LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2111337

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2111337

mardi 12 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2111337
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCRABIERES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 8 octobre 2021, 1er avril 2022 et 24 juin 2022, M. D B, représenté par Me Crabières, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 janvier 2021 par lequel le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Sarthe, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-11, 2° bis du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-11, 2° bis du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2022, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office, dès lors que la délivrance en cours d'instance d'un récépissé de demande de titre de séjour a emporté abrogation de cette obligation.

Par un mémoire, enregistré le 24 juin 2022, M. B a présenté des observations sur le moyen relevé d'office.

M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 septembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A de Baleine, président,

- les observations de Me Crabières, avocate de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B, se disant ressortissant malien né le 10 janvier 2003 à Bamako (Mali), déclare être entré en France le 14 ou le 15 mai 2018. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe dans le cadre d'une ordonnance de placement provisoire le 8 juin 2018, puis dans le cadre d'une mesure de tutelle à compter du 3 septembre 2018. Il a, le 19 novembre 2020, sollicité du préfet de la Sarthe la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sur le fondement des dispositions, alors applicables, du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté du 12 janvier 2021 dont il demande l'annulation, le préfet de la Sarthe a rejeté cette demande et assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, laquelle obligation fixe le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré.

Sur l'étendue du litige :

2. Il ressort des pièces du dossier qu'en cours d'instance et le 15 novembre 2021, le préfet de la Sarthe a délivré au requérant un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 14 février 2022. Un second récépissé de même nature, valable jusqu'au 18 août 2022, a été délivré à l'intéressé le 19 mai 2022. Conformément aux dispositions des articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces récépissés autorisent la présence de l'intéressé en France pour la durée qu'ils précisent et constituent, par suite, des autorisations provisoires de séjour. En délivrant ces autorisations provisoires à M. B, le préfet de la Sarthe a, nécessairement, abrogé les décisions du 12 janvier 2021 faisant obligation à cet étranger de quitter le territoire français et fixant le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue du départ volontaire. Cette abrogation est définitive. Il en résulte que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de ces deux décisions sont, désormais, sans objet.

Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

3. Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date de la décision attaquée : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () / 2° bis A l'étranger dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l'article L. 311-3, qui a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance et sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée ; (). "

4. Il ressort des pièces du dossier et en particulier des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet a refusé de délivrer à M. B le titre de séjour sollicité aux motifs, d'une part, que différents éléments étaient de nature à mettre en doute l'authenticité des documents d'état civil produits et faisaient peser une incertitude sur la réalité de son état civil, et, d'autre part, qu'il n'établissait pas être dénué d'attaches familiales dans son pays d'origine.

En ce qui concerne la justification de l'état civil de M. B :

5. Aux termes de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable à la date de la décision critiquée : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité et, le cas échéant, de ceux de son conjoint, de ses enfants et de ses ascendants ". L'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit, dans sa rédaction alors applicable, en son premier alinéa, que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Ce dernier article dispose : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Ainsi, ces dispositions posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère.

6. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.

7. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. B a présenté à l'administration un document se présentant comme un jugement supplétif d'acte de naissance rendu le 30 avril 2018 par le tribunal de grande instance de la commune V du district de Bamako, un document se présentant comme le volet n° 3 d'un acte de naissance dressé le 7 mai 2018 en transcription de ce jugement par l'officier d'état civil du centre secondaire de Kalaban Coura Sud de la commune de Bamako V, une carte consulaire délivrée le 25 février 2020 par l'autorité consulaire malienne en France ainsi qu'une fiche descriptive individuelle établie le 13 mai 2020 au nom de l'intéressé par le centre malien de traitement des données de l'état civil et attribuant à l'intéressé un numéro d'identification nationale NINA. Il présente également un certificat de nationalité délivrée le 23 mars 2022 par le consul général du Mali à Paris et un extrait, délivré le 30 décembre 2021, de l'acte de naissance dressé en 2018, extrait comportant le n° NINA attribué le 13 mai 2020.

8. Pour établir le caractère irrégulier, falsifié ou inexact des documents en cause, le préfet de la Sarthe produit trois rapports simplifiés d'analyse documentaire de la police aux frontières du 24 novembre 2020, qui indiquent que l'acte de naissance présente des mentions pré-imprimées en mode toner en lieu et place du mode sécurisé offset, qu'il est dépourvu du numéro d'identification nationale (NINA) dont il devrait être revêtu, qu'il est dépourvu de numérotation de souche par procédé typographique, et qu'il ne respecte pas les dispositions des articles 126 et 124 du code de la personne et de la famille malien, ni les dispositions du décret 99-254 du 15 septembre 1999 portant code de la procédure civile, commerciale et sociale sur les délais de recours, et que le jugement supplétif et la carte d'identité consulaire ne sont pas recevables. Toutefois, le préfet n'explicite pas en quoi le mode d'impression de mentions pré-imprimées de ces documents et l'absence de " numérotation de souche par procédé typographique " sont propres à établir l'irrégularité, l'insincérité ou l'inexactitude des documents présentés à l'appui de sa demande par M. B à l'effet de justifier de son identité. La teneur des articles 124 et 126 du code de la personne et de la famille malien ne ressort pas du dossier, non plus que celle de ce décret du 15 septembre 1999. Il n'incombe pas au tribunal de rechercher d'office cette teneur. Par ailleurs, M. B justifie d'un n° NINA et le préfet n'explicite pas en quoi la circonstance que l'acte de naissance dressé le 7 mai 2018 n'en comporte pas la mention permet de tenir cet acte pour irrégulier, falsifié ou inexact. Il en résulte que M. B est fondé à soutenir que c'est à tort que le préfet a estimé qu'il ne justifiait pas de son identité dans les conditions prévues à l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision litigieuse du préfet de la Sarthe, motivée par l'absence de justification de son identité en application des dispositions de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est, ainsi, entachée d'une erreur d'appréciation.

En ce qui concerne les liens dans le pays d'origine :

9. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement des dispositions du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entre dans les prévisions de l'article L. 311-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.

10. En se bornant à relever que M. B ne démontrait pas être dépourvu d'attaches hors de France, sans se livrer à une appréciation globale sur sa situation, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit et s'est livré à une inexacte application des dispositions du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.

12. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé au réexamen de la demande de M. B dans un délai de deux mois suivant sa notification. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

13. M. B ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Crabières renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation des décisions du préfet de la Sarthe du 12 janvier 2021 lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office.

Article 2 : La décision du préfet de la Sarthe du 12 janvier 2021 refusant de délivrer un titre de séjour à M. B est annulée.

Article 3 : Il est enjoint au le préfet de la Sarthe de procéder à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de M. B dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à Me Crabières la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Crabières renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C, au préfet de la Sarthe et à Me Camille Crabières.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. A de Baleine, président,

M. Huin, premier conseiller,

Mme Milin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.

Le président-rapporteur,

A. A DE BALEINEL'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

F. HUIN

La greffière,

J. DIONIS

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions