et 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 20 du traité de fonctionnement de l'Union européenne et des articles 7 et 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doivent, en tout état de cause, être écartés.
15. En septième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ".
16. La présente décision n'a ni pour objet ni pour effet de séparer Mme B de ses enfants et l'intéressée, qui n'a jamais disposé d'un titre de séjour en France métropolitaine, ne fait état d'aucun obstacle à la poursuite de sa vie familiale. Dans ces conditions, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Dès lors, il pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
17. En huitième lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des tribunaux, des autorités administratives (), l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
18. La décision de refus de délivrance de titre de séjour n'a ni pour objet ni pour effet de séparer l'intéressée de ses enfants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.
19. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
20. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions aux fins d'injonction présentées par l'intéressée.
Sur les frais liés au litige :
21. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par Mme B doivent, dès lors, être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 2 octobre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2023.
Le président-rapporteur,
signé
F. Etienvre
L'assesseur le plus ancien,
signé
F. Terras
La greffière,
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202806
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026