mercredi 19 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2109104 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat : M. CATROUX - R. 222-13 |
| Avocat requérant | ATTAL |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 12 août 2021, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Nantes la requête de M. A B C.
Par une requête enregistrée le 16 avril 2021 au greffe du tribunal administratif de Paris et le 12 août 2021 à celui du tribunal administratif de Nantes et un mémoire enregistré le 17 janvier 2022, M. A B C, représenté par Me Attal, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 mai 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul ;
2°) d'annuler les décisions de retrait de points prises par le ministre de l'intérieur et des outre-mer au titre des infractions des 28 septembre 2018 à 21h09, 28 octobre 2017, 25 février 2017, 18 octobre 2016, 16 février 2016 et 16 octobre 2015 à 22h48, 25 août 2019, 28 septembre 2018 à 10h52, 1er octobre 2016, 16 octobre 2015 à 10h06, 25 juin 2019, 4,11 avril, 21 juin et 21 octobre 2019, 14, 22 janvier et 28 avril 2016 et 28 juin 2019 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer les points qu'il conteste et quatre points à la suite du stage à la sécurité routière effectué en août 2020 ainsi que de lui restituer son titre de conduite.
Il soutient que :
- la décision du 7 mai 2020 ne lui est pas opposable, faute de lui avoir été régulièrement notifiée ;
- il a effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 19 et 20 août 2020 avant toute notification de la décision du 7 mai 2020, de telle sorte que 4 points doivent être ajoutés aux points attachés à son permis de conduire ;
- l'administration n'apporte pas la preuve de la délivrance, pour l'ensemble des infractions qui lui sont reprochées, de l'information préalable prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 octobre 2021, le ministre de l'intérieur et des outre-mer et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer s'agissant des conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 28 septembre 2018 à 21h09, 28 octobre 2017, 25 février 2017, 18 octobre 2016, 16 février 2016 et 16 octobre 2015 à 22h48 ainsi qu'au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points à la suite des infractions des 28 septembre 2018 à 21h09, 28 octobre 2017, 25 février 2017, 18 octobre 2016, 16 février 2016 et 16 octobre 2015 à 22h48, dès lors qu'il résulte de l'instruction, compte tenu du relevé d'information intégral édité au 21 octobre 2021, que les mentions afférentes à ces infractions ont été supprimées et que ces dernières n'entrainent donc plus de retrait de points et que les conclusions d'annulation sont devenues sans objet ;
- les moyens soulevés par M. B C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Catroux, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Catroux a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée " 48 SI " du 7 mai 2020, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. B C à la suite de plusieurs infractions au code de la route commises par l'intéressé. M. B C a formé, le 11 février 2021, un recours gracieux contre cette décision, au motif notamment qu'il avait effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 19 et 20 août 2020 avant toute notification de la décision. Par une décision expresse du 26 février 2021, le ministre a rejeté ce recours. M. B C demande au tribunal l'annulation de cette décision " 48 SI " et des décisions de retrait de points correspondant à ces infractions.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points à la suite des infractions des 28 septembre 2018 à 21h09, 28 octobre 2017, 25 février 2017, 18 octobre 2016, 16 février 2016 et 16 octobre 2015 à 22h48 et les conclusions à fin d'injonction correspondantes :
2. Le ministre de l'intérieur et des outre-mer établit, par la production du relevé intégral des informations relatives au permis de conduire de M. B C enregistrées dans le système national automatisé des permis de conduire prévu par les articles L. 225-1 du code de la route, que les points retirés consécutivement aux infractions relevées les 28 septembre 2018 à 21h09, 28 octobre 2017, 25 février 2017, 18 octobre 2016, 16 février 2016 et 16 octobre 2015 à 22h48 ont été restitués au requérant les 16 avril 2019, 27 septembre 2018, 6 décembre 2017, 5 juin 2017,18 novembre 2016 et 20 mai 2016. Ainsi que le fait valoir le ministre, les conclusions à fin d'annulation de cette décision étaient, dès lors, sans objet, dès l'introduction de la requête. La fin de non-recevoir qui doit être regardée comme étant ainsi invoquée par l'administration doit, dès lors, être accueillie. Les conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points mentionnées au présent point, et par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction correspondantes doivent, dès lors, être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision référencée " 48 SI " du 7 mai 2020 :
3. En vertu de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée.
4. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé. En cas de retour à l'administration du pli contenant la décision, cette preuve peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve établissant la délivrance par le préposé du service postal, conformément à la réglementation en vigueur, d'un avis d'instance prévenant le destinataire de ce que le pli était à sa disposition au bureau de poste.
5. La notification d'une décision relative au permis de conduire doit être regardée comme régulière lorsqu'elle est faite à une adresse correspondant effectivement à une résidence de l'intéressé.
