LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2202888

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2202888

lundi 10 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2202888
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 juin 2022, 16 juin et 22 juin 2023, M. A D, représenté par Me Jean Fleischl, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 novembre 2021 par lequel le maire de Trégastel a délivré à M. B un permis de construire une extension d'une maison d'habitation sur un terrain situé 8 route de Golgon à Trégastel, ensemble la décision du 5 avril 2022 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 octobre 2021 par lequel le maire de Trégastel a délivré un permis de construire modificatif ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Trégastel une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il dispose d'un intérêt à agir contre le permis de construire attaqué ;

- la requête n'est pas tardive ;

- il a accompli les formalités de notification prévues par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté est entaché d'incompétence à défaut pour son signataire d'avoir disposé d'une délégation de signature exécutoire et suffisamment précise ;

- il méconnait l'article L. 431-1 du code de l'urbanisme dès lors que le projet imposait le recours à un architecte ;

- il méconnaît l'article UC 8 du règlement du plan local d'urbanisme de Trégastel.

Par des mémoires, enregistrés le 7 novembre 2022 et le 21 mars 2023, M. C B, représenté par Me Guillois, conclut au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente d'un permis de construire modificatif et, en outre, à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- le requérant ne dispose pas d'un intérêt à agir ;

- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés ;

Par un mémoire, enregistré le 14 juin 2023, la commune de Trégastel, représentée par Me Gourvennec, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable

- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Gourmelon, première conseillère, pour exercer les fonctions de rapporteure publique, en application des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gosselin ;

- les conclusions de Mme Gourmelon, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Laville-Collomb, représentant M. D, de Me Trémouilles, représentant la commune de Trégastel et de Me Guillois, représentant M. B.

Une note en délibéré, présentée pour M. D, a été enregistrée le 27 juin 2023.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 17 novembre 2021, le maire de Trégastel a délivré à M. B un permis de construire une extension d'une habitation existante, valant permis de démolir un carport prenant appui sur cette habitation.

Sur les fins de non-recevoir opposée en défense :

2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. () ". Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction. Aux termes de l'article L. 600-1-3 du même code : " Sauf pour le requérant à justifier de circonstances particulières, l'intérêt pour agir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager s'apprécie à la date d'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le projet autorisé concerne l'extension d'une construction existante et la démolition d'un carport. Cette extension, réalisée sur l'emplacement du carport, présente, en regard de la propriété de M. D, un mur aveugle, la fenêtre de l'extension s'ouvrant du côté opposé à la maison du requérant, et la seule circonstance que cette partie nouvelle de la construction sera située à quelques mètres de sa maison d'habitation et sera ainsi visible depuis celle-ci ne suffit pas, par elle-même, à faire regarder cette extension d'une construction existante comme étant de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien du requérant, au sens des dispositions précitées de l'article R. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Par ailleurs, le fait qu'une fenêtre existante soit transformée en porte du côté du terrain de M. D alors qu'un accès, même s'il était plus éloigné d'une dizaine de mètres, existait déjà du même côté de la construction n'est pas plus de nature à affecter les conditions d'occupation de son bien pour le requérant. Enfin, la circonstance qu'une voie d'accès pour les véhicules soit créée, à l'opposé de la maison de M. D, le long de la parcelle cadastrée 206 n'appartenant pas au requérant, alors que les véhicules pouvaient déjà se stationner et circuler au nord de l'habitation de M. B et à proximité immédiate des parcelles de M. D, ne permet pas de justifier de nouvelles nuisances, par rapport à celles préexistantes et de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien au sens des dispositions précitées de l'article R. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Il s'ensuit que M. D ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité à agir contre le permis de construire litigieux et que, par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres fins de non-recevoir, la requête est irrecevable.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Trégastel, qui ne peut être regardée comme partie perdante à l'instance, la somme que M. D demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. D une somme de 750 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens et une somme de 750 euros au titre des mêmes frais exposés par la commune de Trégastel.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : M. D versera une somme de 750 euros à la commune de Trégastel et une somme de 750 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à M. C B et à la commune de Trégastel.

Délibéré après l'audience du 26 juin 2023 à laquelle siégeaient :

M. Gosselin, président,

Mme Pottier, première conseillère,

Mme Le Berre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2023.

Le président-rapporteur,

Signé

O. Gosselin

L'assesseur le plus ancien,

Signé

F. Pottier

La greffière,

Signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions