samedi 29 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2105982 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | RIQUIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 31 mai 2021 et 22 décembre 2023, l'association Comité de Liaison du Camping-car (CLC), représentée par Me Riquier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de La-Faute-sur-Mer a refusé de déposer les panneaux de signalisation routière et portiques non conformes à la réglementation visant à interdire le stationnement des campings cars à certains endroits du territoire de la commune ;
2°) d'enjoindre au maire d'Aiguillon-la-Presqu'ile de procéder à la dépose demandée dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Aiguillon-la-Presqu'ile le versement à son profit d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les panneaux et panonceaux méconnaissent les articles 72-2, 55, 55-1 et 55-3 de l'instruction interministérielle sur la signalisation routière actuellement en vigueur ;
- ils ne respectent pas les standards fixés par l'arrêté du 30 juin 2011 relatif aux performances et aux règles de mise en service des panneaux de signalisation routière permanente ;
- ils sont illégaux en raison de l'illégalité de la décision du 10 juillet 2014 prévoyant leur implantation qui porte une atteinte disproportionnée au principe de liberté de stationnement ;
- les portiques ne pouvaient être érigés et méconnaissent ainsi les articles 6 et 9 de l'arrêté du 24 novembre 1967 ;
- l'atteinte portée à la liberté de circulation sur le territoire de la commune par les mesures de règlementation du stationnement des camping-cars est disproportionnée.
Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaires, enregistrés les 21 janvier 2022 et 19 avril 2024, la commune de L'Aiguillon-la-Presqu'ile, qui vient aux droits de la commune de La Faute-sur-Mer, représentée par Me Maudet, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par le Comité de Liaison du Camping-car, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, en tout état de cause, à ce que soit mis à la charge du Comité de Liaison du Camping-car le versement à son profit d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors que la signalisation litigieuse a été remplacée ;
- en tout état de cause, aucune des moyens soulevés par l'association requérante n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la route ;
- la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;
- l'arrêté du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et des autoroutes;
- l'arrêté du 7 juin 1977 modifié approuvant l'instruction interministérielle sur la signalisation routière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 juin 2024 :
- le rapport de M. Martin, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Labouysse, rapporteur public,
- les observations de Me Gévaudan, substituant Me Riquier, représentant le Comité de Liaison du Camping-car, et celles de Me Le Rouzic, substituant Me Maudet, représentant la commune de L'Aiguillon-la-Presqu'ile.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 10 juillet 2014, le maire de la Faute-sur-Mer a règlementé le stationnement des camping-cars sur le territoire de sa commune. Par un recours gracieux du 20 novembre 2020, l'association Comité de Liaison des Camping-cars (CLC) a demandé au maire de la Faute-sur-mer de déposer la signalisation routière matérialisant cette règlementation. Par des arrêtés du 11 mars 2021, le maire de La Faute-sur-Mer a abrogé l'arrêté du 10 juillet 2014 et règlementé, d'une part, le stationnement sur le territoire de la commune des véhicules transportant des bouteilles de gaz ou stockant des eaux usées, d'autre part, le stationnement des véhicules d'une longueur de plus de 5,30 mètres. Par la présente requête, le CLC demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la Faute-sur-Mer a refusé de faire droit à sa demande du 20 novembre 2020.
Sur l'exception de non-lieu opposée par la commune aux conclusions du CLC à fin d'annulation du refus de maire de procéder à la dépose des panneaux et panonceaux ainsi qu'aux conclusions à fin d'injonction y afférentes :
2. Le CLC a demandé, dans son courrier du 20 novembre 2020, au maire de La Faute-sur-Mer de procéder à la dépose des panneaux et panonceaux qui interdisent le stationnement des camping-cars chemin des Pensées, chemin des Relais de mer, rue des Dunes, boulevard de Lay, boulevard de la Forêt et parking Flandres-Dunkerques. Il soutenait notamment que ces panneaux et panonceaux, qui comportaient un pictogramme représentant un camping-car, n'étaient pas conformes à la réglementation sur la signalisation routière.
3. Toutefois, d'une part, comme il a été dit, le maire de La Faute-sur-Mer a, par un arrêté du 11 mai 2021, abrogé l'arrêté du 10 juillet 2014 qui constituait la base légale de la règlementation que les panneaux et panonceaux en litige avaient pour objet de matérialiser. Par ce même arrêté, le maire a interdit le stationnement des véhicules stockant des eaux usées et des bouteilles de gaz aux endroits visés par l'ancienne interdiction. Par un second arrêté du même jour, le maire a interdit le stationnement des véhicules de plus de 5,3 m aux mêmes endroits.
4. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, notamment des rapports d'informations du 17 septembre 2021 et du 10 avril 2024 établis par les policiers municipaux de la commune, que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, des panneaux et panonceaux interdisant le stationnement aux véhicules d'une longueur supérieure à 5,30 m ont effectivement été implantés parking de l'Esplanade, boulevard de la Forêt, parking des Belugas, parking de la plage des Chardons, rue des Dunes, parking des écureuils et sur les ports. Si le CLC fait valoir que la mise en œuvre de ces nouvelles mesures à l'encontre des véhicules d'une longueur de plus de 5,3m ne vaut pas dépose de la signalisation litigieuse, il ne conteste pas sérieusement, notamment à la suite de la production du rapport du 10 avril 2024 susmentionné, que l'implantation des nouveaux panneaux et panonceaux s'est accompagnée de la dépose des panneaux initiaux. Dès lors, la commune de La Faute-sur-Mer, intégrée à compter du 1er janvier 2022 dans la commune nouvelle de L'Aiguillon-la-Presqu'île, est fondée à soutenir que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par le CLC relatives à la dépose des panneaux et panonceaux sont devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation restant en litige :
5. D'une part, aux termes des dispositions de l'article R. 411-25 du code de la route : " Le ministre chargé de la voirie nationale et le ministre de l'intérieur fixent par arrêté conjoint () les conditions dans lesquelles est établie la signalisation routière pour signifier une prescription de l'autorité investie du pouvoir de police ou donner une information aux usagers. / Les dispositions réglementaires prises par les autorités compétentes en vue de compléter celles du présent code et qui, aux termes de l'arrêté prévu au premier alinéa, doivent faire l'objet de mesures de signalisation, ne sont opposables aux usagers que si lesdites mesures ont été prises () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et autoroutes, pris pour l'application de ces dispositions : " Le présent arrêté définit la signalisation routière implantée sur les voies ouvertes à la circulation publique. Elle comprend :/- la signalisation par panneaux ;/- la signalisation par feux ;/- la signalisation par marquage des chaussées ;/- la signalisation par balisage ;/- la signalisation par bornage ;/- la signalisation par dispositifs de fermeture. / La nature des signaux, leurs conditions d'implantation, ainsi que toutes les règles se rapportant à l'établissement de la signalisation routière et autoroutière sont fixées dans une instruction interministérielle, composée de neuf parties, prise par arrêté conjoint du ministre chargé des transports et du ministre de l'intérieur. " Enfin, aux termes de l'article 11 de ce même arrêté : " L'emploi de signaux d'autres types ou modèles que ceux qui sont définis dans le présent arrêté est strictement interdit. ".
6. D'autre part, l'article 6 de l'arrêté du 24 novembre 1967 prévoit que : " Les panneaux et dispositifs de type G sont employés pour la signalisation de position des passages à niveau. / () Portique G3. Signalisation des passages à niveau avec voies électrifiées lorsque la hauteur des fils de contact est inférieure à six mètres. () ". L'article 9 du même arrêté prévoit quant à lui que : " Les panneaux et dispositifs de signalisation temporaire énumérés ci-dessous sont employés pour la signalisation de tout obstacle ou danger dont l'existence est elle-même temporaire ou pour remplacer, temporairement, tout autre dispositif de signalisation. / Les panneaux et dispositifs de signalisation temporaire peuvent être placés sur l'accotement, en terre-plein central, sur la chaussée ou sur des véhicules de chantier. / Leur présence impose généralement aux usagers le respect d'une règle élémentaire de prudence consistant à prévoir la possibilité d'avoir à adapter leur vitesse aux éventuelles difficultés du passage en vue d'assurer leur propre sécurité, celle des autres usagers de la route et celle du personnel intervenant sur la route. () Portique K15. Présignalisation de gabarit limité. ()".
7. Il résulte de ces dispositions que les portiques de type G3 et K15 sont destinés respectivement à la signalisation des passages à niveau avec voies électrifiées lorsque la hauteur des fils de contact est inférieure à six mètres et à la pré-signalisation de gabarit limité. L'arrêté du 24 novembre 1967 ne prévoit pas d'autres portiques que ceux-ci.
