mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403330 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BIEHLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 14 juin 2024 et 15 août 2024, M. B A, représenté par Me Biehler, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel le préfet du Finistère a refusé de renouveler son titre de séjour " étudiant ", l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer un titre de séjour dès la notification du jugement, ou, à défaut, de lui enjoindre de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le même délai et de le munir dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) d'assortir l'injonction prononcée d'une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision lui refusant le renouvellement de son titre de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation du caractère réel et sérieux de ses études ;
- la compétence du signataire de la décision portant obligation de quitter le territoire n'est pas établie ;
- il invoque par la voie de l'exception l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour à l'appui de ses conclusions en annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; sa mère séjourne régulièrement en France depuis 25 ans et a déposé une demande de naturalisation, ses deux tantes maternelles sont françaises et y résident, ainsi que sa cousine et ses enfants ; il n'a plus d'attaches familiales au Tchad ; il travaille en parallèle à ses études depuis plusieurs années et détient une promesse d'embauche en contrat de travail à durée indéterminée ;
- il invoque par la voie de l'exception l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire à l'appui de ses conclusions en annulation de la décision fixant le pays de renvoi ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation le préfet n'ayant pas correctement pris en considération sa situation personnelle et notamment ses liens familiaux en France.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus à l'audience :
- le rapport de M. Albouy, rapporteur.
- les observations de Me Delilaj, substituant Me Biehler, avocat de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant Tchadien né en 1996, est entré régulièrement en France le 19 octobre 2018, muni d'un visa de long séjour, portant la mention " étudiant ". Il s'est vu ensuite délivrer un titre de séjour, portant la mention " étudiant ", lequel a été renouvelé jusqu'au 14 novembre 2023 par les services de la préfecture du Finistère. Le 5 janvier 2024, il a sollicité une nouvelle fois le renouvellement de ce titre de séjour. Par l'arrêté attaqué du 16 mai 2024, le préfet du Finistère a refusé de faire droit à cette demande, a décidé de l'obliger à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne la décision relative au droit au séjour :
2. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. ". Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour temporaire présentée par un ressortissant étranger en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la réalité et le sérieux des études poursuivies en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A s'est inscrit, au titre de l'année universitaire 2018-2019, à l'université de Bretagne occidentale, en première année de licence mention " sciences de la vie et de la terre - physique chimie ". Après avoir échoué aux examens, il s'est réinscrit à cette même année d'enseignement, au titre de l'année universitaire 2019-2020. Il a validé la première année de licence et s'est donc inscrit au titre de l'année universitaire 2020-2021 en deuxième année de licence " Sciences de la Vie ". Il a toutefois été ajourné à l'issue des examens. Il s'est réinscrit en deuxième année dans cette même filière au titre de l'année 2021-2022, mais a échoué à nouveau aux examens. Au titre de l'année universitaire 2022-2023, il s'est inscrit en brevet de technicien supérieur (BTS) de comptabilité et gestion, mais a abandonné après quelques mois, en raison, selon lui, de problèmes psychologiques. Au titre de l'année universitaire suivante M. A s'est réinscrit en deuxième année de licence " Sciences de la Vie " à l'Université de Bretagne occidentale et a sollicité le 5 janvier 2024 le renouvellement de son titre de séjour " étudiant ". Le relevé de notes produit au titre de l'année 2023-2024 fait ressortir de nombreuses absences justifiées aux examens de la première session. Ainsi, en six années pleines d'études, il n'a validé qu'une première année de licence et n'a obtenu aucun diplôme. Le requérant souligne l'écart ressortant de ses relevés de notes entre, d'une part, les notes obtenues au titre du contrôle continu et, d'autre part, celles sanctionnant un examen, qui sont généralement nettement plus faibles. Il fait valoir qu'il souffre de problèmes psychologiques trouvant leur origine dans son enfance et les mauvais traitements que lui aurait fait subir son père, qui lui font perdre ses moyens lors des examens. Toutefois, M. A établit uniquement s'être rendu régulièrement, du 21 mars 2023 au 6 octobre 2023, à des consultations en psychologie au Service universitaire de médecine, sans justifier de l'ancienneté et de l'origine de ses troubles, alors qu'à cette période il venait d'échouer pour la seconde fois en deuxième année de licence et s'était résolu à s'inscrire en BTS dans une filière ne correspondant pas à ses aspirations et qu'il a, par ailleurs, expliqué, dans un courrier adressé à la préfecture du Finistère le 4 janvier 2024, être tombé en dépression environ trois mois après le début des cours de BTS. Par suite, M. A n'établit pas souffrir d'une pathologie qui aurait ralenti substantiellement la progression de ses études et le préfet du Finistère n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant qu'il ne démontrait pas le sérieux des études poursuivies. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'existence d'une erreur d'appréciation commise dans son application doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () ".
