mardi 4 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2100607 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET LEGAL PERFORMANCES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 janvier 2021 et le 7 juillet 2023, la SNC Fer à Cheval d'Arbois et la SCI Les Pettoreaux D'Arbois, représentées par la société d'avocats Altana, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 décembre 2020 par lequel la maire de Megève a, au nom de l'Etat, ordonné l'interruption des travaux exécutés sur la parcelle cadastrée à la section AD n° 315, située 147 Chemin du Savoy au lieudit Les Crêts à Megève ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Megève une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les requérantes soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit quant à la caducité du permis de construire n° PC 074 173 13 000 54 ;
- la maire de Megève s'est méprise en constatant le 18 septembre 2019 qu'aucun travaux n'avait été entrepris ; des travaux sur le lot B, auquel le lot A est techniquement et économiquement lié, avaient été réalisés ; le permis de construire n'est donc pas frappé de caducité ;
- la validation de la conformité des travaux a été admise par la commune de Megève, qui s'est abstenue d'agir pendant plus d'un an ; cette validation a été retirée tacitement par l'arrêté attaqué, ce qui méconnait les dispositions de l'article L. 242-3 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté attaqué a méconnu le délai raisonnable qui s'impose à toute autorité administrative pour interrompre les travaux ;
- l'arrêté attaqué méconnait les stipulations de l'article 1er du premier protocole additionnel de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par deux mémoires enregistrés le 12 février 2021 et le 19 septembre 2023 (ce dernier mémoire n'a pas été communiqué), la commune de Megève, représentée par la SELAS Legal Performances, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge des requérantes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Megève fait valoir que les moyens de la requête sont infondés.
Par un mémoire enregistré le 25 juin 2021, le préfet de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.
Le préfet de la Haute-Savoie fait valoir que les moyens de la requête sont infondés.
Par ordonnance du 7 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 septembre 2023 en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 février 2025 :
- le rapport de Mme Letellier,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- les observations de Me Ferouelle, représentant les requérantes et les observations de Me Houssel, représentant la commune de Megève.
Considérant ce qui suit :
1. La SNC Fer à Cheval d'Arbois est propriétaire d'une parcelle cadastrée à la section AD, devenue la parcelle n° 315 sur laquelle un permis de construire n° PC 074 173 13 000 54 a été délivré par arrêté du 4 novembre 2013 tendant à la rénovation d'un bâtiment à usage d'habitation (lot B), 147 Chemin du Savoy au lieudit Le Crêt - Les Lots, sur le territoire communal de Megève. Ce permis de construire a été transféré le 19 août 2014 à la SCI Les Pettoreaux d'Arbois. Par arrêté du 8 août 2016, ce permis de construire a été prorogé pour une durée d'un an, jusqu'au 6 novembre 2017. Un procès-verbal d'infraction a été dressé le 20 septembre 2019. Le 2 octobre 2019, la maire de la commune de Megève a informé la pétitionnaire que les travaux exécutés en application du permis de construire n° PC 074 173 13 000 54 n'étaient pas conformes à l'autorisation obtenue et lui a laissé un délai de dix jours pour présenter ses observations. Le 17 novembre 2020, la maire de Megève a indiqué que le permis de construire n° PC 074 173 13 000 54 était devenu caduc le 6 novembre 2017 et que les travaux exécutés postérieurement à cette date excédaient ce qui avait été autorisé et n'étaient, au surplus, pas conformes aux dispositions du plan local d'urbanisme communal. Le 24 novembre 2020, la SNC Fer à Cheval d'Arbois a présenté des observations pour la procédure relative au permis de construire n° PC 074 173 13 000 54. Par un arrêté du 4 décembre 2020, dont les requérantes demandent l'annulation dans la présente instance, la maire de Megève a ordonné d'interrompre les travaux effectués sur la parcelle cadastrée à la section AD n° 315.
Sur les conclusions en annulation :
2. Aux termes de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme : " L'interruption des travaux peut être ordonnée soit sur réquisition du ministère public agissant à la requête du maire, du fonctionnaire compétent ou de l'une des associations visées à l'article L. 480-1, soit, même d'office, par le juge d'instruction saisi des poursuites ou par le tribunal correctionnel. L'interruption des travaux peut être ordonnée, dans les mêmes conditions, sur saisine du représentant de l'Etat dans la région ou du ministre chargé de la culture, pour les infractions aux prescriptions établies en application des articles L. 522-1 à L. 522-4 du code du patrimoine. () ".
3. Pour ordonner l'interruption des travaux, la maire de Megève s'est fondée sur les motifs selon lesquels les travaux n'ont pas commencé dans le délai de validité du permis de construire, d'une part, et que les travaux qui ont été entrepris après la caducité du permis de construire, en l'occurrence la démolition totale du bâtiment existant, excédaient les travaux autorisés de démolition partielle de la construction existante, d'autre part. Ces travaux n'ont pas fait l'objet d'une demande d'autorisation de démolir et ils étaient en tout état de cause interdits, le bâtiment existant ayant été identifié comme une construction d'intérêt patrimonial ou architectural de villégiature ne pouvant être démoli qu'à des conditions restrictives non satisfaites.
