LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2003506

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2003506

vendredi 17 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2003506
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL RACINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 mars 2020, la SARL NET'ACRO, représentée par Me Tuffery-Kerherve, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 janvier 2020 par laquelle la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique a rejeté sa réclamation préalable tendant à obtenir le remboursement ou la compensation de la somme de 30 673,58 euros encaissée par le pôle de recouvrement spécialisé ;

2°) de prononcer la nullité de l'avis à tiers détenteur en date du 2 janvier 2017 émis par le pôle de recouvrement spécialisé de Loire-Atlantique à l'encontre de la SARL NETACRO pour avoir paiement de rappels de taxe sur la valeur ajoutée, de cotisations d'impôt sur les sociétés et de cotisations foncières des entreprises mis à la charge de la SARL NETACRO au titre des années 2011, 2012 et 2013 ;

3°) de prononcer le remboursement de la somme de 30 673,58 euros encaissée par le pôle de recouvrement spécialisé ou la compensation avec des sommes dues par le Trésor ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur la procédure de recouvrement :

- les sociétés NETACRO et NET'ACRO étant distinctes, les créances acquises par la société NET'ACRO dans le cadre de son activité de nettoyage ne pouvaient faire l'objet d'un avis à tiers détenteur en paiement de la créance fiscale due par la société NETACRO ; elle entend se prévaloir de la doctrine administrative référencée BOI-REC-FORCE- 20-10-10 n° 30 ;

- l'administration n'était pas en droit de saisir les créances dont elle a obtenu le paiement dans la mesure où elles n'appartenaient pas à la société NETACRO mais à la société NET'ACRO ;

- à titre subsidiaire, les poursuites sont irrégulières au regard de l'article L. 262 du livre des procédures fiscales en l'absence de notification régulière de l'avis à tiers détenteur ; elle entend se prévaloir de la doctrine administrative référencée BOI-REC-FORCE- 20-10-10 n° 30 ;

Sur la demande en répétition de l'indu :

- le pôle de recouvrement a reçu indument paiement de sa créance fiscale par le paiement de créances qui n'appartenaient pas à la société NETACRO mais à elle-même.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2020, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête et ce que soit mise à la charge de la SARL NET'ACRO la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur la procédure de recouvrement :

- la société requérante ne justifie d'aucun intérêt lui donnant qualité pour contester l'avis à tiers détenteur du 18 février 2015 dès lors qu'elle n'est pas la redevable des impositions en litige au sens des dispositions combinées des articles L. 281 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales ;

- le juge administratif n'est pas compétent pour connaître des litiges relatifs à la régularité en la forme de l'opposition à tiers détenteur ;

Sur la demande en répétition de l'indu :

- la société requérante ne justifie d'aucun intérêt lui donnant qualité faute de justifier que les sociétés Bridor, Castel Frères et GSF Celtus étaient débitrices envers elle ; la SARL NETACRO ayant fait l'objet d'une liquidation judiciaire le 3 juin 2015 clôturée pour insuffisance d'actif le 13 septembre 2018, le comptable pôle de recouvrement spécialisé n'est plus en capacité d'agir contre la SARL NETACRO de sorte que le droit à restitution a cessé à son encontre.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Penhoat,

- et les conclusions de M. Huin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le 18 février 2015, la SARL NETACRO, ayant pour activité la réalisation de travaux acrobatiques, était redevable auprès du pôle de recouvrement spécialisé de Loire-Atlantique de la somme de 84 852,34 euros représentant des dettes en matière de taxe sur la valeur ajoutée, d'impôt sur les sociétés et de cotisation foncière des entreprises portant sur les années 2011, 2012 et 2013. L'administration fiscale a, pour obtenir le recouvrement de ces impositions, émis un avis à tiers détenteur le 18 février 2015 à l'égard des sociétés GSF Celtus, Bridor et Castel Frère, clientes de la SARL NETACRO. Celles-ci ont versé au pôle de recouvrement spécialisé de Loire-Atlantique la somme totale de 30 671,08 euros. Par un courrier du 23 décembre 2019, la SARL NET'ACRO, ayant pour activité principale le nettoyage industriel, a demandé le remboursement ou la compensation des sommes prélevées pour un montant de 30 671,08 euros. Sa réclamation ayant été rejetée par une décision du 22 janvier 2020, la SARL NET'ACRO demande au tribunal de prononcer la nullité de l'avis à tiers détenteur en date du 2 janvier 2017 et le remboursement de la somme de 30 673,58 euros encaissée par le pôle de recouvrement spécialisé ou la compensation avec des sommes dues par le Trésor.

Sur la recevabilité des conclusions tendant à obtenir la nullité de l'avis à tiers détenteur du 14 janvier 2014 :

2. Il est constant que l'avis à tiers détenteur en litige a été émis pour avoir paiement d'impositions dont était débitrice la SARL NETACRO. Par suite, la SARL NET'ACRO, société distincte, ne justifie d'aucun intérêt lui donnant qualité pour en demander la nullité. De telles conclusions sont irrecevables et les moyens y afférents sont donc inopérants.

Sur les conclusions tendant à la répétition de l'indu :

3. Aux termes de l'article 1302 du code civil : " Tout paiement suppose une dette ; ce qui a été reçu sans être dû est sujet à restitution. La restitution n'est pas admise à l'égard des obligations naturelles qui ont été volontairement acquittées. "

4. La SARL NET'ACRO sollicite le remboursement la somme de 30 673,58 euros encaissée par le pôle de recouvrement spécialisé en soutenant que les tiers saisis, les sociétés GSF Celtus, Bridor et Castel Frère, se sont acquittés à tort de cette somme du fait de la confusion pouvant exister dans l'identité des sociétés NETACRO et NET'ACRO alors qu'elles n'étaient pas débitrices de la SARL NETACRO mais de la SARL NET'ACRO. Pour l'établir, elle soutient que la SARL NETACRO aurait cessé la réalisation de prestations au 31 décembre 2014 et n'aurait plus émis de factures en 2015 à l'attention des sociétés GSF Celtus, Bridor et Castel Frère. Toutefois, l'administration fait valoir sans être contestée que la SARL NETACRO n'a cessé son activité que le 3 juin 2015, à la date du jugement de liquidation judiciaire prononcé par le tribunal de commerce de Nantes. Par ailleurs, ni l'extrait du grand livre de ventes de l'exercice 2015 ni les 15 factures produites au nom de la SARL NETACRO ne permettent de justifier que les sommes versées en exécution des avis à tiers détenteur le 18 février 2015 correspondraient à des prestations réalisées par la SARL NET'ACRO alors même que plusieurs factures font référence par erreur à son numéro d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés et à ses coordonnées bancaires. Il s'ensuit que la SARL NET'ACRO n'est pas fondée à demander la restitution de la somme de 30 673,58 euros.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge la SARL NET'ACRO la somme demandée par la directrice régionale des finances publiques des pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SARL NET'ACRO est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la directrice régionale des finances publiques des pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL NET'ACRO et à la directrice régionale des finances publiques des pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 19 avril 2024 à laquelle siégeaient :

Mme Allio-Rousseau, présidente,

M. Penhoat, premier conseiller,

Mme Frelaut, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.

Le rapporteur,

A. PENHOATLa présidente,

M.-P. ALLIO-ROUSSEAU

La greffière,

C. MICHAULT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions