vendredi 17 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2205846 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JULIA BOMBARDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 19 novembre 2022, 11 août 2023 et 26 mars 2024, la société en nom collectif (SNC) Groupe Lactalis Food Service France, représentée par Me Bombardier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'injonction de la direction départementale de la protection des populations d'Ille-et-Vilaine du 13 juin 2022 ainsi que la décision du 21 septembre 2022 par laquelle le directeur de la direction départementale de la protection des populations d'Ille-et-Vilaine a rejeté son recours hiérarchique contre cette injonction ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Par deux mémoires en intervention, enregistrés les 5 février 2024 et 7 janvier 2025, l'institut national de l'origine et de la qualité, représenté par Me Pinet, conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-8 du code de justice administrative : " Lorsque des considérations de bonne administration de la justice l'imposent, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, () sur la demande d'un président de tribunal administratif ou de cour administrative d'appel, attribue, par une ordonnance motivée qui n'est pas susceptible de recours, le jugement d'une ou plusieurs affaires à la juridiction qu'il désigne. ".
2. Le présent litige, qui relève en principe de la compétence du tribunal administratif de Rennes, a un objet identique à celui de demandes jugées par le tribunal administratif de Caen, notamment par deux jugements du 12 février 2024, no 2302054 et nos 2202022-2202024-2202025-2302053, lesquels statuent sur deux demandes ayant été attribuées à ce tribunal par des ordonnances du président de la section du contentieux du Conseil d'Etat du 25 juillet 2023. Dans ces conditions, il y a lieu de transmettre le dossier de la présente requête au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat afin qu'il exerce les attributions mentionnées à l'article R. 351-8 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de la société en nom collectif Groupe Lactalis Food Service France est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société en nom collectif Groupe Lactalis Food Service France, au préfet d'Ille-et-Vilaine, à l'institut national de l'origine et de la qualité et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Fait à Rennes, le 17 janvier 2025.
Le président du tribunal,
signé
A. Poujade
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026