vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2406550 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS LE STRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 4 et 19 novembre 2024, le préfet d'Ille et-Vilaine demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à Mme H C de quitter le lieu d'hébergement qu'elle occupe au sein du centre d'accueil pour demandeur d'asile situé au lieudit La Vallée à Betton (35830) ;
2°) de l'autoriser, à défaut pour Mme C de déférer à cette injonction, à faire procéder d'office à son expulsion, et en cas de besoin, à recourir à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée des lieux, passé un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ainsi qu'à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du lieu d'hébergement afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de Mme C à défaut pour celle-ci de les avoir emportés.
Il soutient que :
- les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile donnent compétence au juge des référés du tribunal administratif pour prononcer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et sur sa saisine, une injonction de quitter les lieux à l'encontre de l'occupant irrégulier d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile ;
- la procédure suivie est régulière :
- le signataire de la mise en demeure bénéficiait d'une délégation régulière ;
- la seule circonstance que Mme C ait déposé une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade n'est pas de nature à lui faire bénéficier des dispositions du 2° de l'article R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse : Mme C se maintient illégalement dans un lieu d'hébergement pour demandeur d'asile alors que sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 13 octobre 2023, confirmée par décision de la Cour nationale du droit d'asile du 18 juin 2024 ; aucune disposition légale n'obligeait l'administration à recueillir les observations de Mme C avant son expulsion ; il ne pouvait connaître l'état de vulnérabilité de Mme C au stade tant de la mise en demeure que de l'introduction de sa requête ;
- la mesure sollicitée revêt un caractère urgent et remplit la condition d'utilité requise compte tenu de la saturation du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile et de l'absence de circonstances exceptionnelles pouvant faire obstacle à l'expulsion.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 novembre 2024, Mme H C, représentée par Me Le Strat, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de rejeter la requête ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle fait valoir que :
- la procédure suivie est irrégulière :
- il n'est pas établi que l'auteur de la mise en demeure bénéficiait d'une délégation ;
- elle entrait dans la catégorie du 2° de l'article R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle a déposé une demande de titre de séjour pour soins le 6 juin 2024 et s'est vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande valable jusqu'au 18 décembre 2024 ; elle devait en conséquence se voir proposer une solution d'hébergement alternative ;
- il existe une contestation sérieuse : le droit au logement a été constitutionnellement consacré et reconnu par le Conseil constitutionnel ; elle est en situation de vulnérabilité eu égard à son état de stress post-traumatique pour lequel elle est suivie et son expulsion est de nature à entraîner une aggravation de son état de santé ; elle n'a pas été amenée à s'expliquer ni à produire des observations sur la mesure d'expulsion envisagée alors qu'elle présente un état de santé précaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 novembre 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de M. F, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui expose que Mme C ne présente pas de vulnérabilité particulière au regard de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 10 septembre 2024, que les documents produits par la requérante ne remettent pas en cause et souligne que la procédure suivie a été régulière, nonobstant l'erreur commise sur l'adresse mentionnée dans la mise en demeure, laquelle est dépourvue d'ambiguïté ;
- les observations de Me Berthaut, substituant Me Le Strat, représentant Mme C, qui fait valoir un nouveau moyen tiré de ce que c'est une mauvaise adresse qui est mentionnée sur la mise en demeure, ce qui est de nature à rendre la procédure irrégulière, que l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne lie pas le préfet et insiste sur le fait que Mme C est en situation de particulière vulnérabilité.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgences (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
2. Mme C justifiant avoir introduit le 18 novembre 2024 une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
4. Aux termes de l'article L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre État européen ". Aux termes de l'article L. 551-11 du même code : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision./ Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la signature de celle-ci () ". Aux termes de l'article L. 552-15 du même code : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu () / La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire. ".
5. Aux termes de l'article R. 552-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement en application des articles L. 551-11, L. 551-12, L. 551-14 ou L. 551-16, l'Office français de l'immigration et de l'intégration en informe sans délai le gestionnaire du lieu qui héberge la personne concernée, en précisant la date à laquelle elle doit sortir du lieu d'hébergement " et aux termes de son article R. 552-12 : " Dès que l'information prévue à l'article R. 552-11 lui est parvenue, le gestionnaire du lieu d'hébergement communique à la personne hébergée la date à laquelle elle doit en sortir ". Aux termes de l'article R. 552-15 du même code : " Pour l'application du premier alinéa de l'article L. 552-15, si une personne se maintient dans le lieu d'hébergement après la date mentionnée à l'article R. 552-12 ou, le cas échéant, après l'expiration du délai prévu à l'article R. 552-13, le préfet du département dans lequel se situe ce lieu d'hébergement ou le gestionnaire du lieu d'hébergement met en demeure cette personne de quitter les lieux dans les cas suivants : / 1° La personne ne dispose pas d'un titre de séjour et n'a pas sollicité d'aide au retour volontaire ou a refusé l'offre d'aide au retour volontaire qui lui a été présentée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration / 2°) La personne bénéficie d'un titre de séjour en France et a refusé une ou plusieurs offres de logement ou d'hébergement qui lui ont été faites en vue de libérer le lieu d'hébergement occupé. / Si la mise en demeure est infructueuse, le préfet ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut, après une décision de rejet définitive et dans les conditions prévues à l'article L. 552-15, saisir le président du tribunal administratif afin d'enjoindre à cet occupant de quitter les lieux ".
6. Il résulte de ces dispositions que, saisi par le préfet d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile d'un étranger dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, le juge des référés du tribunal administratif y fait droit dès lors que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
7. Mme C, ressortissante congolaise née le 15 novembre 1983, est entrée sur le territoire français le 14 janvier 2023. Elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile et a bénéficié, à ce titre, à compter du 16 juin 2023 d'un hébergement au sein du centre d'accueil pour demandeur d'asile situé au lieudit La Vallée à Betton (35830). Sa demande d'asile a été rejetée par décision du 13 octobre 2023 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée par décision du 18 juin 2024 de la Cour nationale du droit d'asile notifiée le 24 juin suivant. L'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a signifié la fin de sa prise en charge à compter du 1er août 2024. L'intéressée se maintenant dans ledit logement, le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a mise en demeure sur le fondement des dispositions précitées, par courrier du 12 août 2024 notifié le 19 août suivant, de quitter et libérer son lieu d'hébergement dans un délai de quinze jours. Cette mise en demeure étant restée infructueuse, le préfet d'Ille-et-Vilaine demande son expulsion sur le fondement des dispositions précitées.
8. En premier lieu, par un arrêté du 29 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture d'Ille-et-Vilaine du même jour, le préfet de ce département a donné délégation à M. E D, directeur adjoint des étrangers en France et signataire de la mise en demeure du 12 août 2024, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme B, directrice des étrangers en France, aux fins de signer tous les actes relevant des attributions de la direction au nombre desquels figurent notamment les mises en demeure. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la mise en demeure ne peut qu'être écarté.
9. En deuxième lieu, si la mise en demeure adressée à Mme C lui indique par erreur de quitter l'HUDA 35, 13 boulevard de la Duchesse A à Rennes, il résulte de l'instruction que cette mise en demeure, qui mentionne expressément qu'elle est relative à l'obligation pour Mme C de quitter le logement qu'elle occupe dont l'adresse correcte figure au bas du courrier, est dépourvue d'ambiguïté quant à son objet, de sorte que la mention d'une adresse erronée doit être regardée comme une simple erreur de plume dépourvue d'incidence sur la régularité de cette mise en demeure. Il est en outre constant que cette mise en demeure a été envoyée à l'adresse de Mme C.