4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à la date de délivrance du permis de construire initial : " Le permis de construire, d'aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de deux ans à compter de la notification mentionnée à l'article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 29 décembre 2014 susvisé : " Par dérogation aux dispositions figurant aux premier et troisième alinéas de l'article R. 424-17 et à l'article R. 424-18 du code de l'urbanisme, le délai de validité des permis de construire, d'aménager ou de démolir et des décisions de non-opposition à une déclaration intervenus au plus tard le 31 décembre 2015 est porté à trois ans. Cette disposition ne fait pas obstacle à la prorogation de ces autorisations dans les conditions définies aux articles R. 424-21 à R. 424-23 du même code. ". Aux termes de l'article 7 du décret n° 2016-6 du 5 janvier 2016 : " Les dispositions prévues aux articles 3 et 6 du présent décret s'appliquent aux autorisations en cours de validité à la date du présent décret. Lorsque ces autorisations relèvent du 1° ou du 2° de l'article 3, si elles ont fait l'objet avant la date de publication du présent décret d'une prorogation dans les conditions définies aux articles R. 424-21 à R. 424-23 du code de l'urbanisme (), le délai de validité de cette prorogation () est majoré d'un an ".
5. Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire a été délivré à M. A le 4 novembre 2013 pour une durée de deux ans en application des dispositions de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Le délai de validité de ce permis a été porté à trois ans en application de l'article 1er du décret n° 2014-1661 du 29 décembre 2014. Ce même permis a été prorogé pour une durée d'un an par arrêté du maire de Megève, jusqu'au 6 novembre 2017, à la demande de la SCI Les Pettoreaux d'Arbois. Si les requérantes se prévalent d'une prorogation jusqu'au 6 novembre 2018, les dispositions de l'article 7 du décret n° 2016-6 du 5 janvier 2016 s'y opposent dès lors que la durée du permis de construire a été prorogée postérieurement à la publication de ce décret intervenue le 6 janvier 2016. Ainsi, le permis de construire expirait au 6 novembre 2017. Par suite, le moyen tiré de ce que la maire de Megève aurait commis une erreur de droit dans l'appréciation de la durée de validité du permis de construire doit être écarté comme non fondé.
6. En deuxième lieu, les requérantes soutiennent que des travaux avaient été entrepris au titre de l'exécution du permis de construire n° PC 074 173 13 000 54 dès l'année 2017, ce qui fait que le permis de construire n'était pas frappé de caducité au 6 novembre 2018. Il ressort en effet des pièces du dossier que la pétitionnaire a entrepris des travaux de " réparation de la structure existante en béton armé qui mettait en péril l'intégralité du bâtiment ". Ces travaux ont été réalisés au premier semestre de l'année 2017, ainsi que cela ressort de la facture émise par la société Maçonnerie générale Rénovation le 23 mai 2017. Ces travaux suffisent à eux seuls pour retenir que le permis de construire avait reçu un commencement d'exécution avant le 6 novembre 2017. Ainsi, la maire de Megève s'est méprise en retenant que le permis de construire n° PC 074 173 13 000 54 était frappé de caducité au motif qu'aucun commencement de travaux n'avait été entrepris dans le délai de validité du permis de construire.
7. Toutefois, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que l'interruption des travaux a été ordonnée pour un second motif tiré de ce que les travaux entrepris ont consisté en la démolition totale du bâtiment existant, ce qui excédait les termes du permis de construire. L'arrêté attaqué ajoute qu'un permis de démolir aurait dû être sollicité. Il ressort des pièces du dossier et notamment de l'arrêté du 4 novembre 2013 accordant le permis de construire n° PC 074 173 13 000 54, du document Cerfa de ce permis de construire et de sa notice descriptive que l'autorisation de construire a été accordée pour la " rénovation d'un bâtiment existant ". Il y est indiqué également que " le projet fera l'objet de démolition partielle. La toiture sera remplacée ". Or il ressort du procès-verbal d'infraction à l'urbanisme, établi le 20 septembre 2019 par un agent de police judiciaire, que " l'ensemble des bâtiments qui existaient ont été entièrement démolis. L'ensemble se composait de deux bâtiments d'habitation principale séparé par une terrasse en béton et de garages couverts représentant une surface de plancher de 198 m² " dont il n'a été conservé que le mur de soutènement de la route. Ce procès-verbal est corroboré par des photographies qui montrent la parcelle n° 315 dépourvue de toute construction. Dans ces conditions, la maire de Megève était fondée à retenir que les travaux entrepris ont excédé les travaux autorisés par le permis de construire n° PC 074 173 13 000 54, accordé par l'arrêté du 4 novembre 2013, pour ordonner l'interruption des travaux. Par suite, le moyen tiré de l'inexactitude matérielle des motifs affectant l'arrêté attaqué n'est pas fondé et doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 462-1 du code de l'urbanisme, dans sa version en vigueur : " A l'achèvement des travaux de construction ou d'aménagement, une déclaration attestant cet achèvement et la conformité des travaux au permis délivré ou à la déclaration préalable est adressée à la mairie. ". Aux termes de l'article R. 462-6 du même code : " A compter de la date de réception en mairie de la déclaration d'achèvement, l'autorité compétente dispose d'un délai de trois mois pour contester la conformité des travaux au permis ou à la déclaration ". Aux termes de l'article L. 462-2 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable : " () Passé ce délai, l'autorité compétente ne peut plus contester la conformité des travaux. () ".
