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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2405502

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405502

mercredi 7 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405502
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'une décision de préemption prise par la commune de Bonneville. En cours d'instance, la commune a retiré sa décision attaquée le 2 août 2024. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, devenue sans objet. Il a toutefois condamné la commune à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juillet 2024, M. C B, représenté par le cabinet Opex Avocats, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner la suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'exécution de la décision n° DB_346_2024 du 28 mai 2024 portant exercice du droit de préemption par la commune de Bonneville à l'égard des parcelles cadastrées section BH n° 205 et 206 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Bonneville la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 août 2024, la commune de Bonneville, représentée par la SELARL Philippe Petit et associés, conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 2 août 2024, la commune de Bonneville a retiré la décision attaquée. Par suite, la demande de suspension formée par M. B est devenue sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Bonneville la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins de suspension présentées par M. B.

Article 2 : La commune de Bonneville versera à M. B la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à la commune de Bonneville.

Fait à Grenoble, le 7 août 2024.

Le juge des référés,

V. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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