8. Il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies produites par le CLC, que des portiques sont implantés aux entrées des parkings situés rue de la Pointe d'Arçay, rue du port des Yachts, route de la pointe d'Arçay et parc de la Presqu'ile. Ces portiques, qui ne répondent à aucun des objets sus-rappelés mentionnés par l'arrêté du 24 novembre 1967, visent seulement à interdire physiquement aux véhicules dont la hauteur excède 2 m d'accéder aux places de stationnement desdits parkings. La commune défenderesse se prévaut de la réponse du ministre de l'intérieur à une question écrite d'un sénateur, publiée au Journal officiel du Sénat du 22 mai 2014, selon laquelle " les barres de hauteur ne constituent pas une signalisation particulière et leurs caractéristiques ne relèvent pas de la réglementation de signalisation ". Selon la commune, les portiques litigieux constitueraient ainsi des barres de hauteur qu'elle serait libre d'installer. Toutefois, comme il a été dit, ces barres de hauteur ont pour objet et pour effet d'interdire le stationnement de certains véhicules à certains endroits. Elles entrent dès lors, contrairement à la position exprimée par le ministre de l'intérieur dans sa réponse à une question parlementaire, dans le champ de la signalisation routière. Il suit de là que le CLC est fondé à soutenir que les portiques en cause ne respectent pas la réglementation relative à la signalisation routière et que c'est à tort que la commune de La Faute-sur-Mer a refusé de les déposer.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'association requérante est fondée à solliciter l'annulation de la décision attaquée en tant qu'elle refuse de procéder à la dépose des portiques implantés aux entrées des parkings situés rue de la Pointe d'Arçay, rue du port des Yachts, route de la pointe d'Arçay et parc de la Presqu'ile.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Les dispositifs de signalisation dont il s'agit, qui sont ancrés dans le sol et constituent des dépendances de la voierie publique, sont des ouvrages publics. Lorsque le juge administratif est saisi d'une demande d'exécution d'une décision juridictionnelle dont il résulte qu'un ouvrage public a été implanté de façon irrégulière, il lui appartient, pour déterminer, en fonction de la situation de droit et de fait existant à la date à laquelle il statue, si l'exécution de cette décision implique qu'il ordonne la démolition de cet ouvrage, de rechercher, d'abord, si, eu égard notamment aux motifs de la décision, une régularisation appropriée est possible. Dans la négative, il lui revient ensuite de prendre en considération, d'une part, les inconvénients que la présence de l'ouvrage entraîne pour les divers intérêts publics ou privés en présence et notamment, le cas échéant, pour le propriétaire du terrain d'assiette de l'ouvrage, d'autre part, les conséquences de la démolition pour l'intérêt général, et d'apprécier, en rapprochant ces éléments, si la démolition n'entraîne pas une atteinte excessive à l'intérêt général.
11. S'agissant des portiques mentionnés au point 9, aucune régularisation n'est possible. Cette signalisation, qui n'est pas, comme il a été dit, conforme aux dispositions des articles 6 et 9 de l'arrêté du 24 novembre 1967, n'est pas de nature à permettre d'atteindre l'objectif qu'elle poursuit, à savoir rendre opposable aux usagers la réglementation de police adoptée en matière de stationnement des camping-cars. En conséquence, dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que la dépose des portiques en cause serait susceptible d'entraîner une atteinte excessive à l'intérêt général, il y a lieu d'enjoindre à la commune de L'Aiguillon-la-Presqu'île de procéder à la dépose de ces portiques, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CLC, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, la somme demandée par la commune de L'Aiguillon-la-Presqu'île au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
13. En revanche, il y a lieu, en application de ces mêmes dispositions, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de L'Aiguillon-la-Presqu'île le versement au CLC d'une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par l'association Comité de Liaison du Camping-car relatives à la dépose de panneaux et panonceaux.
Article 2 : Le refus implicite du maire de La Faute-sur-Mer de procéder à la dépose des portiques mentionnés au point 9 du présent jugement est annulé
Article 3 : Il est enjoint à la commune de L'Aiguillon-la-Presqu'île de procéder, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, à la dépose des portiques mentionnés au point 9 du présent jugement.
Article 4 : La commune de L'Aiguillon-la-Presqu'île versera à l'association comité de Liaison du Camping-car la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par l'association Comité de Liaison du Camping-car et les conclusions présentées par la commune de L'Aiguillon-la-Presqu'île au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à l'association Comité de Liaison du Camping-car et à la commune de L'Aiguillon-la-Presqu'île.
Délibéré après l'audience du 5 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. Xavier Catroux, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2024.
Le président-rapporteur,
L. MARTIN
L'assesseur le plus ancien,
X. CATROUX
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
hm
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026