mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1908517 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GRANGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 juillet 2019 et 31 janvier 2020, M. D E, représenté par Me Granger, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 mai 2019 par laquelle le ministre de l'action et des comptes publics lui a infligé une sanction disciplinaire ;
2°) à titre subsidiaire, de réduire le quantum de la sanction ;
3°) de condamner le ministre de l'action et des comptes publics à réparer le préjudice financier qu'il a subi du fait de la privation temporaire de traitement à hauteur de 789,85 euros ;
4°) de condamner le ministre de l'action et des comptes publics à lui verser une somme de 5 000 euros en indemnisation du préjudice moral subi ;
5°) d'enjoindre au ministre de l'action et des comptes publics à procéder à l'effacement de la sanction disciplinaire qui lui a été infligée dans un délai de 30 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- le conseil de discipline était irrégulièrement composé dès lors que le principe d'impartialité n'était pas garanti ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de base légale dès lors que le décret n° 84-588 du 10 juillet 1984 qui fonde la procédure disciplinaire menée à son encontre a été abrogé par le décret n° 2019-86 du 8 février 2019 ;
- elle est entachée d'une inexactitude matérielle des faits ;
- elle est entachée d'une erreur sur la qualification juridique des faits ;
- la sanction prononcée est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2019, le ministre de l'action et des comptes publics conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant au versement d'une indemnité dès lors qu'elles n'ont pas fait l'objet d'une demande préalable de nature à lier le contentieux.
Me Granger, avocat de M. E, a présenté des observations sur le moyen d'ordre public, enregistrées le 2 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 84-588 du 10 juillet 1984 ;
- le décret n° 94-874 du 7 octobre 1994
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Jégard, rapporteur public,
- et les observations de Me Granger, représentant M. E.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, titulaire de la fonction publique depuis le 1er septembre 2003, a, suite à sa réussite au concours, été admis à l'institut régional d'administration (IRA) de Nantes en septembre 2018. Suite à des plaintes de plusieurs collègues de promotion à l'encontre de M. E, le directeur de l'IRA a saisi le conseil de discipline, lequel s'est prononcé en faveur de la sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de 15 jours. Par arrêté du 20 mai 2019, le ministre de l'action et des comptes publics a prononcé la sanction d'exclusion temporaire d'une durée de 15 jours, avec effet au 24 juin 2019. Par courrier du 11 juin 2019, reçu le 13 juin 2019 par l'administration, M. E a formé un recours contre cette décision, lequel a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par sa requête, M. E sollicite l'annulation de l'arrêté ministériel du 20 mai 2019.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 12 du décret du 7 octobre 1994 fixant les dispositions communes applicables aux stagiaires de l'Etat et de ses établissements publics : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité ayant le pouvoir de nomination () ". Aux termes de l'article 15 du décret du 10 juillet 1984 relatif aux instituts régionaux d'administration alors applicable : " Les élèves de chaque institut sont nommés par arrêté du ministre chargé de la fonction publique. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / () / 2° Les chefs de service, directeurs adjoints, sous-directeurs, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au deuxième alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé ainsi que les hauts fonctionnaires et les hauts fonctionnaires adjoints mentionnés aux articles R. 1143-1 et R. 1143-2 du code de la défense () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été signée par Mme B F, sous directrice des compétences et des parcours professionnels à la direction générale de l'administration et de la fonction publique, à l'administration centrale du ministère de l'action et des comptes publics, fonctions sur lesquelles elle a été renouvelée, pour une durée de deux ans à compter du 1er avril 2019, par arrêté du Premier ministre et du ministre de l'action et des comptes publics du 28 février 2019. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 du décret du 7 octobre 1994 précité : " () L'avis de la commission et la décision qui prononce la sanction doivent être motivés. ".
6. La décision attaquée vise les lois du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, le décret du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat, le décret du 10 juillet 1984 relatif aux instituts régionaux d'administration, le décret du 7 octobre 1994 fixant les dispositions communes applicables aux stagiaires de l'Etat et de ses établissements publics ainsi que le règlement intérieur de l'institut régional d'administration de Nantes. En outre, elle mentionne les faits reprochés à M. E consistant à avoir, à plusieurs reprises, entretenu des échanges à connotation sexuelle avec des élèves de l'institut, tous issus de la même promotion, notamment en leur adressant des messages par voie électronique, dont certains comprenaient des photographies à caractère pornographique. Il est ensuite indiqué que ces échanges ont fait l'objet de plaintes, auprès de la direction, de la part de plusieurs élèves. Enfin, il est précisé que ces comportements constituent un manquement aux règles déontologiques applicables à tout fonctionnaire, et notamment à l'obligation d'exercer ses fonctions avec dignité, et qu'ils constituent une entrave au bon fonctionnement du service et sont susceptibles de porter atteinte à la réputation de l'IRA. Par suite, M. E a été mis en mesure, à la lecture de la décision, de comprendre les griefs émis à son encontre et ainsi de connaître les motifs de la sanction qui lui a été infligée. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
7. En troisième lieu, le conseil de discipline, conformément à l'article 22 du règlement intérieur de l'IRA de Nantes est composé du directeur de l'institut, de deux membres autres que ceux représentant les attachés stagiaires et désignés par le conseil d'administration en son sein, deux membres du personnel enseignant désignés par le directeur, deux attachés stagiaires représentants de la promotion au sein du conseil d'administration. M. E soutient que le conseil de discipline n'était pas impartial en raison de la présence en son sein de Mme , en qualité d'attachée stagiaire représentant la promotion au sein du conseil d'administration, en raison de sa proximité avec l'un des stagiaires ayant porté plainte à son encontre. Cependant, s'il ressort des pièces du dossier que celle-ci entretenait des liens d'amitié avec l'un des plaignants, aucun élément du dossier ne permet de relever que celle-ci aurait pris parti contre le requérant, ou aurait fait preuve d'animosité à son encontre. Par suite, le moyen tiré du défaut d'impartialité du conseil de discipline doit être écarté.
8. En quatrième lieu, le décret du 10 juillet 1984 relatif aux instituts régionaux d'administration a été abrogé par le décret du 8 février 2019 relatif aux instituts régionaux d'administration, cependant il résulte de l'article 58 de ce même décret que cette abrogation a été reportée au 1er septembre 2019. Par suite, à la date de la décision attaquée, contrairement à ce que soutient M. E, le décret du 10 juillet 1984, et notamment son article 24 en application duquel la discipline intérieure de l'IRA ainsi que les garanties dont doivent être assorties les sanctions susceptibles d'être prononcées sont fixées par le règlement intérieur de l'institut, était toujours en vigueur. Par suite, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision attaquée doit être écarté.
9. En cinquième lieu, M. E conteste l'exactitude matérielle des faits et notamment le qualificatif de pornographique appliqué à certaines des photos qu'il a adressées à des stagiaires de l'IRA, ainsi que la connotation sexuelle des messages électroniques qu'il a expédiés. Il ressort cependant des pièces du dossier que M. E a adressé, le 10 octobre 2018 à M. D. quatre photos de son sexe en érection et de fellations justifiant ainsi le qualificatif de pornographique employé. En outre, plusieurs des messages adressés à M. D. ainsi qu'à M. M. formulent des propositions de relations sexuelles. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 25 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires alors applicable : " Le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 19 du règlement intérieur de l'IRA de Nantes : " () tout manquement aux obligations de travail et d'assiduité, toute faute grave contre la discipline, la probité ou l'honneur () peuvent entraîner des sanctions disciplinaires. ".
11. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes. Par ailleurs, le comportement d'un fonctionnaire en dehors du service peut constituer une faute de nature à justifier une sanction s'il a pour effet de perturber le bon déroulement du service ou de jeter le discrédit sur l'administration.
12. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des divers témoignages produits et de la copie d'échanges électroniques, qu'au cours des mois de septembre et octobre 2018, M. E a, par messages électroniques, adressé des sollicitations sexuelles non sollicitées à Messieurs D. et M., collègues de l'IRA. Il a ainsi, à plusieurs reprises fait des propositions sexuelles à M. D., allant jusqu'à lui adresser, le 10 octobre 2018, quatre photographies à caractère pornographique. Si, ainsi que le fait valoir M. E, d'une part des conversations grivoises étaient entretenues avec certains membres de la promotion et notamment avec M. D. et, d'autre part, si celui-ci n'a pas clairement manifesté son opposition à la réception de messages à connotation sexuelle, il ne les a cependant ni sollicités ni encouragés. En tout état de cause, l'envoi de photographies à caractère pornographique à un collègue de promotion, avec lequel il n'avait pas d'autres liens d'affinité, et qui ne les a pas sollicitées, dépasse le cadre de la conversation grivoise et constitue une atteinte au devoir de se comporter avec dignité. Enfin, M. E a, de manière répétée et y compris pendant les heures de formation dispensées à l'IRA, adressé des messages électroniques à M. M. comportant des remarques sur son orientation sexuelle, sur ses tenues vestimentaires et son apparence physique. Ces messages n'ont pas été sollicités par ce dernier, qui a, au contraire, immédiatement cherché, vainement, à refréner M. E. Ce dernier a également, à deux reprises, tenu des propos laissant entendre à M. A, autre collègue de promotion, qu'il était son type d'homme, et lui a envoyé un message qualifiant de " suggestif " son profil Facebook sur lequel il tenait un micro devant son visage. M. E fait valoir que ces échanges ont eu lieu dans un cadre privé et ne pourraient dès lors fonder une sanction disciplinaire. Toutefois, si ces échanges étaient privés, ils sont, pour certains et notamment ceux avec M. M., intervenus lors de temps de formation. Surtout, M. E a ainsi adopté un comportement inapproprié envers plusieurs collègues, dès le début de leur formation commune à l'IRA, étant observé qu'aucun autre lien ne les rapprochait. La répétition, dès septembre 2018, de ces messages déplacés et insistants envers plusieurs collègues de promotion constitue de la part du requérant un manquement au devoir de dignité. Dans ces conditions, et alors qu'il ressort des témoignages produits aux débats que le comportement de M. E a contribué à dégrader l'ambiance au sein de la promotion et à créer un véritable malaise notamment chez M. M. et M. S, et a ainsi été préjudiciable au bon fonctionnement du service, le ministre de l'action et des comptes publics, en retenant le caractère fautif de ces faits, n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article 20 du même règlement intérieur : " En cas de manquement aux obligations énoncées à l'article 19 ci-dessus, les mesures disciplinaires applicables sont : 1er groupe : / - l'avertissement ; / - le blâme. / 2ème groupe : / - l'exclusion temporaire pour une durée maximale de 15 jours ; / l'exclusion définitive. () ".
14. Compte tenu de la gravité et du caractère répété des agissements de M. E, agent de catégorie A, envers plusieurs collègues, et en dépit de ses bons états de service, la sanction d'interdiction temporaire de fonction pendant une durée de 15 jours n'apparaît pas disproportionnée.
Sur les conclusions indemnitaires :
15. Il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 14 que l'administration n'a pas commis de faute en infligeant à M. E la sanction disciplinaire d'interdiction temporaire de fonction pour une durée de 15 jours. Par suite, les conclusions indemnitaires doivent, en tout état de cause, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L .761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qui soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. E demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, au ministre de la transformation et de la fonction publiques.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Tiger-Winterhalter, présidente,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le19 juillet 2022.
La rapporteure,
C. C
La présidente,
N. TIGER-WINTERHALTERLa greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au ministre de la transformation et de la fonction publiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026