jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2105107 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SARL PY CONSEIL |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 2 août 2021 sous le n°2105107, M. B A, représenté par la SARL Py Conseil, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 30 juin 2021 par laquelle le doyen de la faculté de droit de l'Université Grenoble Alpes a rejeté sa candidature en deuxième année de master " droit des affaires " parcours " droit de l'entreprise, juristes conseils d'affaires " ;
2°) d'enjoindre à l'université Grenoble Alpes de l'admettre dans cette formation dans un délai de 15 jours à compter de la date de notification du présent jugement sous astreinte journalière de 200 euros ou, subsidiairement, de réexaminer sa candidature sous le même délai et la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros HT au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le refus contesté est entaché de vices de procédure dans la mesure où, d'une part, la commission de la formation et de la vie universitaire n'a pas fixé les modalités d'admission et capacités d'accueil en deuxième année de master " droit des affaires " parcours " droit de l'entreprise, juristes conseils d'affaires ", d'autre part, sa candidature a été examinée par une commission d'admission dont la régularité de la composition n'est pas établie et, enfin, l'université Grenoble-Alpes n'a pas respecté la procédure de sélection ad hoc qu'elle s'est fixée ;
- ce refus est insuffisamment motivé en fait et non motivé en droit ;
- il méconnaît le droit d'accès en seconde année de master que lui reconnaît l'article L. 612-6-1 du code de l'éducation ;
- il est dépourvu de base légale en l'absence de référence, dans le document de présentation de ce master, à l'acte réglementaire ayant fixé des capacités d'accueil et condition d'admission dans cette formation ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de son niveau académique compte tenu des critères de sélection définis par l'Université dans le document de présentation de ce master.
Par un mémoire enregistré le 1er septembre 2022, l'Université Grenoble-Alpes conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête ou, subsidiairement, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par M. A ont perdu tout intérêt, l'intéressé ayant intégré, à sa demande et à la suite de l'ordonnance du juge des référés du tribunal de céans du 20 janvier 2022, une deuxième année de master mention " droit notarial " à la rentrée universitaire 2021-2022 ;
- subsidiairement, les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 2 août 2021 sous le n°2105117 et un mémoire enregistré le 18 août 2022, M. B A, représenté par la SARL Py Conseil, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 25 juin 2021 par laquelle le doyen de la faculté de droit de l'Université Grenoble Alpes a rejeté sa candidature en seconde année de master " droit notarial " parcours " droit notarial " ;
2°) d'enjoindre à l'université Grenoble Alpes de l'admettre dans cette formation dans un délai de 15 jours à compter de la date de notification du présent jugement sous astreinte journalière de 200 euros ou, subsidiairement, de réexaminer sa candidature sous le même délai et la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros HT au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée est entachée de vices de procédure dans la mesure où, d'une part, la commission de la formation et de la vie universitaire n'a pas fixé les modalités d'admission et capacités d'accueil en deuxième année de master " droit notarial " parcours " droit notarial ", d'autre part, sa candidature aurait dû, en application de l'article D. 612-36-4 du code de l'éducation, être examinée par le responsable de ce master et enfin la régularité de la création et de la composition de la commission d'admission qui a examiné à tort sa candidature n'est pas établie ;
- cette décision est insuffisamment motivée en fait et non motivée en droit ;
- cette décision méconnaît son droit d'accès en seconde année de master, consacré par l'article L. 612-6-1 du code de l'éducation ;
- en l'absence de délibération de la commission de la formation et de la vie universitaire fixant les conditions d'admission et capacité d'accueil en seconde année de master " droit notarial " parcours " droit notarial ", cette décision est dépourvue de base légale ;
- sa candidature n'a pas été examinée d'après les critères fixés par le règlement des études ;
- l'examen de sa candidature relevait de la compétence du seul responsable du master " droit notarial " parcours " droit notarial " et aurait dû s'effectuer par référence aux unités d'enseignement qu'il avait acquises.
Par un mémoire enregistré le 1er septembre 2022, l'Université Grenoble-Alpes conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête ou, subsidiairement, au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
III. Par une requête enregistrée le 2 août 2021 sous le n°2105121, M. B A, représenté par la SARL Py Conseil, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 15 juin 2021 par laquelle le doyen de la faculté de droit de l'Université Grenoble Alpes a rejeté sa candidature en première année de master " droit notarial " parcours " droit notarial " ;
2°) d'enjoindre à l'université Grenoble Alpes de l'admettre dans cette formation dans un délai de 15 jours à compter de la date de notification du présent jugement sous astreinte journalière de 200 euros ou, subsidiairement, de réexaminer sa candidature sous le même délai et la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros HT au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée est entachée de vices de procédure faute pour la commission de la formation et de la vie universitaire d'avoir fixé les modalités d'admission et capacités d'accueil en première année de master " droit notarial " parcours " droit notarial " et faute de preuve de la régularité de la création et de la composition de la commission d'admission qui a examiné sa candidature ;
- cette décision est insuffisamment motivée en fait et non motivée en droit ;
- cette décision est dépourvue de base légale en l'absence de référence, dans le document de présentation du master " droit notarial " parcours " droit notarial ", à l'acte réglementaire ayant fixé des capacités d'accueil et condition d'admission en seconde année de cette formation ;
- cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de son niveau académique.