10. En troisième lieu, si Mme C se prévaut de ce qu'elle a déposé, le 6 juin 2024, une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade, il est constant qu'elle n'était pas titulaire, à la date de la mise en demeure, d'un titre de séjour et ne relève en conséquence pas, contrairement à ce qu'elle soutient, du 2° de l'article R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, Mme C n'est pas fondée à soutenir que cette mise en demeure serait irrégulière à défaut pour le préfet de lui avoir proposé une ou plusieurs offres de logement ou d'hébergement. Par ailleurs, il ne résulte ni de ces dispositions, ni d'aucune autre disposition législative ou réglementaire qu'elle aurait dû être mise à même de présenter ses observations préalables à la mise en œuvre de la procédure litigieuse.
11. En quatrième lieu, il est constant que Mme C, déboutée définitivement du droit d'asile, ne bénéficie plus du droit d'être hébergée dans un lieu d'hébergement pour demandeur d'asile. Si elle se prévaut de ce qu'elle souffre d'un état de stress post-traumatique, les éléments qu'elle produit sont insuffisants pour caractériser une situation d'exceptionnelle vulnérabilité justifiant son maintien dans le lieu d'hébergement qu'elle occupe, alors que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé, dans son avis rendu le 10 septembre 2024 que si son état de santé nécessitait une prise en charge médicale, son défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'au surplus, la sortie du dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile n'a ni pour objet ni pour effet de faire obstacle ou de mettre fin à la prise en charge thérapeutique nécessaire à son état de santé.
12. Il résulte de ce qui précède que la mesure sollicitée par le préfet d'Ille-et-Vilaine ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
13. Enfin, il résulte de l'instruction qu'au 30 septembre 2024, le département d 'Ille-et-Vilaine dispose de 1359 places pour demandeurs d'asile, dont 920 places en CADA avec un taux d'occupation de 99,1 % et 439 places en HUDA/PRADHA avec un taux d'occupation de 96,1 %. À cette même date, ce sont 696 familles de demandeurs d'asile, dont 524 en procédure normale et 128 en procédure accélérée, qui sont en attente de places dans le dispositif d'accueil dans le département d'Ille-et-Vilaine et 1008 familles au niveau régional. Ainsi, alors que le dispositif d'hébergement d'urgence des demandeurs d'asile est saturé en Ille-et-Vilaine et plus généralement en Bretagne où le taux d'occupation en CADA est de 97,6 %, le maintien dans les lieux de Mme C fait obstacle à l'accueil d'autres personnes ayant vocation à bénéficier de ce dispositif. L'expulsion de l'intéressée présente, par suite, un caractère d'urgence et d'utilité.
14. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire droit aux conclusions du préfet d'Ille-et-Vilaine tendant à ce que soit enjoint la libération par Mme C du logement qu'elle occupe au sein du centre d'accueil pour demandeur d'asile situé au lieudit La Vallée à Betton. Faute pour l'intéressée et toute personne l'accompagnant ou en dépendant d'avoir libéré les lieux, l'autorité préfectorale est autorisée à faire procéder à son expulsion, au besoin avec le concours de la force publique passé un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Cette autorité est également autorisée à donner toutes instructions utiles au gestionnaire afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de Mme C, à défaut pour celle-ci d'avoir emporté ses effets personnels.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à Mme C de libérer le logement CADA qu'elle occupe au sein du centre d'accueil pour demandeur d'asile situé au lieudit La Vallée à Betton et d'évacuer ses biens.
Article 2 : À défaut pour Mme C de déférer à l'injonction prononcée à l'article 1er, le préfet d'Ille-et-Vilaine pourra faire procéder d'office à son expulsion et, en cas de besoin, requérir le concours de la force publique en vue d'assurer l'exécution de la présente ordonnance, passé un délai de quinze jours à compter de la notification de cette ordonnance.
Article 3 : Le préfet d'Ille-et-Vilaine est autorisé à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du CADA afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de Mme C, à défaut pour celle-ci d'avoir emporté ses effets personnels.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et à Mme G.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 29 novembre 2024.
Le juge des référés,
signé
F. PlumeraultLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026