vendredi 10 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206843 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | ALBERTIN |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n° 2206843, enregistrée le 20 octobre 2022, M. B C, représenté par Me Albertin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2022 par lequel la préfète de la Drôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Drôme, si la décision est annulée pour un motif de forme, de réexaminer son dossier et, si la décision est annulée pour un motif de fond, de lui accorder le titre de séjour sollicité l'autorisant à travailler, le tout dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'incompétence ;
- elle est intervenue à la suite d'une procédure irrégulière faute de consultation de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée de vices de procédure en l'absence d'avis délivré par l'OFII ; à supposer que cet avis de l'OFII existe, il n'est pas établi qu'il soit régulier et qu'il ait été pris par des médecins identifiés et ayant compétence pour ce faire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2023, la préfète de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 décembre 2022.
II. Par une requête n° 2206849, enregistrée le 20 octobre 2022, Mme F E épouse C, représentée par Me Albertin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2022 par lequel la préfète de la Drôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Drôme, si la décision est annulée pour un motif de forme, de réexaminer son dossier et, si la décision est annulée pour un motif de fond, de lui accorder le titre de séjour sollicité l'autorisant à travailler, le tout dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'incompétence ;
- elle est intervenue à la suite d'une procédure irrégulière faute de consultation de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée de vices de procédure en l'absence d'avis délivré par l'OFII ; à supposer que cet avis de l'OFII existe, il n'est pas établi qu'il soit régulier et qu'il ait été pris par des médecins identifiés et ayant compétence pour ce faire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2023, la préfète de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 décembre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales signée le 4 novembre 1950 ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme D, en l'absence des parties.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C, ressortissants algériens, sont entrés en France le 4 août 2019 avec leurs quatre enfants mineurs, sous couvert de visas de court séjour. Leur demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 4 mars 2020. Par des arrêtés du 26 juin 2020, le préfet de la Drôme a pris à leur encontre une obligation de quitter le territoire français. Le 22 décembre 2020, ils ont sollicité la délivrance d'un titre de séjour au regard de l'état de santé de leur enfant né en 2017. Le 4 mars 2021, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a émis un avis selon lequel l'état de santé de cet enfant nécessitait une prise en charge médicale pendant une durée de douze mois. M. et Mme C se sont vu délivrer des autorisations provisoires de séjour, prolongées jusqu'au 30 avril 2022. Par deux arrêtés du 8 avril 2022, la préfète de la Drôme a refusé de leur délivrer des titres de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 24 août 2022, ces deux arrêtés ont été annulés pour erreur de droit dès lors que la situation des ressortissants algériens est entièrement régis par les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et a enjoint au réexamen de leur situation. Par des arrêtés du 26 septembre 2022 dont M. et Mme C demandent l'annulation, la préfète de la Drôme a refusé de leur délivrer des titres de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
2. Les requêtes sont présentées par des conjoints et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la légalité des décisions portant refus d'admission au séjour :
3. En premier lieu, les arrêtés contestés ont été signés par Mme A Argouar'ch, secrétaire générale de la préfecture de la Drôme, qui avait reçu, pour ce faire, par un arrêté du 27 août 2021, délégation de signature régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Drôme. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, les deux arrêtés énoncent avec précision les considérations de droit et de fait sur lesquelles ils se fondent. Ils sont ainsi suffisamment motivés et répondent aux exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La circonstance que la préfète a fait sienne l'avis médical de l'OFII n'est pas de nature à établir une insuffisance de motivation. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
5. En troisième lieu, avant de statuer sur la demande de délivrance d'un certificat de résidence en qualité d'étranger malade présentée par les époux C, la préfète de la Drôme a saisi le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui s'est prononcé par un avis rendu le 22 mars 2022. Cet avis comporte l'identité et la signature des trois médecins qui se sont prononcés collégialement, lesquels ont compétemment participé à la délibération pour avoir été désignés à cet effet par une décision du directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Par suite, les vices de procédure allégués manquent en fait.