Par un mémoire enregistré le 1er septembre 2022, l'Université Grenoble-Alpes conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête ou, subsidiairement, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par M. A ont perdu tout intérêt, l'intéressé ayant intégré, à sa demande et à la suite de l'ordonnance du juge des référés du tribunal de céans du 20 janvier 2022, une deuxième année de master mention " droit notarial " à la rentrée universitaire 2021-2022 ;
- subsidiairement, les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n°2019-1123 du 31 octobre 2019 portant création de l'Université Grenoble-Alpes et approbation de ses statuts ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public ;
- et les conclusions de Me Py représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Après obtention d'une maîtrise en " droit " parcours " droit des affaires " au titre de l'année universitaire 2019-2020, M. A s'est, pour l'année universitaire 2021-2022, porté candidat aux trois formations suivantes, dispensées par l'université Grenoble-Alpes : première et seconde année de master " droit notarial " parcours " droit notarial " et seconde année de master " droit des affaires " parcours " droit de l'entreprise, juristes conseils d'affaires ". Trois refus lui ayant été opposés les 15, 25 et 30 juin 2021, M. A a saisi le tribunal de céans, d'une part, de conclusions tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de ces décisions et, d'autre part et dans l'attente des jugements au fond, de conclusions tendant à la suspension de leur exécution. Par une décision du 30 décembre 2021 n°45694, le Conseil d'Etat a annulé l'ordonnance par laquelle le juge des référés avait suspendu l'exécution des deux refus d'inscription en seconde année de master et lui a renvoyé les affaires correspondantes. En exécution de ce renvoi, le juge des référés a, par une nouvelle ordonnance du 20 janvier 2022, n°2105108 et 2105119, suspendu l'exécution du refus d'admission en seconde année de master " droit notarial " parcours " droit notarial " du 25 juin 2021 et a enjoint au président de l'Université de maintenir provisoirement l'inscription de M. A dans cette formation. Sont en cause, dans les présentes instances qui, concernant le même requérant et ayant fait l'objet d'une instruction commune, sont jointes pour qu'il y soit statué par un seul jugement, les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par M. A contre les trois refus des 15 juin, 25 juin et 30 juin 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre les refus du 15 juin et du 25 juin 2021 :
2. Aux termes de l'article L. 612-6-1 du code de l'éducation : " L'accès en deuxième année d'une formation du deuxième cycle conduisant au diplôme national de master est de droit pour les étudiants qui ont validé la première année de cette formation ". Aux termes de l'article D. 612-36-4 du même code : " L'inscription d'un étudiant qui souhaite poursuivre sa formation dans une autre mention de master proposée par l'établissement dans lequel il a débuté sa formation en deuxième cycle est subordonnée à la vérification par le responsable de la formation dans laquelle l'inscription est demandée que les unités d'enseignement déjà acquises sont de nature à lui permettre de poursuivre sa formation en vue de l'obtention du master ".
3. Le master " droit notarial " parcours " droit notarial " étant distinct du master " droit " parcours " droit des affaires " dont M. A avait validé la première année, sa demande d'entrée en deuxième année de master " droit notarial " parcours " droit notarial " aurait dû, par application des dispositions citées au point précédent, être examinée par le responsable de cette formation. Or, il ressort des pièces du dossier que le refus en litige a été adopté par le doyen de la faculté de droit de l'université Grenoble-Alpes après délibération d'une commission d'admission qui s'est prononcée sur le niveau académique de M. A qu'elle a apprécié par référence aux critères établis pour l'accès en master. Eu égard à sa nature, un tel vice de procédure ne saurait être régularisé par la demande de substitution de motifs présentée implicitement par l'université Grenoble-Alpes dans ses écritures en défense. Par ailleurs, compte tenu de l'erreur ainsi commise par l'Université quant à la teneur de l'examen auquel la candidature de M. A devait être soumise, ce vice de procédure est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de la décision en litige. Il en résulte que le vice de procédure invoqué par le requérant doit être accueilli et que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête n°2105117, la décision du 25 juin 2021 par laquelle le doyen de la faculté de droit de l'Université Grenoble-Alpes a rejeté sa candidature en seconde année de master mention " droit notarial " parcours " droit notarial " doit être annulée pour excès de pouvoir.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a, en cours d'instance, validé un diplôme de master mention " droit notarial ". Par suite, et compte tenu de l'annulation prononcée au point précédent, il n'y a plus lieu, dans les circonstances de l'espèce, de statuer sur les conclusions du requérant tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 15 juin 2021 par laquelle le doyen de la faculté de droit de Grenoble a refusé son admission en première année de ce master.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre le refus de 30 juin 2021 :
5. Aux termes de l'article 49 de l'annexe au décret n°2019-1123 : " La commission de la formation et de la vie universitaire : () 16. Adopte les modalités d'admission et capacités d'accueil en master sur proposition des composantes ".
