lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2407179 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ASTERIO - CABINET D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 septembre 2024, la société Marchiello Ram, représentée par Me Senegas, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
- d'enjoindre à la commune de Bourg-Saint-Maurice d'avoir à communiquer les caractéristiques et avantages relatifs de l'offre de la société Alpes Tp, attributaire du lot n°3 du marché public de prestations de déneigement des voieries communales, le prix global de l'offre retenue ainsi que les éléments d'appréciation de chacune des deux offres sur les critères et sous-critères mentionnés au règlement de la consultation, conformément à l'article R. 2181-4 du code de la commande publique ;
- d'annuler la décision datée du 12 septembre 2024 par laquelle l'offre présentée par la société Marchiello Ram a été rejetée et, en fonction du moyen d'annulation retenu : - annuler l'entière procédure de publicité et de mise en concurrence afférente au lot n°3 du marché public relatif aux prestations de déneigement des voiries communales ; - annuler la procédure de passation au seul stade de l'analyse des offres et, le cas échéant, enjoindre à la commune de Bourg-Saint-Maurice, si elle entend poursuivre son projet, de reprendre la procédure de passation litigieuse à ce stade ;
- en tout état de cause : de condamner la commune de Bourg-Saint-Maurice à lui verser la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 27 septembre 2024, la société Marchiello Ram, représentée par Me Senegas, indique se désister de son instance.
Par un mémoire enregistré le 27 septembre 2024, la commune de Bourg-Saint-Maurice, représentée par son maire en exercice, ayant pour avocat Me Bracq, déclare accepter ce désistement, mais sollicite la condamnation de la société Marchiello Ram à lui verser une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ". Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Postérieurement à l'introduction de sa requête présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, la société Marchiello Ram a déclaré, par un mémoire enregistré le 27 septembre 2024, se désister purement et simplement de son instance en référé précontractuel. Le désistement de la société Marchiello Ram est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Marchiello Ram la somme que réclame la commune de Bourg-Saint-Maurice au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE
Article 1er :Il est donné acte du désistement d'instance de la société Marchiello Ram.
Article 2 : La demande présentée par la commune de Bourg-Saint-Maurice sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à la société Marchiello Ram, à la société Alpes Tp et la commune de Bourg-Saint-Maurice.
Fait à Grenoble, le 30 septembre 2024.
Le juge des référés,
C. B
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026