mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2111207 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL MARS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 octobre 2021, le 7 avril 2022, et le 12 juin 2023, la société Progalva, représentée par Me Siffre, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire par lequel le président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) a mis à sa charge la somme de 447 697,99 euros pour l'exécution des travaux d'office de remise en état du site d'une installation classée pour la protection de l'environnement, sur la commune de La Chapelle-la-Reine (77760) et de la décharger du paiement de cette somme ;
2°) de mettre à la charge de l'ADEME une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 décembre 2021 et le 31 mars 2023, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (l'ADEME), représentée par Me Le Boulch, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société Progalva au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 15 octobre 2024, la société Progalva s'est désistée purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thomas, première conseillère,
- et les conclusions de M. Marowski, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société Progalva a souscrit en avril 1969 une déclaration pour une activité de fabrique de matériel destiné principalement à l'électrolyse sur un site situé au 45, avenue du général de Gaulle à La Chapelle-la-Reine (Seine-et-Marne), relevant de la troisième classe des établissements dangereux, insalubres ou incommodes selon la nomenclature alors en vigueur, qui a fait l'objet d'un accusé de réception du préfet de Seine-et-Marne du 10 mai 1969. Par un arrêté du 15 avril 1976, le préfet de Seine-et-Marne a autorisé la société Progalva à poursuivre l'exploitation sur ce site d'une activité d'atelier de traitement de surface des métaux relevant de la deuxième classe des établissements dangereux, insalubres ou incommodes. A la suite de la cessation de l'activité en 1989, le préfet de Seine-et-Marne a, le 20 septembre 1990, mis en demeure la société Progalva de remettre en état le site. Par deux arrêtés du 22 novembre 2012, le préfet de Seine-et-Marne a, d'une part, prescrit la réalisation de travaux d'office aux frais des personnes responsables du site, en vue de l'enlèvement des déchets présents et du contrôle de la qualité des eaux souterraines et chargé l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) d'exécuter ces travaux, et, d'autre part, autorisé les représentants de l'ADEME et les entreprises mandatées par elle à occuper temporairement les terrains, pour une durée de trois ans. L'ADEME a réalisé les travaux d'évacuation et d'élimination des déchets et produits dangereux présents sur le site en février et mars 2014. Les travaux de surveillance de la qualité des eaux souterraines prescrits par l'arrêté du 22 novembre 2012 n'étant pas réalisés et le délai d'occupation temporaire des terrains de trois ans alors accordé étant écoulé, le préfet de Seine-et-Marne a, par un arrêté du 11 décembre 2015, autorisé les représentants de l'ADEME et le personnel des entreprises auxquelles elle délègue ses droits, chargés de l'exécution des travaux de contrôle des eaux souterraines, à occuper les terrains pour une durée supplémentaire de quatorze mois. Le 8 septembre 2021, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie a émis un avis de somme à payer d'un montant de 447 697,99 euros, correspondant au montant des travaux exécutés pour la dépollution et la remise en état du site. La société Progalva demande au tribunal d'annuler ce titre exécutoire et de la décharger de l'obligation de payer la somme ainsi mise à charge.
2. Par un mémoire, enregistré le 15 octobre 2024, la société Progalva s'est désistée purement et simplement de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Progalva.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Progalva ainsi qu'à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie.
Délibéré après l'audience du 5 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
La rapporteure,
S. THOMAS
La présidente,
H. DOUET Le greffier,
F. LAINÉ
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026