6. Le ministre, qui ne saurait produire l'avis de passage, remis en principe au destinataire, produit en revanche la copie de l'accusé de réception postal qui comporte la mention " Présenté/Avisé le 15/06/2020 " et dans la partie relative au motif de non distribution du pli la mention " Pli avisé et non réclamé ". Les mentions figurant sur le pli, précises, claires et concordantes, permettent dès lors d'établir la remise d'un avis de passage comportant les mentions requises. Si le requérant soutient qu'il ne réside pas à l'adresse à laquelle le pli a été présentée, à savoir au 169, Rue de Tolbiac, à Paris, la seule circonstance qu'il justifie d'une résidence actuelle au Mans, qui correspond également à celle mentionnée sur son permis de conduire, ne suffit pas établir que l'adresse à laquelle l'administration lui a notifié la décision contestée ne correspondrait pas ou ne correspondrait plus à une de ses résidences. L'intéressé ne produit, de plus, aucun élément de nature à démontrer qu'il ne résiderait plus à cette adresse. Ainsi que le fait valoir le ministre, en revanche, il résulte de l'instruction que l'adresse d'envoi de la décision 48 SI, au 169 rue de Tolbiac, à Paris, est celle qui figure sur le procès-verbal électronique constatant l'infraction commise par le requérant le 28 juin 2019 et qui est signé par ce dernier. Si le requérant soutient encore qu'il n'est pas établi que la distribution du pli aurait été conforme aux dispositions de l'article 5 de l'arrêté du 7 février 2007 modifié pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux, il ne résulte pas de l'instruction que ces dispositions n'auraient pas été respectées par l'agent de La Poste et que la notification de la décision contestée aurait été, à cet égard, irrégulière. Or, les conclusions de la requête de M. B C tendant à l'annulation de la décision invalidant son permis de conduire, qui comportait la mention des voies et délais de recours, n'ont été enregistrées au greffe du tribunal que le 16 avril 2021, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu par les dispositions de l'article R.421-1 du code de justice administrative. Par suite, elles sont tardives, le recours gracieux du 11 février 2021 n'ayant pu valablement interrompre le délai de recours contentieux, qui était expiré à cette date. Ces conclusions doivent, dès lors, être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points à la suite des infractions des 25 août 2019, 28 septembre 2018 à 10h52, 1er octobre 2016, 16 octobre 2015 à 10h06, 25 juin 2019, 4,11 avril, 21 juin et 21 octobre 2019, 14, 22 janvier et 28 avril 2016 et 28 juin 2019 :
7. La délivrance au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Son accomplissement conditionne dès lors la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé. Cette information doit porter, d'une part, sur l'existence d'un traitement automatisé des points et la possibilité d'exercer le droit d'accès et, d'autre part, sur le fait que le paiement de l'amende établit la réalité de l'infraction dont la qualification est précisée et entraîne un retrait de points correspondant à cette infraction. Ni l'article L. 223-3, ni l'article R. 223-3 du code de la route n'exigent que le conducteur soit informé du nombre exact de points susceptibles de lui être retirés, dès lors que la qualification de l'infraction qui lui est reprochée est dûment portée à sa connaissance.
En ce qui concerne les infractions des 25 août 2019, 28 septembre 2018 à 10h52, 1er octobre 2016, 16 octobre 2015 à 10h06 :
8. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
9. L'intéressé, qui s'est acquitté des amendes forfaitaires, comme cela résulte des mentions figurant au système national des permis de conduire, doit ainsi être regardé comme ayant nécessairement reçu les avis de contravention se rapportant aux infractions en cause qui ont été constatées par radar automatique. Par ailleurs, M. B C n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il aurait été destinataire d'avis de contravention inexacts ou incomplets. Par suite, le ministre doit être regardé comme établissant la preuve de délivrance de l'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
En ce qui concerne les infractions des 25 juin 2019, 4 et 11 avril 2019, 21 juin et 21 octobre 2019, 14 et 22 janvier 2016 et 28 avril 2016 :
10. Le ministre produit des attestations du comptable public responsable de la trésorerie du contrôle automatisé indiquant que l'intéressé a réglé le montant des amendes forfaitaires majorées émises à la suite de l'infraction des infractions des 25 juin 2019, 4 et 11 avril 2019, 21 juin et 21 octobre 2019, 14 et 22 janvier 2016 et 28 avril 2016.
11. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. En vertu de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet. Lorsque le contrevenant soutient que le paiement est intervenu par la voie du recouvrement forcé et n'est, par suite, pas de nature à apporter la preuve de la réception des avis, il lui appartient d'apporter la preuve, devant le juge du fond, de ce que l'amende a effectivement fait l'objet d'un recouvrement forcé.
12. Au cas présent, il ne résulte pas de l'instruction que ces paiements seraient intervenus de manière forcée.
13. L'intéressé doit ainsi être regardé comme ayant nécessairement reçu les avis de contravention se rapportant aux infractions en cause. Par ailleurs, B C n'apportant aucun élément de nature à établir qu'il aurait été destinataire d'avis de contravention inexacts ou incomplets, le ministre doit être regardé comme établissant la preuve de délivrance de l'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
En ce qui concerne l'infraction du 28 juin 2019 :
14. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
15. Au cas présent, l'infraction commise le 28 juin 2019 par M. B C a été constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé. Il s'ensuit, que l'intéressé a pris connaissance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route sous lesquelles il a apposé sa signature. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B C à fin d'annulation doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2024.
Le magistrat désigné,
X. CATROUX
La greffière,
V. MALINGRELa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026