lundi 5 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2410093 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP FAYOL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 19 décembre 2024, le 24 février 2025 et le 3 avril 2025, la commune de Chauvac-Laux-Montaux, représentée par Me Fiat, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert chargé de se prononcer, notamment, sur les besoins en eau des communes de Roussieux et Chauvac-Laux-Montaux, sur les sources permettant de satisfaire ces besoins et sur les conséquences de l'utilisation de la source de Merme par la commune de Roussieux sur la satisfaction des besoins en eau de la commune de Chauvac-Laux-Montaux.
Elle soutient qu'elle justifie d'un intérêt pour agir et que l'expertise sollicitée sera utile dans le cadre de la procédure contentieuse aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet de la Drôme du 28 mars 2024 et de recours au fond éventuels à l'encontre d'une autorisation d'utilisation d'eau pour la consommation humaine et de la déclaration d'utilité publique qui pourraient être prises au bénéfice de la commune de Roussieux, et dans le cadre d'un litige au fond éventuel relatif à un conflit d'usage de l'eau de la source de Merme.
Par deux mémoires enregistrés les 11 février 2025 et 10 avril 2025, la commune de Roussieux, représentée par Me Blanc, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la commune de Chauvac-Laux-Montaux au titre des frais de procès.
Elle soutient que la requête de la commune de Chauvac-Laux-Montaux est irrecevable faute pour celle-ci de justifier d'un intérêt pour agir et qu'en outre, l'expertise sollicitée est dépourvue d'utilité.
Par un mémoire enregistré le 20 mars 2025, le préfet de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête de la commune de Chauvac-Laux-Montaux est irrecevable et qu'en outre, l'expertise sollicitée est dépourvue d'utilité.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. Il résulte de l'instruction que, dans le cadre de l'établissement du schéma directeur d'alimentation en eau potable de la commune de Roussieux, un bureau d'études spécialisé a fait le bilan des études existantes sur les possibilités d'alimentation en eau de cette commune et a effectué des visites et des mesures de débit de l'ensemble des sources susceptibles d'être utilisées. Il résulte, notamment, de cette étude que la source de Merme a un débit d'étiage largement suffisant pour alimenter à la fois la commune de Roussieux et celle de Chauvac-Laux-Montaux, dans la mesure où ce débit d'étiage est de 236 mètres cubes d'eau par jour alors que les besoins estimés pour la commune de Roussieux en 2043 sont de 60 mètres cubes par jour.
3. En l'état de l'instruction, la commune de Chauvac-Laux-Montaux ne produit aucun élément de nature à justifier que cette étude ne permettrait pas d'établir l'ensemble des éléments de faits permettant aux juridictions déjà saisies ou à saisir de se prononcer sur les litiges qui leur sont ou leur seraient soumis. Il convient de rappeler, en tout état de cause, que ces juridictions ont ou auront la possibilité, si elles l'estiment utiles, d'ordonner une expertise sur les points qui leur apparaitront nécessaires.
4. Dans ces conditions, il n'apparait pas utile d'ordonner une mesure d'expertise et la requête de la commune de Chauvac-Laux-Montaux doit être rejetée sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Roussieux au titre des frais de procès.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la commune de Chauvac-Laux-Montaux est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Roussieux au titre des frais de procès sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Drôme et aux communes de Roussieux et de Chauvac-Laux-Montaux.
Fait à Grenoble, le 5 mai 2025.
Le juge des référés,
Stéphane A
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026