6. En quatrième lieu, pour refuser de délivrer aux époux C le titre de séjour sollicité en raison de l'état de santé de leur fils mineur G, la préfète s'est appropriée l'avis du collège de médecins de l'OFII, en date du 22 mars 2022 selon lequel l'état de santé de leur fils mineur ne nécessite pas une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les requérants contestent l'appréciation portée sur l'état de santé de leur fils s'agissant du défaut de prise en charge médicale qui selon eux devrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Ils produisent notamment un certificat médical du 6 mai 2022 du pôle de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du centre hospitalier Drôme Vivarais indiquant que la poursuite de ces soins demeure indispensable dans leur régularité, leur stabilité et leur pluridisciplinarité et que l'arrêt de ces diverses prises en charge se montrerait très préjudiciable pour son évolution ultérieure et un certificat médical du 3 mai 2022 du service de pédiatrie du centre hospitalier de Valence indiquant que l'enfant présente des troubles du neurodéveloppement type trouble du spectre autistique et qu'il nécessite des soins et des prises en charge réguliers en vue d'améliorer son développement. Toutefois ces éléments sont insuffisamment circonstanciés quant au risque lié à l'interruption de sa prise en charge et ne suffisent ainsi pas à remettre en cause l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
7. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que les époux C sont rentrés en France en 2019 à l'âge de 43 ans et 40 ans. Leurs quatre enfants sont nés en Algérie en 2008, 2012, 2015 et 2017 et étaient âgés, respectivement, de 13 ans, 11 ans, 7 ans et 5 ans à la date de la décision contestée. Leur durée de présence en France, qui est due à leur maintien sur le territoire malgré une obligation de quitter le territoire français du 26 juin 2020 et aux soins délivrés à leur enfant, ne suffit pas à démontrer que la famille y aurait déplacé le centre de leur vie privée et familiale en France. En effet, M. et Mme C ont vécu l'essentiel de leur existence en Algérie où ils ont nécessairement conservé des attaches. S'ils se prévalent de ce que leurs enfants sont scolarisés, ces éléments ne sont pas de nature à démontrer qu'ils ne pourraient reconstituer leur vie privée et familiale en Algérie, où leurs enfants pourront être scolarisés. Par ailleurs, et comme il a été écrit précédemment, l'interruption de la prise en charge médicale de leur fils mineur atteint de troubles autistiques ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Dans ces circonstances, les efforts d'intégration sociale et professionnelle dont ils se prévalent ne suffisent pas à estimer que les refus de séjour contestés portent une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Ainsi, la préfète de la Drôme n'a méconnu ni les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elle n'a pas davantage entaché ses décisions d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ses refus sur la situation personnelle des intéressés.
8. En sixième et dernier lieu, dès lors que les époux C ne justifient pas pouvoir prétendre à la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence, la préfète de la Drôme n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour avant de statuer sur leur situation.
Sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
9. En premier lieu, les époux C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prise à leur encontre, le moyen tiré de cette illégalité et soutenu, par la voie de l'exception, à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, doit être écarté.
10. En deuxième lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques aux mesures d'éloignement, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs énoncés aux points précédents s'agissant du refus d'admission au séjour.
11. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 susvisé : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. Il ne ressort pas des pièces des dossiers que la scolarité des enfants du couple ne pourrait se poursuivre en Algérie, pays dont l'ensemble des membres de la famille a la nationalité et où il n'est pas démontré qu'ils y seraient dépourvus d'attaches familiales. Par ailleurs, aucun élément ne démontre l'impossibilité de poursuivre leur vie privée et familiale en Algérie, dès-lors que, comme il a été indiqué précédemment, ils ne démontrent pas que l'interruption de la prise en charge médicale de leur dernier fils serait susceptible d'entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il serait dans l'impossibilité de bénéficier d'une prise en charge appropriée en Algérie. Par suite, et alors que les décisions en litige n'ont ni pour objet ni pour effet de séparer les enfants mineurs de leurs parents, M. et Mme C ne sont pas fondés à soutenir que la préfète de la Drôme aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur de leurs enfants. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requêtes doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais de justice :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1971 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, les sommes que les époux C demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme C sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F E épouse C, à M. B C, à Me Albertin et à la préfète de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 27 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bedelet, première conseillère, faisant fonction de présidente,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2023.
La rapporteure,
E. D
La première conseillère, faisant fonction de présidente,
A. BEDELET La greffière,
C. JASSERAND
La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2206843 et 2206849
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026