6. La commission de la formation et de la vie universitaire du conseil académique de l'université Grenoble-Alpes a, par délibération du 15 décembre 2020 régulièrement publiée, fixé les modalités d'accès et capacité d'accueil en master " droit des affaires " parcours " droit de l'entreprise, juristes conseil d'affaires ". Par ailleurs, en se bornant à soutenir que la preuve de la régularité de la création et composition de la commission d'admission qui a examiné sa candidature ne serait pas rapportée, le requérant n'assortit pas ses propos de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Enfin, la procédure décrite dans le document de présentation du master " droit des affaires " parcours " droit de l'entreprise, juristes conseil d'affaires " ne concerne que l'accès en première année de cette formation. Le requérant ne peut donc utilement en invoquer la méconnaissance par la décision contestée qui porte refus d'inscription en seconde année de master. Par suite, par les motifs invoqués, le vice de procédure entachant le refus en litige doit être écarté dans ses différentes branches.
7. Il résulte des dispositions citées au point 2 qu'en cas de changement de formation au cours d'un second cycle universitaire, l'accès en seconde année de master n'est pas de droit. En l'espèce, il ressort du tableau annexé à la délibération du 15 décembre 2020 de la commission de la formation et de la vie universitaire du conseil académique de l'université Grenoble-Alpes que le master " droit des affaires " parcours " droit de l'entreprise, juristes conseil d'affaires " que M. A souhaitait intégrer en seconde année est distinct du master " droit " parcours " droit des affaires " dont il a validé la première année. Il s'ensuit que le refus en litige n'entre dans aucune des catégories de décisions dont l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration impose la motivation et notamment pas dans celles visées par le 6°) de cet article. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation du refus contesté doit être écarté.
8. Comme exposé au point précédent, l'accès en seconde année de master n'est pas de droit en cas de changement de formation au cours d'un second cycle universitaire. Par suite M. A n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance, par le refus en litige, du droit d'accès en seconde année prévu par l'article L. 612-6 du code de l'éducation.
9. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, le moyen tiré du défaut de base légale du refus en litige faute pour la commission de la formation et de la vie universitaire du conseil académique de l'université Grenoble-Alpes d'avoir fixé les modalités d'accès et capacité d'accueil en master " droit des affaires " parcours " droit de l'entreprise, juristes conseil d'affaires " doit être écarté.
10. Comme exposé au point 6, les critères mentionnés dans le document de présentation du master " droit des affaires " parcours " droit de l'entreprise, juristes conseil d'affaires " ne sont applicables que pour sélectionner les candidats à l'accès en première année de ce master. Par suite, M. A ne peut utilement s'en prévaloir pour soutenir que le refus en litige serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation de son niveau universitaire.
11. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense, les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par M. A dans l'instance n°2105107 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Il résulte de l'instruction que M. A a, à la date du présent jugement, obtenu un master de droit notarial. Par suite, le présent jugement n'implique le prononcé d'aucune injonction. Les conclusions correspondantes doivent donc être rejetées.
Sur les frais du litige :
13. Les conclusions présentées par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative étant dirigées contre l'Etat qui n'est pas partie dans la présente instance, elles ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir et conclusions accessoires présentées par M. A contre la décision du 15 juin 2021 par laquelle le doyen de la faculté de droit de l'Université Grenoble Alpes a rejeté sa candidature en première année de master " droit notarial " parcours " droit notarial ".
Article 2 : La décision du 25 juin 2021 par laquelle le doyen de la faculté de droit de l'Université Grenoble Alpes a rejeté la candidature de M. A en seconde année de master " droit notarial " parcours " droit notarial " est annulée.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Université Grenoble Alpes.
Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Bailleul, premier conseiller,
Mme Permingeat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
Le rapporteur,
F. PERMINGEAT
Le président,
T. PFAUWADEL
La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2105107 2105117 2105121
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026