9. Les requérantes soutiennent que postérieurement au procès-verbal de constat d'infraction établi le 20 septembre 2019, la commune de Megève aurait validé les travaux effectués puisqu'elle s'est abstenue d'ordonner l'interruption des travaux pendant plus d'un an et qu'ainsi, l'arrêté du 4 décembre 2020 doit nécessairement être regardé comme un retrait de cette décision de validation des travaux au-delà du délai de quatre mois, institué par les dispositions de l'article L. 242-3 du code des relations entre le public et l'administration pour retirer une décision individuelle créatrice de droits. Toutefois, il ne ressort d'aucune pièce au dossier et il n'est pas même allégué par les requérantes qu'elles auraient achevé les travaux et présenté en mairie une déclaration attestant cet achèvement afin d'obtenir la conformité des travaux au permis délivré. Dans ces conditions, elles ne peuvent pas invoquer que la commune de Megève aurait validé les travaux par l'écoulement du temps, puis retiré tacitement cette " décision " dans l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 242-3 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté comme inopérant.
10. En quatrième lieu, les requérantes soutiennent que la maire de Megève a méconnu le principe de sécurité juridique en les laissant poursuivre des travaux pendant plus d'un an, avant d'ordonner l'interruption des travaux par l'arrêté attaqué du 4 décembre 2020, ce qui les aurait exposées à des dépenses inutiles. Toutefois, et d'une part, l'arrêt du 13 juillet 2016 du Conseil d'Etat, n° 387763 invoquées par les requérantes, s'applique exclusivement à l'exercice d'un recours contentieux dans le cas où une décision individuelle n'a pas fait l'objet d'une notification. Si cette décision de justice repose sur le respect du principe de la sécurité juridique, qui bénéficie également aux requérantes, elle est sans incidence sur la date à laquelle la maire de Megève a ordonné l'interruption des travaux illégalement entrepris. D'autre part, les requérantes ne pouvaient ignorer qu'elles entreprenaient des travaux excédants ceux autorisés alors que la commune de Megève avait porté à leur connaissance le 2 octobre 2019 qu'elle avait dressé le 20 septembre 2019, un procès-verbal d'infraction transmis au procureur de la République. Dans ces conditions, elles ne peuvent utilement soutenir que la maire de Megève a méconnu le principe de sécurité juridique en ordonnant par l'arrêté du 4 décembre 2020 l'interruption des travaux entrepris au-delà de l'autorisation d'urbanisme accordée en 2013. Par suite, le moyen doit être écarté.
11. En dernier lieu, les requérantes soutiennent que l'arrêté attaqué méconnait les stipulations de l'article 1er du premier protocole additionnel de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales selon lesquelles : " Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d'utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international. / Les dispositions précédentes ne portent pas atteinte au droit que possèdent les Etats de mettre en vigueur les lois qu'ils jugent nécessaires pour réglementer l'usage des biens conformément à l'intérêt général ou pour assurer le paiement des impôts ou d'autres contributions ou des amendes ". Les requérantes ne contestant pas utilement qu'elles ont entrepris des travaux qui excédaient ce que le permis de construire n° PC 074 173 13 000 54 avait autorisé, elles ne sauraient soutenir qu'en ordonnant l'interruption de ces travaux, la maire de Megève aurait méconnu ces stipulations. Par suite, le moyen doit être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation doivent être rejetées.
Sur les frais de justice :
13. Les conclusions présentées par les requérantes, partie perdante dans la présente instance, sont rejetées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, lorsqu'il lui est demandé de mettre en œuvre les pouvoirs qu'il tient de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, le maire agit au nom de l'Etat. Ainsi, et alors même qu'elle a présenté des observations, la commune de Megève n'est pas partie à l'instance devant la juridiction s'agissant du litige relatif à l'arrêté interruptif de travaux au sens des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par la commune de Megève doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de la SNC Fer à Cheval d'Arbois et de la SCI Les Pettoreaux d'Arbois est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Megève en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SNC Fer à Cheval d'Arbois, en application de l'article R. 751-3 du code de l'urbanisme, à la commune de Megève et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Savoie et au procureur de la République de Bonneville.
Délibéré après l'audience du 11 février 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Letellier, première conseillère,
- Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mars 2025.
La rapporteure,
C. Letellier
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne à la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026