5. Par un arrêté du 26 février 2024, régulièrement publié notamment au recueil des actes administratifs de la préfecture du 1er mars 2024, le préfet du Finistère a donné délégation à M. François Drapé, secrétaire général de la préfecture du Finistère et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer, en toutes matières, tous les actes relevant des attributions du préfet à l'exclusion de la réquisition du comptable public. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué ne peut qu'être écarté.
6. M. A qui n'établit pas que la décision par laquelle le préfet du Finistère a refusé de renouveler son titre de séjour est illégale, ne peut valablement invoquer cette illégalité à l'appui de ses conclusions en annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
7. M. A, actuellement âgé de 27 ans, est célibataire et sans enfant. Il est présent en France depuis le mois d'octobre 2018, mais son séjour n'était justifié que par sa qualité d'étudiant. Il soutient que ses parents se sont séparés alors qu'il était enfant, que son père a conservé sa garde, que sa mère a rejoint la France il y a 25 ans et que son père, avec lequel il n'avait plus alors de contact depuis plusieurs années, est décédé en 2012. Sa mère est titulaire d'une carte de résident valable jusqu'en 2025 et aurait déposé une demande de naturalisation. M. A soutient avoir également en France deux tantes maternelles et une cousine, toutes de nationalité française. Si M. A démontre rendre visite plusieurs fois par an à sa mère, bénéficiaire depuis peu d'une allocation personnalisée d'autonomie à domicile, et l'avoir aidée occasionnellement à régler certaines factures, il n'établit pas qu'elle serait dans une situation de précarité nécessitant sa présence sur le territoire français, alors qu'elle a également deux sœurs de nationalité française vivant en France et qu'elle réside en région parisienne. Il n'établit pas davantage être dépourvu de tout lien familial et amical au Tchad où il a vécu jusqu'à l'âge de 22 ans. M. A démontre travailler à temps partiel, depuis le mois de novembre 2023, en tant qu'agent d'entretien ou agent de sécurité et produit une promesse d'embauche qui lui a été délivrée le 14 juin 2024 par une société du secteur de la sécurité, qui lui propose un contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel sur la base de 80 h par mois. Toutefois ces éléments ne caractérisent pas une insertion professionnelle particulière et l'existence de liens privés d'une particulière intensité en France. Il en est de même de la circonstance que le requérant exerce à titre bénévole la mission de mentor au sein de l'association de la fondation étudiante pour la ville depuis le 5 octobre 2023 et aide, à ce titre, un élève de classe 4ème à faire ses devoirs. Par suite et au vu de l'ensemble de ces éléments, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français le préfet du Finistère aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
8. M. A qui n'établit pas que la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale, ne peut valablement invoquer cette illégalité à l'appui de ses conclusions en annulation de la décision fixant le pays de renvoi.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. "
10. Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 (). ".
11. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour et si la décision ne porte pas au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. En revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen le conduisant à apprécier les conséquences de la mesure d'interdiction de retour sur la situation personnelle de l'étranger et que sont invoquées des circonstances étrangères aux quatre critères posés par les dispositions précitées de l'article L. 612-10, il incombe seulement au juge de l'excès de pouvoir de s'assurer que l'autorité compétente n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
12. Il est constant que M. A n'a pas fait l'objet d'une mesure d'éloignement antérieurement à l'arrêté attaqué et que sa présence sur le territoire français ne représente pas une menace pour l'ordre public. Contrairement à ce que le préfet mentionne dans cet arrêté, le requérant justifie de liens familiaux sur le territoire français et notamment que sa mère y réside régulièrement depuis de nombreuses années. Par suite, alors même que la présence de M. A en France depuis 2018 ne résulte que de sa qualité d'étudiant, c'est par une inexacte application des dispositions précitées des article L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le préfet du Finistère a décidé d'assortir la mesure d'éloignement d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, laquelle doit, dès lors, être annulée.
Sur les conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte :
13. Le présent jugement, qui annule uniquement la décision d'interdiction de retour sur le territoire français et qui rejette le surplus des conclusions en annulation de la requête de M. A n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
14. L'État ne pouvant pas être regardé comme la partie perdante, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée par M. A, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 16 mai 2024 interdisant à M. A le retour sur le territoire français pour une durée d'un an est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 4 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jouno, président,
M. Albouy, premier conseiller,
M. Ambert, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.
Le rapporteur,
signé
E. AlbouyLe président,
signé
T. Jouno
La greffière,
signé
S. Guillou
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026