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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2110086

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2110086

vendredi 30 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2110086
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCRABIERES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 septembre 2021, M. B A, représenté par Me Crabières, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 décembre 2020 par lequel le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Sarthe, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans l'un et l'autre cas dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui sera versée à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique, sous réserve pour ce conseil de renoncer à la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur dans l'application de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une méconnaissance de l'article L. 313-15 du même code ;

- elle méconnaît les termes de la circulaire ministérielle du 28 novembre 2012 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît le 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2022, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Un mémoire en réplique, présenté pour M. A par Me Crabières, a été enregistré le 6 septembre 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 août 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur des dispositions de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 et du décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 ; ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Livenais, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien né le 20 octobre 2002, déclare être entré irrégulièrement en France en octobre 2018. Il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance de la Sarthe à compter du 17 janvier 2019 dans le cadre d'une ordonnance de placement provisoire à l'âge de 16 ans puis, à compter du 21 janvier 2019, dans le cadre d'une mesure de tutelle. Il a sollicité du préfet de la Sarthe la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté de cette autorité du 24 décembre 2020 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée vise les stipulations conventionnelles et les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et notamment les articles L. 211-1 et L. 511-1 3° et comporte des éléments relatifs à la situation personnelle de M. A sur lesquels le préfet s'est fondé pour lui refuser l'attribution d'un titre de séjour en qualité de " salarié " ou de " travailleur temporaire " tels que la circonstance que la police aux frontières a émis des avis défavorables concernant l'authenticité de ses documents d'état civil et qu'il ne justifie pas de sa minorité lors de son placement à l'aide sociale à l'enfance pour l'application de l'article L. 313-15 du code précité. La décision tient compte notamment du fait que M. A est dépourvu d'attaches familiales en France. Dans ces conditions, le préfet de la Sarthe, qui n'était pas tenu de faire mention de l'absence de contestation de la minorité du requérant eu égard aux documents d'état civil qu'il produit ainsi que de sa formation et qui, contrairement à ce que soutient le requérant, a explicité son entrée sur le territoire national, a suffisamment motivé la décision attaquée. Il s'ensuit que le moyen invoqué par le requérant et tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'insuffisance de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel et sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire prévue aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 portant la mention " salarié " ou la mention " travailleur temporaire " peut être délivrée, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, à l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le respect de la condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigé ".

4. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.

5. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Sarthe s'est fondé sur les circonstances que, selon le rapport technique documentaire réalisé le 23 novembre 2020 par l'antenne cellule fraude documentaire de la direction interdépartementale de la police aux frontières de Nantes, les documents présentés par M. A pour établir son état civil étaient dépourvus de valeur probante, de telle sorte que la condition de minorité prévue par l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité ne pouvait être regardée comme satisfaite.

6. Aux termes de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité et, le cas échéant, de ceux de son conjoint, de ses enfants et de ses ascendants ". Selon l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction alors en vigueur : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. () ". L'article 47 du code de civil dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".

7. Ces dispositions posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Cependant, la force probante d'un acte d'état civil dressé à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.

8. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. A a produit le volet n° 3 d'un acte de naissance n° 743 dressé le 15 novembre 2018 par l'officier d'état-civil du centre principal de la commune de Kayes (Mali) sur le fondement d'un jugement supplétif n° 2165 rendu le 12 novembre précédent par le tribunal d'instance de Yelimene. Il ressort toutefois de l'analyse documentaire de la police aux frontières de Nantes sur laquelle s'est fondé le préfet de la Sarthe que l'acte de naissance ainsi que le jugement supplétif d'acte de naissance produits par M. A à l'appui de sa demande de titre de séjour sont entachés de nombreuses anomalies permettant de conclure formellement à leur caractère apocryphe relatives, en ce qui concerne l'acte de naissance, à sa numérotation par tampon encreur alors que le document de référence comporte une impression typographique, à la révélation d'une prédécoupe imitée à celle présente sur un acte authentique provenant d'un carnet à souche et à l'absence de mentions obligatoires, conformément à la législation en vigueur au Mali, tel que le " numéro NINA " et, en ce qui concerne le jugement supplétif, à l'absence de tout élément de sécurité et des similitudes des écritures dans les deux documents. Au surplus, il ressort des termes mêmes du jugement supplétif en cause que ce dernier devait être transcrit dans les registres d'état-civil de Yelimene et non de Kayes et, enfin, si M. A présente en dernier lieu une carte consulaire émise par les autorités consulaires maliennes le 4 novembre 2021 et comportant le numéro NINA attribué à son possesseur, cette carte vise en référence un acte de naissance n° 203 du 5 octobre 2021 dressé à Same Diomgoma (Mali), lequel est distinct de l'acte de naissance transcrit sur jugement supplétif produit par le requérant. Cette dernière circonstance, qui est de nature à établir la coexistence d'actes de naissance différents et dressés à des dates distinctes au profit du requérant, ainsi que les incohérences et anomalies précitées, sont dans les circonstances de l'espèce de nature à remettre en cause la force probante des actes d'état-civil produits et, par suite, l'âge allégué du requérant. Si M. A se prévaut également, il est vrai, de la circonstance qu'il dispose d'une attestation de droits à l'assurance maladie faisant état d'un numéro de sécurité sociale après analyse de ses documents par le service national d'immatriculation des assurés (SANDIA), il ressort toutefois des pièces du dossier et en particulier d'un courriel du responsable du département juridique de l'assurance maladie que l'immatriculation des jeunes de l'aide sociale à l'enfance se fait à partir d'une attestation du conseil départemental et non pas à partir de documents d'état civil et que ces jeunes ne peuvent se prévaloir d'une validation de leurs documents par le SANDIA. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le préfet de la Sarthe a écarté, en application des dispositions précitées de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les actes d'état-civil produits par le requérant. Par suite, M. A ne pouvant plus être regardé comme établissant qu'il remplissait la condition de minorité à la date de son placement au titre de l'aide sociale à l'enfance posée par l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Sarthe était fondé à rejeter la demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 313-15 précité sans qu'il y ait lieu pour lui de vérifier si les autres conditions prévues par ces dispositions étaient satisfaites. Par suite, les moyens tirés de ce que le refus de titre de séjour serait entaché d'une méconnaissance des dispositions des articles R. 311-2-2 et L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

9. En troisième lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir de la circulaire n° NOR INTK1229185C du 28 novembre 2012, qui se borne à énoncer des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation, sans les priver de leur pouvoir d'appréciation, et dont les dispositions sont dépourvues de tout caractère impératif et ne constituent pas des lignes directrices.

10. En quatrième et dernier lieu, eu égard à la circonstance que les résultats scolaires de M. A, qui ainsi qu'il a été dit ne justifie pas être entré en France alors qu'il était mineur, sont médiocres et ne révèlent pas une implication réelle et sérieuse dans sa formation, le requérant, dont le séjour en France est récent, qui n'a pas établi d'attaches d'une particulière intensité sur le territoire national et qui ne justifie pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour attaquée serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas pour objet de délivrer ou de refuser la délivrance d'un titre de séjour. Par suite et en tout état de cause, dès lors que lorsqu'il est saisi d'une demande de titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'étranger peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé et qu'en l'espèce, M. A n'a pas présenté de demande de titre de séjour, sur le fondement des dispositions du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de la méconnaissance des dites dispositions doit être écarté comme inopérant.

12. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

13. M. A, célibataire et sans enfant, entré irrégulièrement en France en octobre 2018, ne justifie pas disposer d'une vie privée et familiale en France. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident les membres de sa famille. S'il se prévaut du sérieux de sa formation, l'intéressé ne démontre pas ni même n'allègue être dans l'impossibilité de poursuivre sa formation dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet de la Sarthe n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée une atteinte disproportionnée en prenant la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

14. Il résulte de ce qui précède que l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour n'est pas démontrée. Aussi, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et sa demande formée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Crabières et au préfet de la Sarthe.

Délibéré après l'audience du 9 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

Mme Rosemberg, première conseillère,

M. Huin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2022.

Le président-rapporteur,

Y. LIVENAISL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

V. ROSEMBERGLe greffier,

E. LE LUDEC

La République mande et ordonne au le préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

ap/ell

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