mercredi 24 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2305963 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CIMADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2023, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 novembre 2023 par lequel la préfète du Loiret l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre d'une durée d'un an.
M. B, ressortissant algérien, soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la compétence du signataire de l'arrêté du 5 novembre 2023 n'est pas établie ;
- l'arrêté méconnaît les articles L. 121-1 et L. 222-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il a été privé du droit d'être entendu et de la possibilité de faire valoir ses observations ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. ;
S'agissant de la décision refusant un délai de départ volontaire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard du risque de soustraction à la mesure d'éloignement ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il est exposé à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine, l'Algérie, et que sa vie y est menacée ;
- elle méconnaît l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre ainsi que du fait de l'illégalité de la décision refusant un délai de départ volontaire ;
- elle est insuffisamment motivée au regard des critères à prendre en compte au titre de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que des circonstances humanitaires justifient que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 janvier 2024, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Ambert a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien déclarant être né le 20 janvier 1995, est entré irrégulièrement sur le territoire français en janvier 2014. Sous plusieurs identités différentes, il a fait l'objet de précédents arrêtés portant obligation de quitter le territoire français en date des 4 juillet 2018, 9 mars 2019, 17 août 2019, 5 septembre 2019 et 15 décembre 2020. Il a été placé en garde à vue le 4 novembre 2023 pour des faits de détention de stupéfiants et a été placé en rétention administrative par un arrêté du 5 novembre 2023 de la préfète du Loiret. Par une décision du 7 novembre 2023, le juge des libertés et de la détention n'a pas autorisé la prolongation de son placement en rétention administrative. Par un arrêté du 5 novembre 2023, la préfète du Loiret a obligé M. B à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre d'une durée d'un an. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions en annulation de l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, le signataire de l'arrêté litigieux, secrétaire générale pour les affaires régionales, a reçu, par arrêté du 11 septembre 2023 publié au recueil des actes administratifs du département du Loiret du même jour, délégation du préfet à l'effet de signer, lors des permanences qu'il est amené à assurer, les mesures d'éloignement des étrangers en situation irrégulière. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit ainsi être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B, durant sa garde à vue du 4 novembre 2023, a été interrogé sur sa situation administrative et sur la perspective de l'intervention d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français. À cette occasion, il a pu préciser à l'administration les éléments de sa situation, de sa vie personnelle et de ses attaches dans son pays d'origine avant que ne soit prise, le lendemain, la décision d'éloignement attaquée. Le droit de l'intéressé d'être entendu, partie intégrante des droits de la défense, a donc été respecté.
4. En troisième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des motifs de fait et de droit au regard desquels la préfète du Loiret a décidé d'obliger M. B à quitter le territoire français. Il vise notamment l'article L. 611-1 (1°, 5° et 6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rappelle notamment l'entrée irrégulière sur le territoire français de M. B, en janvier 2014, et l'absence de démarche visant à régulariser sa situation administrative au regard du séjour en France. Il mentionne les précédents arrêtés portant obligation de quitter le territoire français en date des 4 juillet 2018, 9 mars 2019, 17 août 2019, 5 septembre 2019 et 15 décembre 2020. Au regard de ces éléments, le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
5. En quatrième lieu, l'arrêté attaqué mentionne les cinq précédentes mesures d'éloignement, mentionnées au point précédent, auxquelles M. B n'a pas déféré, ainsi que les dates et motifs d'interpellation de M. B par les services de police au cours des cinq dernières années. L'arrêté indique en outre, sans être sérieusement contredit par M. B, que ce dernier est célibataire et sans enfant à charge et ne justifie ainsi pas d'une vie familiale établie sur le territoire français. Au regard de ces éléments, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation doit être écarté.
6. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
7. M. B soutient qu'il réside en France depuis presque neuf ans et qu'il y a établi l'entièreté de sa vie privée et familiale. Il n'apporte toutefois aucun élément relatif à l'intensité de ses liens avec d'éventuels membres de sa famille présents sur le territoire français. S'il évoque avoir une compagne française depuis plus de trois ans, il n'apporte aucun élément au soutien de son assertion. M. B ne dispose ainsi pas d'attaches importantes en France. L'éloignement du requérant ne porte ainsi pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision refusant un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, les conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision refusant un délai de départ volontaire en conséquence de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
10. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 4, l'arrêté du 5 novembre 2023 par lequel la préfète du Loiret a notamment obligé M. B à quitter le territoire français et lui a refusé un délai de départ volontaire est suffisamment motivé.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ". Il est constant que M. B est entré de manière irrégulière sur le territoire français en janvier 2014 et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il a fait l'objet de précédents arrêtés portant obligation de quitter le territoire français en date des 4 juillet 2018, 9 mars 2019, 17 août 2019, 5 septembre 2019 et 15 décembre 2020. M. B n'établissant pas de circonstance particulière, il existe un risque que M. B se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français du 5 novembre 2023 dont il fait l'objet. La préfète du Loiret a pu ainsi légalement refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. B.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision refusant un délai de départ volontaire doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, les conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision fixant le pays de destination en conséquence de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
14. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 4, l'arrêté du 5 novembre 2023 par lequel la préfète du Loiret a notamment obligé M. B à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination est suffisamment motivé.
15. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
16. M. B soutient que son retour en Algérie l'expose à un traitement inhumain ou dégradant et à des menaces à sa vie dès lors qu'il a subi une tentative de meurtre de la part de la famille d'une femme avec laquelle il a eu une relation. Il n'assortit pas cette allégation de la moindre précision ou justification. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la fixation de l'Algérie, pays dont il possède la nationalité, comme pays de destination, méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. En quatrième lieu, si M. B se prévaut de la méconnaissance de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, il est constant que le statut de réfugié ne lui a pas été reconnu et il n'apporte aucun élément relatif à une demande de protection internationale. Le moyen est ainsi inopérant et doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant l'Algérie comme pays de destination doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français :
19. En premier lieu, les conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et à fin d'annulation de la décision refusant un délai de départ volontaire étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de l'interdiction de retour sur le territoire français, en conséquence de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision refusant un délai de départ volontaire, doit être écarté.
20. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
21. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué mentionne notamment les précédents arrêtés portant obligation de quitter le territoire français en date des 4 juillet 2018, 9 mars 2019, 17 août 2019, 5 septembre 2019 et 15 décembre 2020, dont a fait l'objet M. B. Il mentionne également notamment qu'il déclare être entré en France en janvier 2014. Aussi, il est suffisamment motivé au regard des critères à prendre en compte au titre de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen doit être écarté.
22. En troisième lieu, M. B estime que des circonstances humanitaires justifient que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Il soutient qu'il réside en France depuis presque neuf ans et qu'il y a établi l'entièreté de sa vie privée et familiale. Cette seule circonstance, au demeurant non établie, n'est pas de nature à caractériser des circonstances humanitaires au sens de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.
23. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Loiret.
Délibéré après l'audience du 10 janvier 2024 à laquelle siégeaient :
M. Jouno, président,
M. Albouy, premier conseiller,
M. Ambert, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2024.
Le rapporteur,
signé
A. AmbertLe président,
signé
T. Jouno
La greffière,
signé
S. Guillou
La République mande et ordonne au préfet du Loiret en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026